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Coup de filet contre un réseau jihadiste en Espagne

Les deux mis en cause auraient planifié des attaques contre des intérêts touristiques au Maroc


Arrestation à Bilbao d’un Sahraoui pro-Polisario qui a proféré des menaces terroristes contre le Maroc

La Guardia civil et les institutions pénitentiaires espagnoles ont réussi un beau coup de filet contre un réseau de radicalisation djihadiste actif en milieu carcéral avec l'arrestation, dans le cadre d’une opération dénommée Graffiti, de deux prisonniers qui recrutaient et endoctrinaient d'autres détenus. Selon les médias espagnols, l’un de ces deux détenus est le Marocain Mohamed Akaarir, qui avait purgé une peine de deux ans et deux mois de prison pour glorification du terrorisme par la diffusion de matériel radical sur Internet et qui, lorsqu'il a été libéré l'année dernière, n'a pas pu être expulsé vers son pays d'origine, le Maroc, comme le prévoyait le jugement du tribunal, à cause de la fermeture des frontières pour cause de pandémie de Covid-19. D’après le quotidien El Pais, ce jihadiste «était, depuis lors, en liberté surveillé, un mécanisme de sécurité et de contrôle inclus dans sa condamnation et qui a été inscrit dans le Code pénal (espagnol) en 2010 pour sanctionner les terroristes et les délinquants sexuels avec un mauvais pronostic de réinsertion». Et la même source d’ajouter : «Les enquêtes ont révélé que sa radicalisation s'était intensifiée en prison et il aurait montré «sa volonté d'attaquer», alors qu'il n'avait pas de plans concrets». Pour sa part, le quotidien ABC, s’appuyant sur des sources proches de l’enquête, a souligné qu’ au cours de l'enquête, il a été constaté que son profil était particulièrement inquiétant. Son projet consistait en des attaques contre des intérêts touristiques au Maroc et pour cela, il avait déjà commencé la recherche d'informations sur les zones où l'afflux public est le plus élevé, ainsi que sur la façon d'obtenir des fusils d'assaut. Il ne s'agissait pas de plans définis, ni d'objectifs précis, mais la Guardia civil avait déjà des informations selon lesquelles en prison ils avaient parlé de perpétrer des attentats contre des touristes s'ils étaient expulsés d'Espagne». Il convient de rappeler que le tribunal de l'Audiencia Nacional de Madrid avait condamné en 2016 Mohamed Akaarir. La Cour prévoit également qu'une fois les deux tiers de la peine purgés, il sera expulsé du territoire espagnol pour une durée de six ans. La deuxième personne interpellée dans le cadre de cette opération est Kamal Mohamed Driss, un natif du préside occupé Mellilia et qui était un ancien militaire. Il est toujours détenu au centre pénitentiaire de Cordoue et était sur le point d'être libéré après avoir purgé une peine de six ans pour son implication dans un complot démantelé à Mellilia par la Guardia civil dans le cadre de l'opération Javer, en 2014, consacrée au recrutement de combattants pour Al-Qaïda du Maghreb islamique (AQMI), qui opère en Afrique du Nord. Selon les médias espagnols, l'opération, qui s'est conclue par l'arrestation de ces deux détenus, a commencé en mars 2018 dans la prison de Botafuegos (Algésiras), après que des responsables pénitentiaires des groupes de surveillance et de contrôle - dont la fonction est de surveiller les prisonniers dangereux- avaient mis en garde contre l'apparition de plusieurs graffitis en rapport avec le groupe terroriste, l’Etat islamique, dans le couloir, les salles de bains et une cellule de la prison. L'un de ces graffitis représentait un drapeau de cette organisation terroriste à côté d'un fusil d'assaut. Les enquêtes ouvertes par ces responsables ont révélé l'existence dans cette prison d'un "groupe organisé de détenus voués à la radicalisation et au recrutement", dans lequel Kamal Mohamed Driss aurait joué un rôle de premier plan en tant qu'"endoctrineur" d'autres détenus, a rapporté El Pais. L'enquête a également révélé que ce prisonnier correspondait avec un autre détenu jihadiste, Mohamed Sadik, détenu à Malaga en 2014 et que les experts antiterroristes estiment qu’il aurait rapport avec l'attaque perpétrée par l'Etat islamique en 2013 contre la prison d'Abu Ghraib, à Bagdad (Irak), pour libérer les prisonniers djihadistes. Par ailleurs, la police espagnole a arrêté, à Bilbao, le dénommé El Balol Faiçal pour terrorisme. Il a été déféré devant la justice spécialisée à Madrid. Il s’agit d’un Sahraoui pro-Polisario qui a publié des menaces extrémistes contre le Maroc. Selon les premières informations révélées par des sources policières espagnoles, le mis en cause a été aperçu à deux reprises aux alentours du consulat général du Maroc à Bilbao. Cette arrestation reconfirme la vocation terroriste des séparatistes et du mouvement qu’ils soutiennent. 

T.M
Jeudi 1 Avril 2021

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