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Décès de Mohamed Noubir Amaoui


Le Bureau politique de l’USFP salue la mémoire d’ un grand militant syndicaliste et progressiste

Le mouvement syndical vient de perdre l’un de ses grands hommes, le leader syndicaliste progressiste, Mohamed Noubir Amaoui, qui a rendu l’âme, mardi, suite à une longue maladie. Le regretté a consacré toute une vie pour servir les nobles principes du mouvement progressiste au Maroc qu’il a défendu de toutes ses forces, des décennies durant. Mohamed Noubir Amaoui qui s’est initié au militantisme politique dès son jeune âge a marqué, de par ses positions, la vie nationale tantsur le plan social, politique qu’institutionnel. Le mouvement syndicaliste lui doit, aux côtés d’autres militants, la naissance de la Confédération démocratique du travail (CDT) en novembre 1978. Ses prises de positions qui ne souffraient pas d’équivoque lui ont valu enlèvements, procès et détention. Trois ans plus tard, à l’issue de la grève générale du 20 juin 1981, les membres dirigeants de la CDT sont jetés en prison. L’on a encore en mémoire la célèbre citation de feu Amaoui commentant la réaction répressive qui a coûté la vie à de nombreux citoyens : «Ils ont revendiqué du pain, on leur a servi des balles ». Le parcours exceptionnel du défunt au sein du mouvement national a été marqué par son adhésion au parti de l’Istiqlal. Il a rejoint l’UNFP à sa création pour officier sous la direction du martyr Mehdi Ben Barka qui l’a désigné responsable de la commission syndicale de l’UMT à Rabat. Le Bureau politique de l’USFP, faisant part, de ce fait, de la disparition d’un frère, un compagnon et un dirigeant qui a marqué la vie interne du parti des forces populaires etla vie nationale,salue son militantisme etsa persévérance pour un Maroc fort et solidaire et se rappelle les moments passés auprès du regretté et qui a permis à tous ses membres de profiter de sa sagesse et de son expérience de militant hors pair. Nos condoléances à sa petite et à sa grande familles, à tous les nationalistes, à tous les militants, à tous les démocrates et à tous les progressistes. Puisse Dieu avoir l’âme de notre frère Mohamed Noubir Amaoui en Sa Sainte Miséricorde. Nous sommes à Dieu et à Lui nous retournons.

​Entre le cri et le silence, la promesse de l’Homme (Par Mohamed El Gahs)

A Noubir Amaoui au nom d’un long compagnonnage, une génération reconnaissante

Engagement. Le mot semble désuet. Mort et enterré sur le front du triomphe bruyant de l’horreur économique, médiatique, mondialiste, individualiste et déshumanisante. Pourtant, certains osent encore brandir ce qui paraît être une lointaine et défunte utopie. Vieillerie des temps jadis où les Hommes prétendaient encore, dans un élan collectif,solidaire et volontaire, changer la vie. Changer le monde. Un instant, un instant seulement, nous submerge une nostalgie. Des mots arrivent même à allumer des rêves de combat, des velléités d’enthousiasme. On se remémore des épopées ordinaires de ce qu’était une morale en action. Oh, rien d’héroïque. Juste une manière d’honorer son être d’Homme en remettant en cause l’injustice, l’arbitraire, l’exploitation. L’écrasement du grand nombre par l’arrogance, la cupidité, le mépris et souvent la cruauté d’un monde médiocre et cynique qui ne prévoit pas naturellement la possibilité du bonheur. Cela s’appelait comment déjà... ce désir de justice et de liberté ? Cette adhésion à quelque chose qui nous dépasse et nous élève : un destin commun à construire ensemble, meilleur pour chacun et pour tous. Un dessein fait de pensée et d’actes. Une manière de vivre dignement et pourquoi pas joyeusement son humanité...Une vie.Oui, peut-être cela s’appelait-il l’engagement. C’était grand. C’était noble. C’était beau. L’époque ne l’a pas supporté.Il en est mort, nous disent ces éternels contempteurs.Erreur: ce désir d’humanisme, cet élan de grandeur, ces promesses de l’aube ne s’éteignent jamais. Ils ne meurent pas. Ils peuvent accuser les coups, les assauts et les vents contraires des époques, plier pour ne pas rompre, prendre des itinéraires inédits, s’adapter, temporiser, se ressourcer...mais toujours pour rejaillir. Cette lueur, des femmes et des hommes l’incarnent, l’entretiennent, en transmettent le rayonnement et la passion dans les cœurs et les esprits. De génération en génération, entre le cri et le silence,se perpétue ce propre de l’Homme : l’espérance. Où le chemin compte autant que la destination. Et ce chemin-là justifie une vie.

Libé
Jeudi 9 Septembre 2021

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