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Réunis dans le cadre d’une table ronde régionale organisée par l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, en partenariat avec l’association ATIL et avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), autour du thème "L’inclusion scolaire des jeunes en situation de vulnérabilité – Protocole d’inclusion des migrants", les participants ont présenté un état des lieux des dispositifs existants et des pratiques en vigueur aux niveaux local et régional, afin d’identifier les points forts, les insuffisances et les opportunités d’amélioration.
Ce protocole concerne les enfants et les jeunes de divers profils migratoires, notamment les enfants de personnes étrangères résidant au Maroc, les jeunes Marocains de retour après une migration irrégulière, ainsi que les enfants de familles marocaines de la diaspora ayant choisi de revenir volontairement au pays.
Les participants ont examiné les obstacles à l’inclusion scolaire des enfants et des jeunes migrants (linguistiques, sociaux...), ainsi que les leviers institutionnels susceptibles d’être renforcés, tels que les cadres, les mécanismes de soutien et les partenariats, et les facteurs pédagogiques (soutien scolaire, outils d’accompagnement...), en vue de garantir une inclusion durable, tout en identifiant les facteurs de réussite et les besoins spécifiques de chaque catégorie de bénéficiaires.
A cet égard, la directrice de l’AREF, Ouafae Chakir, a souligné que cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’engagement de l’Académie à mettre en œuvre les orientations nationales visant à consolider le droit à l’éducation, promouvoir une école équitable et inclusive, et garantir à tous les enfants, sans distinction, l’accès à un enseignement de qualité, perçu comme un levier essentiel de l’inclusion sociale et du développement humain.
Dans une allocution lue en son nom par le chef de la division des affaires pédagogiques, Mohamed El Mechrafi, Mme Chakir a indiqué que cette rencontre, qui se tient dans un contexte national marqué par la diversité des phénomènes migratoires et les défis éducatifs et sociaux nécessitant des approches intégrées et participatives, vise à créer un espace de réflexion collective et d’échange d’expériences.
L’objectif est de dresser un diagnostic de la situation de l’inclusion scolaire des groupes ciblés, d’identifier les obstacles entravant leurs parcours éducatifs, et de définir les leviers institutionnels et pédagogiques susceptibles de garantir une inclusion effective et équitable, a-t-elle précisé.
Pour sa part, la cheffe de la mission de l’OIM au Maroc, Laura Palatini, a relevé que l’organisation considère l’accès à l’éducation non seulement comme un droit fondamental, mais aussi comme une clé essentielle pour l’intégration des migrants dans le tissu social de chaque pays, saluant l’évolution des politiques publiques en matière de migration au Maroc, notamment la Stratégie nationale d’immigration et d’asile, ainsi que les efforts déployés pour garantir l’accès à l’éducation des enfants migrants.
S’agissant du protocole d’inclusion scolaire des enfants et des jeunes migrants, la responsable a insisté sur l’importance d’intégrer les dimensions liées au genre et au handicap dans l’ensemble des réflexions menées, des propositions formulées et de la conception du protocole.
Quant au directeur général de l’association "ATIL", Mohamed Fouad Amrani, il a indiqué que l’objectif principal de cette rencontre est de construire une base commune de réflexion et d’action en vue d’une inclusion scolaire globale, équitable et adaptée à la diversité des parcours, notant que cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts visant à renforcer la gouvernance scolaire et à développer des mécanismes efficaces permettant aux jeunes en situation de vulnérabilité de jouir pleinement de leur droit à l’éducation.
Il a rappelé que le rôle de la société civile ne se limite plus à la prestation de services, mais qu’elle est devenue un partenaire stratégique dans la mise en œuvre des politiques publiques en matière d’éducation et de formation.
Lors de cette rencontre, les participants ont présenté des exemples de dispositifs existants et de pratiques inclusives, ainsi que les mécanismes en vigueur, notamment le programme " Écoles de la deuxième chance – Nouvelle génération", les initiatives de soutien scolaire au sein des établissements, les dispositifs d’accueil et d’accompagnement des enfants migrants, ainsi que les expériences de terrain des acteurs publics et associatifs.
Dans ce cadre, l’AREF a présenté sa vision de l’inclusion scolaire, ses orientations actuelles et les perspectives envisagées, tandis que l’OIM a proposé une analyse croisée des vulnérabilités et des problématiques liées à la migration. Pour sa part, l’association ATIL a exposé l’ensemble de ses activités menées en partenariat avec l’AREF.








