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Bale, Salah, Neymar... Les cinq moments clés de la Ligue des champions 2017-18




Le retourné de Gareth Bale, la tête de Kostas Manolas, les larmes de Mohamed Salah... Cette édition de Ligue des champions, qui s'est achevée samedi par le 13e sacre de l'histoire du Real Madrid au détriment de Liverpool (3-1), a connu des moments forts. Retour sur les cinq plus importants.
Faire encore mieux que Cristiano Ronaldo, il fallait le faire! Le Portugais avait fait se lever le chauvin public du Juventus Stadium en inscrivant un but splendide, sur un retourné acrobatique à plus de deux mètres du sol, face à la légende Gianluigi Buffon.
Peu nombreux sont ceux à avoir été acclamés par le public de l'équipe adverse, et 'CR7' a rejoint dans cette catégorie des Brésiliens illustres, Ronaldo et Ronaldinho,, respectivement avec le Real chez Manchester United en 2003, et à Madrid avec Barcelone en 2005.
Mais Gareth Bale a inscrit un ciseau, lui, en finale de la Ligue des champions, face à Liverpool samedi et trois minutes seulement après être entré en jeu. Sacré revanche pour lui, qui avait déjà débuté sur le banc la finale la saison précédente, chez lui à Cardiff, aux pays de Galles. Il s'est même offert un doublé en fin de match, histoire d'être bien sûr que le Real ne l'oublie pas.
Il était le guide de Liverpool, le détonateur d'une attaque de feu, le "pharaon" d'Anfield. Mais après 26 bonnes minutes en finale de la Ligue des champions, l'Egyptien Mohamed Salah a été plaqué au sol par le rugueux capitaine madrilène Sergio Ramos et, retombé sur la clavicule, il n'a pu poursuivre la partie.
Les têtes des supporters de Liverpool disaient alors toute leur angoisse de disputer la fin du match sans le meilleur joueur de la saison des Reds, décisif en quarts comme en demi-finales..
Et effectivement, ce fut ensuite beaucoup plus difficile pour les Reds: peinant à inquiéter le gardien de Madrid Keylor Navas, ils ont fini par s'incliner 3-1, pour laisser le Real remporter sa troisième Ligue des champions consécutive. Quant à Salah, il pourrait bien devoir dire adieu à la Coupe du monde 2018, lors de laquelle il aurait été, là aussi, l'atout maître de la sélection égyptienne.
En demi-finales retour pourtant, la Juventus réussit une prestation parfaite au Santiago Bernabeu. Le Real Madrid, double tenant du titre, est étouffé et semble devoir en passer par une prolongation.
Mais le défenseur de la Juve Mehdi Benatia, impérial jusque-là, commet une faute sur Lucas Vazquez à la toute dernière minute du temps additionnel, dans sa surface. Penalty pour les Madrilènes, une sanction qui met le capitaine turinois, le vétéran Gianluigi Buffon, dans une colère incontrôlée.
Il est exclu par l'arbitre de la rencontre pour ce qui pourrait constituer son dernier match européen. Ronaldo ne tremble pas, la 'Juve' prend la porte (0-3, 3-1). Et Buffon, très amer contre l'arbitrage en zone mixte, mettra quelques mois à regretter ses propos.
Avant la 'Juve', une autre équipe avait réussi un improbable renversement de situation. Défaite 4-1 par le grand Barcelone en Catalogne, l'AS Rome se donne les moyens d'espérer en marquant vite au match retour.
Emmenée par son buteur bosnien Edin Dzeko, auteur d'une performance splendide ce soir-là, elle inscrit un deuxième but sur penalty (58e) sans provoquer de réaction chez les Catalans. Et sur un corner, à dix minutes du terme, c'est le défenseur grec Kostas Manolas qui fait trembler les tribunes du Stadio Olympico.
Sa tête trompe le gardien barcelonais, la Roma a un pied en demi-finales. Le Grec va ensuite se montrer impérial dans sa propre surface pour préserver, avec succès, ce score envoyant la Louve en demi-finale de Ligue des champions (1-4, 3-0). Avant de s'effondrer sur le banc de touche, en larmes, quand le public italien scande: "Grazie, Roma!" Merci la Roma.
Il est devenu, l'été précédent, le joueur le plus cher du monde puisque le PSG a payé sa clause libératoire, de 222 millions d'euros, pour l'arracher à son club, Barcelone, plongeant l'Espagne en émoi.
Quelques mois et magnifiques dribbles plus tard, le Brésilien fait son retour en Espagne puisque le tirage au sort de la Ligue des champions a désigné pour adversaire à son nouveau club un Real Madrid brinquebalé en Liga. La confrontation entre Cristiano Ronaldo et 'Ney', le Ballon d'Or et son challenger, fait saliver la presse mondiale.
Mais les Madrilènes ne sont pas double tenants du titre pour rien: ils souffrent un peu face à Paris, concèdent l'ouverture du score... Et s'imposent 3-1, avec un but de 'CR7'. Neymar, transparent, sort la tête basse et, blessé quelques jours plus tard à une cheville, manquera la manche retour perdue par les Parisiens chez eux (2-1).

Libé
Lundi 28 Mai 2018

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