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Botola (9ème journée) IRT VS OCK : 90’ pour s’échapper du ventre mou du classement




Les lendemains des aventures folles et enchantées ont tendance à être migraineux. C’est un peu l’histoire de l’Ittihad Riadhi de Tanger. Alors que personne n’en rêvait, ni même oser y penser, les Nordistes ont réussi à décrocher le premier titre de leur histoire la saison passée, malgré une entame de championnat totalement ratée.
A l’image de ce mémorable souvenir euphorique, le démarrage du présent exercice, post-titre, est lui aussi semé d’embûches. Et les similitudes ne s’arrêtent pas là, puisque comme Zaki, avant lui, Driss Mrabet, l’architecte du trophée historique, a quitté, d’un commun accord avec sa direction, le club du Détroit pour faire place au Tunisien Ajlani. Mais l’analogie ne va pas plus loin que ça. Car l’année dernière, Driss Mrabet avait réussi un redressement spectaculaire. Mais Ajlani n’a, quant à lui, toujours pas réussi à créer une alchimie. En même temps, avec 11 départs (Hammoudan, Hugo Almeida, Khalid Serroukh, ...) et 16 arrivées (Fouzair, El Ouadi, Issam Erraki,…), la tâche n’est pas aussi aisée qu’on pourrait le penser.
Il faut laisser du temps au temps. Néanmoins, la situation urge. En comptant une seule victoire en six rencontres (4 nuls et une défaite) les Tangérois, 10ème, à cinq points du leader, doivent renouer avec le succès pour ne pas voir s’évanouir leurs chances de répéter l’exploit du Hassania d’Agadir, dernier champion à avoir conservé son titre (2001-2002/ 2002-2003). D’autre part, il s’agirait aussi de prendre de l’avance au classement et de récolter un maximum de points, en prévision du calendrier dantesque qui les attend lorsque commenceront les joutes africaines. Et la réception de l’OCK constitue l’occasion idéale pour commencer. D’autant plus que les Khouribguis sont loin d’être des terreurs à l’extérieur.
En effet, incapable de gagner depuis la première journée, notamment contre le Chabab Rif d’Al Houceima (2-1), l’Olympique de Khouribga n’aime pas voyager.  Au regard des résultats décevants des Khouribguis en déplacement, à savoir trois défaites en autant de rencontres, rien ne suggère qu’ils pourront ramener un bon résultat de Tanger.
Cette hypothèse paraît encore moins crédible à la lumière de la situation instable, paraît-il, de leur entraîneur, Amine Benhachem. Une instabilité née de la grogne du public phosphati, lequel, alerté par un contenu et des résultats en dessous de tout, met une pression folle aussi bien sur l’entraîneur que sur les joueurs. Bon, pas sûr que cela ait un effet immédiat, mais ça a au moins le mérite de mettre l’ensemble des composantes du club devant leurs responsabilités. Un club qui glisse doucement mais sûrement vers la zone de relégation, qui n’est plus qu’à un petit point. Mais d’un autre côté, une victoire apaiserait une atmosphère tendue, car elle permettrait à l’OCK, 12ème avec huit points au compteur, de monter sur le podium, comme si de rien n’était. Comme si rien n’était encore joué.
En fait, c’est le charme mais également la limite de notre championnat. Une compétition où les forces et les faiblesses ont du mal à se dessiner sur la durée. Une tendance certainement alimentée par le manque de stabilité et de continuité.

Chady Chaabi
Vendredi 23 Novembre 2018

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