Cris de détresse de trois détenus politiques à Tindouf


Jawad Chahid
Vendredi 16 Avril 2010

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Trois détenus politiques souffrent le martyre dans les geôles du Polisario. Il s’agit de Belouh Ahmed Hamou, Ahmed Salem Chibani Hamou et Mohamed Salek Ould Gueya qui ont été incarcérés, il y a cinq mois de cela, sur fond de dossiers bidon, autrement dit pour avoir osé dire haut et fort ce que tout le monde sait dans les camps de Tindouf. Les trois détenus seront déférés devant un «juge militaire» d’origine  mauritanienne appelé Ould Moulay Ezzine.
Ahmed Belouh Hamou dénonce les conditions de détention de son fils  qui souffre de maux de ventre sans pouvoir recevoir de soins médicaux. Depuis le retour d’Ahmadou Ould Souilem à la mère patrie, les Polisariens ne cessent d’humilier les membres de la tribu Oulad Dlim. D’ailleurs, en revenant aux circonstances de cette arrestation arbitraire, l’on se rappelle que trois détenus ont été relâchés en raison de leur appartenance à la tribu des Izerguyines, et de leur lien de parenté avec Aminatou Haidar en particulier.
Dans un entretien accordé en février dernier à Libé, Mohamed Ahmed Hamou, membre de la tribu sahraouie de Ouled-Dlim et frère du détenu Belouh Ahmed Hamou, a rappelé que la tribu Oulad Dlim s’est, par le passé, révoltée contre les «privilèges octroyés aux familles des dirigeants du Polisario».
Début février, Mohamed Ahmed Hamou, membre de la tribu sahraouie de Ouled Dlim, avait même saisi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour intervenir et sauver la vie de son frère et de ses amis enlevés, en décembre, par les milices du +Polisario+ dans les camps de Tindouf. 

Jawad Chahid
Vendredi 16 Avril 2010
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