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Arancha Gonzalez Laya continue de surfer sur ses divagations

Karima Benyaich : Bourde personnelle de la ministre espagnole ou intention manifeste visant l’intégrité territoriale du Maroc ?



Le Groupe du Parti populaire au Parlement de La Rioja déplore “le manque de transparence du gouvernement régional”

Arancha Gonzalez Laya continue de surfer sur ses divagations
Les responsables gouvernementaux espagnols ne cessent de jeter de l’huile sur le feu par leurs propos et leurs déclarations irresponsables, au lieu de chercher une issue à cette crise qu’ils ont créée en acceptant de manigancer avec le régime militaire algérien afin d’accueillir secrètement et sous une fausse identité le chef du Polisario, Brahim Ghali, pour le faire soigner du Covid-19 dans un hôpital de Logroño.

L’attitude de ces responsables a été dénoncée par l'ambassadrice du Maroc à Madrid, Karima Benyaich, qui a notamment déploré, jeudi, « les faits erronés » présentés et « les propos inappropriés » tenus par la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya.

"La ministre espagnole des Affaires étrangères a fait récemment des déclarations à la presse et au Parlement, dans lesquelles elle continue de présenter des faits erronés et de tenir des propos inappropriés", a-t-elle souligné, ajoutant qu'"on ne peut que regretter le caractère lamentable, l’agitation et la nervosité qui accompagnent ses propos". Dans une déclaration à la presse, la diplomate marocaine a aussi relevé que la crise actuelle "a dévoilé les véritables arrière-pensées et desseins de certains milieux en Espagne qui persistent à vouloir nuire aux intérêts supérieurs du Royaume, depuis la récupération du Sahara marocain en 1975". "On est, donc, en droit de s’interroger si ces dernières déclarations sont une bourde personnelle de madame la ministre, ou si elles reflètent les véritables velléités de certains milieux espagnols contre l’intégrité territoriale du Royaume, cause sacrée du peuple marocain et de toutes les forces vives de la Nation", a-t-elle soutenu. Karima Benyaich a aussi affirmé que "le respect mutuel et la confiance entre les deux pays, auxquels a fait référence monsieur le président du gouvernement espagnol, sont malheureusement remis en cause aujourd’hui". "Le Maroc en prend acte et agira en conséquence", a-t-elle conclu.

L’admission de Brahim Ghali à l’hôpital San Pedro de Logroño dans la région de La Rioja n’a pas seulement provoqué une crise avec Rabat, mais elle a aussi alimenté la polémique entre les partis politiques espagnols. A cet effet, l’agence espagnole Europa Press a affirmé que le Groupe du Parti populaire au Parlement de La Rioja a adressé une série de questions sur l’admission du chef des séparatistes le 18 avril dernier dans un hôpital de la région et « le manque de transparence et d'explications de la part du gouvernement de La Rioja ». Selon la même source, le Parti populaire « veut lever le voile » sur cette affaire qui « a conduit à un conflit diplomatique entre l'Espagne et le Royaume du Maroc ». « Quel membre du gouvernement de La Rioja a-t-il ordonné le transfert en ambulance de Brahim Ghali de Saragosse à Logroño ? Qui a autorisé son admission à l'hôpital de San Pedro et quel membre de cet exécutif a-t-il été informé de son arrivée au complexe hospitalier ? », s’est interrogé le Parti populaire. Il y a lieu de rappeler que le site d’information espagnol Okdiario a révélé récemment des informations sur l’implication des responsables du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) dans la région de La Rioja dans cette affaire. Ce média espagnol a souligné que de hauts responsables du PSOE étaient au courant de cette affaire et que tout s’est joué avec des dirigeants bien connus et haut placés au niveau politique, deux mois avant l’arrivée en Espagne du leader des séparatistes, le 18 avril dernier.

Selon la même source, plusieurs semaines avant l’arrivée de ce dernier à Logroño, le délégué des séparatistes à La Rioja, Abdalahe Hamad, a rencontré des membres de la direction du PSOE et la présidente régionale, Concha Andreu, qui est également proche du chef du gouvernement, Pedro Sanchez. Et de préciser qu’Abdalahe Hamad et Jesús María García se sont rencontrés le 12 février dernier dans le bureau de la deuxième autorité du gouvernement autonome. Trois jours plus tard, soit le 15 février, le représentant des séparatistes a visité Calahorra, Logroño et deux autres villes de La Rioja et a rencontré quelques jours plus tard un membre bien connu du PSOE, à savoir Javier García, maire d’Arnedo. « Puis, le 3 mars, Hamad a eu rendez-vous avec Julián Jiménez Velilla, maire d’Alfaro. Et enfin, le 14 avril, à peine quatre jours avant l’arrivée de Brahim Ghali à Logroño, il a posé, en souriant, avec Laura Rivado, maire de Haro et secrétaire d’organisation du PSOE de La Rioja », dévoile Okdiario. A signaler, par ailleurs, que le chef du gouvernement a tenu, jeudi à Rabat, une réunion avec les secrétaires généraux des partis politiques représentés au Parlement, pour discuter des développements de la crise politique entre le Maroc et l'Espagne. Lors de cette réunion, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, a présenté un exposé sur les derniers développements qu'a connus cette crise depuis la première réunion du 8 mars 2021.

Cette rencontre, à laquelle a également pris part le ministre d’Etat chargé des droits de l'Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, a été l'occasion de réaffirmer la mobilisation des partis politiques derrière S.M le Roi Mohammed VI, afin de défendre l'intégrité territoriale du Royaume et ses intérêts suprêmes, a indiqué Saaid Amzazi, porte-parole du gouvernement dans un communiqué lu lors d'un point de presse à l'issue de la réunion.

Les participants ont, en outre, exprimé le soutien continu et constant aux positions et mesures prises à cet égard, estimant que le fond de la crise politique avec l'Espagne est en lien avec la question du Sahara marocain, qui concerne tous les Marocains, toutes sensibilités politiques et sociales confondues.

Arancha Gonzalez Laya continue de surfer sur ses divagations
​Ils ont, par ailleurs, condamné les tentatives visant à faire dévier le débat sur les motifs réels de la crise, à savoir l'accueil par l'Espagne du dénommé Brahim Ghali avec des documents falsifiés et une identité usurpée, alors qu'il s'agit d'un individu poursuivi par des tribunaux et des citoyens espagnols notamment pour des crimes contre l'humanité et terrorisme, a dit Saaid Amzazi. Les participants ont estimé que les positions de l'Espagne, attentatoires à la cause nationale qui fait le consensus de l'ensemble des Marocains, ont ébranlé la confiance et le respect mutuels.

"Alors que la question de notre intégrité territoriale connaît une dynamique positive à la faveur du soutien politique à l'international, l'Espagne est animée par la volonté de créer les problèmes, de contrarier les efforts du Maroc pour consacrer son intégrité territoriale et de tenter d’exercer des pressions sur le Royaume dans une attitude déplacée de la part d'un pays ami lié au Maroc par des partenariats stratégiques et économiques importants", ont déploré les participants. Ils ont en outre renouvelé l'attachement au consensus national derrière Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour défendre les acquis réalisés par le Maroc et contrecarrer tous les complots ourdis contre l'intégrité territoriale du Royaume, a conclu Saaid Amzazi.

T.M

Libé
Vendredi 28 Mai 2021

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