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Le bras de fer entre la société civile et les autorités provinciales de Tinghir a atteint un point de non-retour. Le dialogue n'est plus la devise commune. Les 80 structures associatives, membres de la Fédération des associations de développement (FAD) actives dans la province, ont décidé de passer à l'action, pour protester contre ce qu'elles estiment être " une condition lamentable à tous les niveaux ". Une réunion récente du conseil de coordination des associations relevant de la FAD a débouché sur des décisions radicales qui augurent d'un avenir conflictuel manifeste entre les deux parties. Primo, le réseau associatif provincial a décidé de geler dès le 1er novembre toutes ses activités, culturelles, environnementales et sociales dans la province. Une grande perte pour une région qui compte un déficit social d'ampleur. La société civile assure, en effet, la couverture d'importants services dont bénéficient des dizaines de milliers de gens : eau potable, transport scolaire (800 élèves), eau d'irrigation (800 fellahs), analphabétisme (53 centres), écoles préscolaires (45 centres)...
Par ailleurs, les autorités ne devront plus compter désormais sur l'action civile dans les projets d'INDH, de réparation communautaire, ni dans d'autres projets. Quant aux activités officielles, elles seront tout simplement boycottées, chose qui va à l'encontre de cet élan national vers le développement et le progrès. Le communiqué de la FAD informe également que le début du mois de décembre connaîtra la tenue d'un point de presse pour expliquer la situation et annoncer la marche qui aura lieu le 10 décembre à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l'Homme, laquelle marche finira par la remise de la démission collective au gouverneur de la province, de tous les bureaux dirigeants des structures associatives. Tinghir deviendra-t-elle une ville sans société civile ?
Par ailleurs, les autorités ne devront plus compter désormais sur l'action civile dans les projets d'INDH, de réparation communautaire, ni dans d'autres projets. Quant aux activités officielles, elles seront tout simplement boycottées, chose qui va à l'encontre de cet élan national vers le développement et le progrès. Le communiqué de la FAD informe également que le début du mois de décembre connaîtra la tenue d'un point de presse pour expliquer la situation et annoncer la marche qui aura lieu le 10 décembre à l'occasion de la Journée mondiale des droits de l'Homme, laquelle marche finira par la remise de la démission collective au gouverneur de la province, de tous les bureaux dirigeants des structures associatives. Tinghir deviendra-t-elle une ville sans société civile ?