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Dévasté par la pandémie, Bollywood peine à voir le bout du tunnel


Libé
Lundi 24 Janvier 2022

A coup de confinements et de restrictions imposées en raison de la pandémie de Covid-19, l'industrie cinématographique indienne, la plus grande au monde en termes de nombre de films produits et la deuxième après Hollywood en termes de portée mondiale, peine toujours à voir le bout du tunnel.

De grandes productions cinématographiques ont été annulées ou reportées, tandis que des dizaines de milliers de salles de cinéma ont été fermées entraînant des pertes d'emplois par milliers à travers le pays.

Plus de 1.800 longs-métrages sont produits en Inde chaque année dans différentes langues dont plus de 250 sont en langue hindie, populairement connue sous le nom de films de Bollywood.

En temps normaux, les recettes annuelles de Bollywood au box-office s'élèvent à 30 milliards de roupies indiennes (environ 402 millions de dollars), alors que le chiffre d’affaires du secteur de divertissement dans le pays s’établit à plus de 30 milliards de dollars. Cependant, les fermetures liées au Covid ont lourdement pesé sur le secteur.

Selon des professionnels, l’industrie cinématographique indienne aurait perdu plus de 1,6 milliard de revenus en salles en 2020-2021, en plus d’un impact supplémentaire sur les revenus en termes de ventes liées à la publicité.

De même, plus de 250.000 travailleurs, dont des artistes, des maquilleurs, des décorateurs, des techniciens et des danseurs, ont été touchés par la pandémie, selon la Fédération des employés du cinéma de l'Inde. Bien que les restrictions imposées aux espaces publics aient largement enfoncé le clou pour un secteur déjà en agonie, certaines productions laissent entrevoir une lueur d’espoir.

En fait, le box-office semble se redresser lentement, en grande partie grâce à des succès en langue tamoule, notamment Master qui a collecté environ 33 millions de dollars et Krack en langue telugue, qui a rapporté environ 8,15 millions de dollars. A Bombay, fief de Bollywood, le long-métrage "Radhe" de la superstar Salman Khan, sorti en mai dernier, a redonné éclat à un secteur en déclin.

Les gains du film ne font qu'augmenter et il semble que Radhe parviendra à gagner suffisamment d'argent que Salman avait annoncé qu'il ferait don des bénéfices du film aux efforts de lutte contre le Covid-19. Il en est de même pour la légende vivante, Shah Rukh Khan, l’acteur le plus titré du cinéma indien, qui a fait son retour d'acteur après une pause de trois ans avec "Pathan".



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