Libération



Facebook
Rss
Twitter






Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Adoption d'amendements aux Statuts et d'exceptions au changement d'associations

70ème congrès de la FIFA




Le 70e congrès de la FIFA, tenu en visioconférence, a adopté vendredi une série de propositions d’amendements aux Statuts, au Règlement d’application des Statuts et au Règlement des Congrès, tout en introduisant des exceptions aux principes d'interdiction des "changements d'associations". S'agissant "des amendements au Règlement d’application des Statuts", ils concernent des modifications apportées aux dispositionsrégissant les conditions d'éligibilité desjoueurs en équipe représentative (appelée aussi équipe nationale). En septembre 2019, la Commission des Acteurs du Football de la FIFA avait créé un groupe de travail technique chargé d’examinerles dispositions du Règlement d’application des Statuts concernant les conditions d’éligibilité en équipe représentative. La création de ce groupe de travail faisait suite aux demandes de modification du règlement émises par plusieurs associations membres. Les nouveaux amendements consistent à clarifier plusieurs concepts vagues pour lesquels la FIFA a souvent été sollicitée, en particulier la signification de la détention d'une nationalité ou encore le fait d'avoir vécu sur le territoire d'une association. Ainsi, pour la situation d'un joueur acquérant une nouvelle nationalité, les amendements concernent uniquement la durée qu'un joueur doit passer dans un pays dont il a acquisla nationalité avant de pouvoir représenter son équipe nationale. Cette durée est dorénavant déterminée par l'âge du joueur, une condition qui ne s'applique que si le joueur n'a pas déjà un lien avec le pays concerné que ce soit par sa naissance ou sa famille. Les amendements introduisent, entre autres, des exceptionssupplémentaires à l'interdiction générale de "changement d'association". La première exception concerne le cas de joueurs ayant joué pour une association lors d'un match officiel de compétition internationale de jeunes et qu'au moment de ce match il n'avait qu'une seule nationalité. Si le joueursouhaite changer d'association à l'avenir, il doit avant tout ne pas avoir représenter la première association membre au niveau international "A" en match officiel, ne pas déjà avoirfêté son 21e anniversaire aumoment de son dernier match pourla première association etsatisfaire à l'une des conditionsrelatives aux liens réels envers cette nouvelle association membre en termes de famille ou de durée. La deuxième exception concerne un joueur ayant deux nationalités aumoment de son premier match officiel pour une association et ayantreprésenté cettemême association au niveau international "A". Si le joueursouhaite changer d'association à l'avenir au profit de sa seconde nationalité, il doit ne pas avoir représenté la première association au niveau international "A" dans plus de 3matchs officiels, ne pas déjà avoir fêté son 21e anniversaire aumoment de son derniermatch pourla première association, attendre un an avantson derniermatch officiel au niveau international "A" pour la première association, et ne pas avoir joué au niveau international "A" en phase finale de compétition continentale ou de Coupe du monde pour la première association. La 3ème exception codifie la jurisprudence existante de la commission des statuts du joueur lorsqu'un nouveau membre de la FIFA est admis et que le joueur qui possède la nationalité du nouveau membre a déjà représenté une autre association à un niveau quelconque. Le joueur sera alors autorisé à changer d'association au profit du nouveaumembre s'ilsatisfait à un ensemble de critères. La 4ème exception et celle d'un joueur obtenant de la part de la FIFAl'approbation d'un changement d'association. Si la nouvelle association ne sélectionne pas le joueur après ce changement, il pourra sous certaines conditions demander exceptionnellement à la FIFAd'être un nouveau éligible pour sa première association. Dans le volet "des amendements aux Statuts de la FIFA et au Règlement des Congrès", les associations membres ont approuvé des propositions ouvrant la voie à la tenue de Congrès de la FIFA(ordinaire ou extraordinaire)sousforme virtuelle. Le Congrès peut désormaisse tenir en personne, par audioconférence, par visioconférence ou par tout autre moyen de communication, précise-t-on. De même, la participation au congrès peut se faire par audioconférence, visioconférence ou tout autre moyen de communication ayant valeur de présence, et lorsqu’un Congrès se tient par audioconférence, visioconférence ou tout autre moyen de communication, le vote par correspondance et/ou en ligne est autorisé.

Loin des tribunes, les ultras se tournent vers les actions sociales et humanitaires

Désertés en ces temps de Covid19, les stades et gradins ne sont plus les seuls endroits où le génie et l'énergie des supporters du ballon rond peuvent s'exprimer. Coronavirus oblige, ces aficionados se sont vu empêcher de soutenir leurs clubs favoris dans des ambiances qui faisaient la une des grands journaux mondiaux et dont les images faisaient le tour de la Toile. A défaut, les actions sociales et humanitaires se sont imposées comme mots d'ordre de la situation actuelle alors que les supporters ont fait montre de générosité et de sens élevé de civisme. C'est ainsi que des groupes d’ultras, des associations de supporters et fans du football national se sont engagés dans des campagnes de don de sang, en collaboration avec les autorités locales, notamment après le signal de détresse lancé par les centres de transfusion sanguine à cause du manque criant de donneurs en raison de la pandémie de coronavirus. Ces campagnes de don initiées par ces groupes s'ajoutent aux actions de sensibilisation sur le danger que représente le Covid-19, à travers la diffusion de vidéos et communiqués sur les réseaux sociaux, tant à travers des appels aux citoyens à respecter scrupuleusement les consignes de sécurité, tant par des aides financières et des vivres au profit des familles nécessiteuses. A ce sujet, Mustapha Nouri, président de l’Association des fans du Hassania d'Agadir, a affirmé que ce groupe a été animé, dès l'apparition du Covid-19, d'une volonté de fer afin de contribuer aux efforts fournis par les différentes composantes de la société dans la lutte contre cette pandémie, notant que la campagne de don de sang a été marquée par la participation d'anciens joueurs et d'artistes outre des supporters du club. La collaboration entre l'association et les autorités de la ville d'Agadir a été le catalyseur de ces actions sociales, a-t-il confié à la MAP, relevant qu’un grand intérêt est porté au club gadiri à travers la proposition de nouvelles idées aux dirigeants du club, dont la mise en vente de billets de solidarité, dans le sillage de la fermeture des terrains devant les supporters. La culture de don de sang n'est pas encore bien enracinée au sein de la société marocaine, a-t-il déploré, soulignant toutefois que la campagne a été couronnée d'un grand succès. Cet élan de solidarité a été ainsi suivi par plusieurs associations et groupes de supporters à travers le pays. C'est ainsi que l'association rajaouie le "Nid vert" a entrepris, dans le cadre de ses missions, une campagne de don de sang afin de mettre en avant le rôle que jouent les supporters du ballon rond au sein de la société. Sous cette rubrique, le président de cette association, Anas Al Jaafari, a confié que cette initiative sera organisée annuellement, notant que cette entité s’engagera dans des actions similaires à la faveur de l'implication de ses adhérents. Outre les actions de solidarité à travers l'aide aux institutions caritatives et aux orphelinats, le "Nid vert" œuvre à lutter contre le hooliganisme, un intrus qui nuit à l'image du football national, a-t-il noté. Plusieurs ultras des clubs de première division avaient organisé des actions de don de sang, dont les "Winners", supporters du Wydad de Casablanca, qui ont essayé, un tant soit peu, de transmettre la chaleur des gradins aux espaces extérieurs. Idem pour les ultras des clubs de deuxième division, à l'image de "Fatal Tigers" et "Bianco Niro", qui soutiennent respectivement les clubs fassis du Moghreb et du Widad et qui ont emboîté le pas à leurs homologues de la D1 en s'investissant dans de nombreuses actions sociales et humanitaires. Par Mohammed Al-Amine Ikhibi (MAP)

Libé
Lundi 21 Septembre 2020

Lu 58 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 21 Octobre 2020 - 18:00 Ligue des champions: Barça et Juve déjà lancés

Mercredi 21 Octobre 2020 - 18:00 Hakimi, l'ailier qui déborde d'ambition à l'Inter