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La détermination affichée par Khaled Safir, wali du Grand-Casablanca, parviendra-t-elle à avoir raison du diktat du lobby des chauffeurs des petits taxis ? En effet, un arrêté préfectoral visant à mettre de l’ordre dans ce secteur vient d’être promulgué. Désormais, le chauffeur du petit taxi n’a plus le droit de refuser de prendre un citoyen sous peine de retrait du permis de confiance pendant trois mois. Il n’a pas non plus le droit de dicter aux clients un itinéraire bien précis comme c’est le cas devant les gares ferroviaires et routières. Les contrevenants seront sanctionnés d’un retrait de permis d’un à trois mois. Une sanction qui risque de concerner également les chauffeurs qui embarquent d’autres clients sans l’autorisation du premier passager.
Par ailleurs, le conducteur doit être présentable : il est obligé de s’habiller correctement et de ne pas porter de vêtements peu conventionnels. Manger, boire ou fumer dans le véhicule seront aussi interdits.
Pourtant, rien n’est joué d’avance. En effet, les chauffeurs de taxi ont contesté certains articles dudit arrêté, tout en demandant un temps de réflexion. «Il est vrai que l’arrêté a été promulgué mais sa mise en œuvre n’est pas pour demain. Nous avons sollicité du temps afin de présenter un mémorandum exprimant notre point de vue. Une autre réunion avec le wali est prévue le mois prochain», nous a indiqué Abdelhadi Samad, syndicaliste. Et de préciser : «Nous sommes, entre autres, contre certaines peines jugées lourdes par rapport à certaines contreventions et nous pensons que les réquisitions de véhicules ne doivent pas être automatiques. Nous nous interrogeons également sur les contreparties que les autorités locales comptent nous donner».
Khaled Safir cèdera-t-il lors de la prochaine réunion ? Y aura-t-il des modifications importantes au niveau du contenu de l’arrêté ? Les chauffeurs de taxi feront-ils pression en brandissant la menace de grève et de paralysie de la ville ? Toutefois, il n’y a pas que ces questions que suscite cette affaire. En effet, nombreux sont les Casablancais qui s’interrogent sur le timing de cette décision alors que les citoyens de la capitale économique ne cessent depuis longtemps de demander l’intervention des autorités locales à ce sujet.
Ils s’interrogent également sur les chances de la mise en œuvre dudit arrêté puisque certains de ses articles sont déjà promulgués, mais sans être opérationnalisés pour autant. Qui doit opérer les contrôles ? Les autorités locales ou la police nationale ? Selon quelle procédure ? Comment les citoyens peuvent-ils prouver les infractions citées par l’arrêté? Est-ce parole contre parole ou faudrait-il présenter des témoins ? Une sanction contre un chauffeur pourra-t-elle faire l’objet d’un recours devant les tribunaux ?... En attendant des réponses concrètes, les Casablancais estiment que les autorités locales sont appelées à mettre fin aux violations de la réglementation régissant la profession et qui sont souvent encouragées par certains syndicats des chauffeurs de taxi qui sont prêts à défendre « l’un des leurs» même s'il a violé la loi. Pour eux, ils en ont assez des véhicules en mauvais état ou vétustes, de certains chauffeurs inciviques et malhonnêtes. Pour rappel, la ville compte aujourd’hui plus de 70.000 chauffeurs ayant un permis dit de «confiance» accordé à tord et à travers, donc sans aucun contrôle. On retrouve parmi eux des repris de justice, des proxénètes, des malades mentaux, des alcooliques, des drogués et la liste est longue. Khaled Safir réussira-t-il là où ses prédécesseurs ont échoué ? Affaire à suivre.
Par ailleurs, le conducteur doit être présentable : il est obligé de s’habiller correctement et de ne pas porter de vêtements peu conventionnels. Manger, boire ou fumer dans le véhicule seront aussi interdits.
Pourtant, rien n’est joué d’avance. En effet, les chauffeurs de taxi ont contesté certains articles dudit arrêté, tout en demandant un temps de réflexion. «Il est vrai que l’arrêté a été promulgué mais sa mise en œuvre n’est pas pour demain. Nous avons sollicité du temps afin de présenter un mémorandum exprimant notre point de vue. Une autre réunion avec le wali est prévue le mois prochain», nous a indiqué Abdelhadi Samad, syndicaliste. Et de préciser : «Nous sommes, entre autres, contre certaines peines jugées lourdes par rapport à certaines contreventions et nous pensons que les réquisitions de véhicules ne doivent pas être automatiques. Nous nous interrogeons également sur les contreparties que les autorités locales comptent nous donner».
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