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"L'expérience marocaine constitue un cas concret de réussite de l'agritech, portée par une volonté politique forte de transformation du secteur agricole dans le cadre de la stratégie "Generation Green 2020-2030, sous l'impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI", a dit M. Maiga, dans une interview accordée à la MAP, en marge de l'Africa CEO Forum qui s’est tenu les 14 et 15 mai à Kigali.
Selon lui, le Royaume, relativement avancé en matière de capacités agricoles et institutionnelles, a permis de tester rapidement ces solutions et d’en démontrer la viabilité.
"Aujourd’hui, cette expérience sert de référence dans nos travaux, démontrant que plus il y a de ressources et d’engagement politique, plus il est possible d’accélérer la mise à l’échelle", a-t-il fait savoir, notant que les projets pilotes menés au Maroc fournissent des preuves opérationnelles importantes, utiles pour orienter les politiques publiques et les décisions d’investissement.
Revenant sur les enseignements des projets pilotes menés avec la startup SOWIT et la microfinance Al Amana, M. Maiga a mis en avant une amélioration significative des performances agricoles, avec une productivité supérieure d’environ 30%, une hausse de 57% des revenus des agriculteurs et un taux de remboursement de 100% dans le cadre d’un portefeuille de financement de 10 millions de dollars dédié aux producteurs de blé.
Il a précisé que la principale leçon de cette expérience réside dans l’intégration de l’agritech tout au long de la chaîne de valeur agricole, combinant données, conseil agricole, intrants et financement, plutôt que son utilisation isolée.
Le responsable de IFC a également souligné que cette approche permet de faire évoluer les modèles de financement agricole, en passant d’un système fondé sur les garanties physiques à un financement basé sur les données, améliorant ainsi l’évaluation des risques pour les institutions financières.
Evoquant l’initiative "AgriConnect" du Groupe de la Banque mondiale, M. Maiga a expliqué que l’agritech joue un rôle central pour connecter politiques publiques, financement et marchés, en transformant l’agriculture en un secteur plus attractif pour l’investissement et la création d’emplois.
Ainsi, il a insisté sur la nécessité de combiner outils numériques, présence terrain et mécanismes de financement adaptés afin de permettre un passage à l’échelle des solutions éprouvées, en s’appuyant notamment sur les enseignements du modèle marocain.









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