Libération



Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Aux USA, des sportifs marocains issus de la diaspora sur la voie du succès




Aux USA, des sportifs marocains issus de la diaspora sur la voie du succès
Amine Belfarikh, Anas Sorhmat, Sara Abissourour, des noms parmi tant d'autres de sportifs issus de la diaspora marocaine qui marquent le milieu du sport aux Etats-Unis et persévèrent sur la voie du succès, à force de détermination et d'assiduité, tout en restant attachés à la mère patrie, le Maroc.
Les parcours croisés de cette nouvelle génération de sportifs marocains dans différentes disciplines reflètent une histoire de persévérance et de défis sur une voie souvent parsemée d'obstacles. Leurs trajectoires traduisent aussi la détermination de ces jeunes athlètes marocains et leur confiance en soi.
C'est ainsi que le nom d’Amine Belfarikh, 26 ans, se profile comme une étoile montante du Muay Thai, discipline alliant les techniques de la boxe anglaise et les arts martiaux. Son étoile a brillé depuis qu'il a remporté, en février dernier, à Los Angeles, le championnat nord-américain en battant le Mexicain Cruz Richard. Un exploit qui s'ajoute au palmarès du jeune champion marocain, qui a déjà à son actif les titres de plusieurs championnats locaux de la région de Washington DC-Virginie-Maryland.
Ce natif de Salé, qui a choisi de s'installer outre-Atlantique en 2012, a fait ses débuts en Muay Thai au Maroc où il avait croisé le fer dans de nombreuses compétitions nationales. Ses performances lui ont permis d'avancer rapidement dans cette discipline.
A l'instar des nouveaux venus au pays de l'Oncle Sam, Belfarikh a dû faire face, au début, à de nombreuses difficultés, ne serait-ce que le défi de la langue et celui de trouver un travail stable pour subvenir à ses besoins puis s'adapter à la rigueur des entraînements. Ces difficultés, aussi rudes, n'allaient nullement entamer la motivation du jeune champion marocain qui a alterné les petits jobs pendant deux ans, avant de décider de quitter New York pour la Virginie. Sa carrière professionnelle en Muay Thai a ensuite pris son envol.
Grâce à sa persévérance doublée d'une forte motivation, reflétées par les exploits successifs qu'il a réalisés, Belfarikh a gagné la confiance de la ligue de Muay Thai américaine "Line Fight" à laquelle il est maintenant lié par un contrat professionnel.
Dans une déclaration à la MAP, Belfarikh a confié que ce contrat représente un véritable tournant dans sa carrière sportive, en ce sens qu'il lui a permis, même temporairement, de subvenir aux besoins de son entraînement et aux exigences de sa préparation physique. 
Et d'ajouter qu'il est actuellement en phase de préparation intensive pour le combat du "Super Fight", lors duquel il affrontera en octobre prochain un adversaire venu de l'extérieur des Etats-Unis. Un combat que Belfarikh se dit déterminé à remporter afin de se voir ouvrir les portes de la compétition internationale.
"Pendant le combat, je me concentre totalement sur mon adversaire pour le vaincre mentalement et physiquement", avait déclaré le jeune champion à la chaîne de télévision américaine ABC7, notant que la persévérance et le travail finissent toujours par payer. Même son de cloche chez son coach Rafferty Kell qui a mis l'accent, dans un témoignage à la même chaîne, sur la volonté de fer du sportif marocain et sa détermination à vaincre dans toutes les compétitions. 
Aux côtés d'Amine Belafrikh, s'impose le nom d’un autre jeune sportif marocain, Anas Sorhmat, qui a quitté Casablanca pour poursuivre ses études aux Etats-Unis avant de devenir pilote professionnel au championnat MotoAmerica (catégorie MotoGP).
Dans une déclaration à la MAP, le pilote marocain a considéré que sa participation au championnat MotoAmerica constitue une opportunité de se distinguer parmi les sportifs des grandes équipes internationales et une étape incontournable pour la participation aux championnats du monde. Anas Sorhmat se dit prêt à hisser haut le drapeau marocain dans les courses professionnelles de moto et inscrire son nom comme premier arabe et africain à monter sur le podium du championnat MotoAmerica.
La gent féminine a, elle aussi, son empreinte dans cette présence sportive honorable de la communauté marocaine établie aux Etats-Unis, avec notamment la performance remarquable des joueuses du volley-ball marocaines dans les universités américaines. C'est le cas de la jeune Sara Abissourour, (20 ans), qui a été invitée par les cadres techniques de la Fédération Royale marocaine de volley-ball à rejoindre l'équipe nationale participant au championnat africain au Caire.
Le niveau atteint par Sara est le fruit de plusieurs années de dur labeur et d'entraînements intensifs sous la supervision de son père, Abu Bakr Abissourour, l'un des vétérans de la communauté marocaine aux Etats-Unis et ancien cadre de la Banque mondiale, ainsi que de sa mère, elle aussi une ancienne athlète de l'équipe nationale.
Nombreuses sont les contributions précieuses des Marocains du monde au rayonnement de leur pays d'origine à l'étranger. Le sport fait partie des domaines où les Marocains du monde présentent un modèle brillant de compatriotes capables non seulement de relever le défi de l'intégration mais également de tracer la voie du succès dans le pays d'accueil tout en restant attachés à leur identité.
 

Par Redouane Lbaaqili (MAP)
Lundi 5 Août 2019

Lu 1280 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 25 Septembre 2020 - 18:05 A mourir d’ennui Le derby des nuls