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Bio des stars : Cassius Clay devient Mohamed Ali




L'apogée
En 1975 et 1976, il effectue 4 combats par an, toujours dans le souci de se maintenir au plus haut niveau.
En 1975, il est à nouveau boxeur de l'année et atteint son apogée par sa troisième rencontre contre son éternel rival Joe Frazier (de nouveau élu combat de l'année) cependant, les quatre adversaires qu'il rencontre cette année-là réussissent tous à l'ébranler à leur façon. Ali débute l'année contre Chuck Wepner à Cleveland, un combat de rentrée facile contre un adversaire anonyme destiné à être vaincu en 3 rounds. Pourtant, Wepner étonne tout le monde en n'étant arrêté qu'au 15e round par KO après avoir résisté avec hargne et s'être permis le luxe d'envoyer Ali à terre (Sylvester Stallone alors inconnu assista au match, ce qui lui donnera l'idée de créer le film Rocky qui sortira l'année suivante).
Ali pense venir à bout sans dommage de Ron Lyle le 16 mai, un boxeur à la carrure semblable à celle de Foreman. Il réutilise la même technique qu'en Afrique mais le challenger ne tombe pas dans le piège et l'oblige à boxer au centre du ring. Il s'impose toutefois par arrêt de l'arbitre au 11e round. La revanche contre Joe Bugner en Malaisie ne lui apporte rien, Bugner restant toujours aussi solide.
Finalement la bataille contre Frazier le 1er octobre 1975 à Manille, aux Philippines, le Thrilla in Manila sera son plus intense duel.
A l'approche du combat, le champion en rajoute en provocation et attise la colère de Frazier. Dans une fournaise de 52 degrés (d'autres sources annoncent une température de 38 degrés), Frazier se montre plus acharné qu'auparavant. Particulièrement violent, cet affrontement sera qualifié par les deux boxeurs d'état le plus proche de la mort. Ali domine le début du combat, mais baisse de rythme sous les coups de Frazier qui le travaille au corps. Après un passage à vide où il semble au bord de l'évanouissement, Ali réussit à prendre l'avantage dans les 13 et 14e rounds. Dans la minute de repos avant le dernier round, Eddie Futch, entraîneur de Frazier, oblige son boxeur particulièrement atteint au visage à abandonner. Peu après, Ali subit un bref malaise avant de quitter le ring. Après ce match, Ali reconnaîtra Frazier comme étant un très grand boxeur et arrêtera ses provocations. Il présentera même ses excuses au fils de Frazier pour toutes les menaces et insultes qu'il avait pu dire au clan Frazier. Cependant, Frazier ne pardonnera jamais Ali pour tout le tort causé même si en 1988, dans un documentaire consacré aux champions des années 1970, ils se réconcilient et se provoquent avec amusement en allant jusqu'à faire semblant d'engager leur quatrième combat et en réclamant d'urgence un arbitre. Ils apparaissent aussi dans des émissions (notamment celle de Dick Cavett) riant et plaisantant ensemble.
Après les combats intenses de 1974 et 1975, Ali baisse de régime. En 1976, il met KO deux faire-valoir (ses dernières victoires avant la limite) et ne remporte qu'un seul succès appréciable contre le jeune Jimmy Young. La polémique arrive à la fin de l'année lors de son troisième affrontement contre Ken Norton. Ali est déclaré vainqueur aux points après un combat serré qui fut qualifié par la presse comme l'un des plus grands vols de l'histoire de la boxe. En apprenant la décision à la fin du combat, Norton s'effondre en pleurs et Ali, d'habitude porté sur la vantardise et la fanfaronnade en fin d'affrontements, se contente de sourire timidement à la presse. A la suite de ces résultats mitigés, le titre de meilleur boxeur de l'année lui fut ravi par sa plus prestigieuse victime, George Foreman, qui accomplit un retour éclatant contre Ron Lyle.
Cette même année 1976, Mohamed Ali se rend au Japon pour combattre le catcheur Antonio Inoki. Selon les conditions du combat, tenues secrètes, Inoki n'avait pas le droit de frapper au visage avec les pieds ; il n'était autorisé à frapper avec les jambes que dans les membres inférieurs. Le catcheur a donc passé la quasi-totalité du combat à se jeter au sol, cherchant à faucher les jambes d'Ali en envoyant des low kicks, empêchant ainsi son adversaire de développer sa boxe. Ces coups ont causé des blessures sérieuses à Ali, qui perdit beaucoup de sa mobilité au niveau des jambes. A l'issue de ce combat, prototype de mixed martial arts perçu comme une opération publicitaire, il y eut égalité entre les deux combattants.
Vieillissant, Ali retourne au rythme «habituel» des champions, de deux combats par an. En 1977, il réussit à conserver son titre contre Alfredo Evangelista et Earnie Shavers qui le malmena particulièrement. Trop préoccupé à perdre du poids, il ne se concentre plus sur son entraînement.
Perte et 3e reconquête du titre
Mohamed Ali perd finalement son titre à 36 ans contre le champion olympique 1976 Leon Spinks, dont c'était seulement le huitième combat professionnel. Il gagne la revanche comme à son habitude, devenant ainsi champion du monde poids lourds pour la troisième fois, mais voyant son déclin athlétique, il prend sa retraite le 27 juin 1979 pensant que le titre divisé en deux par la faute de Spinks serait réunifié. Il n'en sera rien (il faudra attendre que Mike Tyson le réunifie en 1987) et Ali accepte l'offre de Don King d'affronter Larry Holmes son ancien sparring-partner devenu champion WBC.
Fin de carrière
Une paire de gants de boxe de Mohamed Ali exposée au Musée national d'histoire américaine à Washington, D.C..
Le 2 octobre 1980, à la recherche d'un nouveau record en tant que seul boxeur à gagner le titre en poids lourds quatre fois, il perd avant la limite pour la seule fois de sa carrière, lorsqu'Angelo Dundee refusa de le laisser reprendre le combat au 11e round. Le combat contre Holmes, organisé comme « The Last Hurrah », est considéré avec dédain par de nombreux fans et experts car nombre d'entre eux ont vu une version amoindrie d'Ali.
(A suivre)

Mardi 9 Août 2016

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