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AstraZeneca annonce une efficacité de 100% de son vaccin

Tant mieux pour le Maroc qui en a acquis un lot considérable



S ur les 65 millions de doses de vaccins acquises par le Maroc, une bonne partie l’a été auprès d’AstraZeneca. Bon lui en a pris. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois a assuré que son vaccin protège à 100% contre les formes sévères de Covid-19. Après de multiples recherches supplémentaires, le directeur général du groupe Pascal Soriot a expliqué sur les colonnes du tabloïd britannique «Sunday Times» avoir trouvé «la formule gagnante et comment arriver à une efficacité, qui, avec deux doses, est élevée comme celle des autres vaccins candidats». Rappelons que le développement de ce vaccin contre la Covid-19 avec l'Université d'Oxford, sur lequel le régulateur britannique, la «Medicines and Healthcare products Regulatory Agency» (MHRA), doit se prononcer les prochains jours en vue d’une injection à partir du 4 janvier, a été marqué par des résultats intermédiaires pour le moins surprenants. En effet, si le laboratoire britannique avait avancé en novembre que son vaccin était en moyenne efficace à 70% contre plus de 90% pour ceux de Pfizer/BioNTech et Moderna, c’était notamment dû à un grand écart entre les protocoles mis en place. D’une part, l’efficacité à 90% s’est déclarée auprès des volontaires qui ont d'abord reçu une demi-dose, puis une dose complète un mois plus tard. Et d’autre part, une efficacité à 62% concernant un autre groupe vacciné avec deux doses complètes. Sévèrement critiquées, ces dissensions en terme d’efficacité avaient débouché sur la nécessité d’entreprendre des études supplémentaires, d’autant que l’injection d’une demidose était principalement due à une erreur et avait concerné un groupe réduit. L’intervention de Pascal Soriot est donc censée rassurer et remettre les pendules à l’heure. Mais qu’en est-il de la nouvelle mutation du coronavirus apparue sur le sol britannique ? Passera-t-elle entre les mailles du filet du vaccin d’AstraZeneca ? La réponse du directeur général du laboratoire britannique est pour le coup moins catégorique. «Nous pensons pour l'instant que le vaccin devrait rester efficace», a-t-il indiqué dans un premier temps avant de nuancer ses propos : «Mais on ne peut pas en être sûr, donc nous allons faire des essais». En tout cas, Pascal Soriot et ses équipes ont préparé de nouvelles versions du vaccin tout en espérant ne pas en avoir besoin. Ainsi, le vaccin Oxford/AstraZeneca a plus que jamais le vent en poupe. D’autant qu’il est très attendu aux quatre coins du monde. Et pour cause, relativement peu coûteux, il n'a en plus pas besoin d'être conservé à une température aussi froide que celui de Pfizer/BioNTech. Des caractéristiques compatibles avec une vaccination à grande échelle. Mais ce statut favorable doit bien évidemment être confirmé par la sensibilité du vaccin à la nouvelle mutation du Sars-Cov2. De par sa contagiosité supérieure de 50% à 74%, cette mutation fait craindre le pire. En réponse à cette menace grandissante, les autorités britanniques ont reconfiné, la semaine dernière, une partie de la population, principalement dans la capitale londonienne. Samedi, ce fut autour de l'Ecosse continentale et l'Irlande du Nord d’adopter à leur tour un confinement. En France, où la campagne de vaccination a débuté hier avec l’usage du vaccin de Pfizer/BioNTech, des cas atteints par ladite nouvelle mutation ont fait leur apparition, après l’Italie, l’Australie et le Danemark, entre autres. Mais si l’on en croit des virologues marocains dans une déclaration à la MAP, il n’y a pas d’inquiétude à avoir, car selon eux, la nouvelle mutation serait «sans conséquence sur l'état clinique et sur le vaccin attendu au Maroc». Le directeur du laboratoire de biotechnologie médicale à la Faculté de médecine et de pharmacie de Rabat, Azeddine Ibrahimi, a précisé que «cette nouvelle variante est sans conséquence sur l’état clinique des personnes, car il n’existe, jusqu’à présent, aucune étude qui prouve une influence de cette nouvelle souche sur le taux de mortalité et les états cliniques». 

C.E
Lundi 28 Décembre 2020

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