Autres articles
-
La date des élections des membres de la Chambre des représentants fixée au mercredi 23 septembre 2026
-
Omar Zniber met en avant à Genève le modèle marocain de coexistence et de dialogue interreligieux
-
L’engagement constant et renouvelé de l’USFP pour l’égalité et la dignité
-
Le Point À La Ligne de Mehdi Mezouari
Le montant des subventions des produits de première nécessité ne cesse d’augmenter. Entre janvier et février derniers, il a atteint 9,7 milliards de DH, soit 39,3% de plus que durant la même période de 2011, d’après la dernière note de conjoncture de la Direction des études et de la prévision financière, relevant du ministère de l’Economie et des Finances.
Si cette tendance se poursuit, il est fort probable, selon certains médias spécialisés, que les allocations budgétaires dédiées à la Caisse de compensation atteignent plus de 60 milliards de dirhams vers la fin de 2012 alors que la loi de Finances ne lui a consacré que 46 milliards.
La hausse des charges de compensation est due, essentiellement, à l’augmentation des prix du pétrole. En effet, la facture pétrolière absorbera une bonne partie des fonds de ladite caisse puisque l’actuelle loi de Finances a été établie sur la base d’un baril à 75 dollars. Or le prix du pétrole n’a pas cessé de s’enflammer, le baril a dépassé le plafond des 100 dollars en s’établissant entre 101 et 104 dollars, ces derniers temps et les spécialistes pronostiquent que le prix de l’or noir poursuivra sa tendance à la hausse.
Pour leur part, les importations céréalières enregistrent également, cette année, une hausse par rapport à 2011 puisque la production nationale va baisser de moitié, selon le ministère de l'Agriculture. Un rapport de l’USAID (l’Agence américaine de développement), publié récemment, estime même les besoins du Maroc en blé à 3,2 millions tonnes durant la période 2011-2012 et à plus de 5 millions tonnes en 2012-2013. Ce qui ne manquera pas d’impacter négativement le système national de compensation.
Le gouvernement doit donc se mettre sur ses gardes puisque les prévisions pour les prochains mois ne sont pas du tout propices à l’optimisme. Ceci d’autant plus que le gouvernement n’a pas tenu compte de l’évolution des prix des matières premières compensées et a même revu à la baisse le budget de la Caisse de compensation qui a absorbé à fin 2011 plus de 52 milliards de DH. D’où risque de remise en cause du déficit budgétaire et du taux de croissance prévisibles.
Quelle que soit l’évolution des charges de compensation, le gouvernement est donc interpellé et doit agir avec diligence pour éviter que la situation ne dérape. Chose qui n’est pas sûre vu que les déclarations à ce propos divergent sur pas mal de points. D’un côté, le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance a déclaré, à un confrère de la place, que le projet de réforme sera finalisé dans un délai maximum de 6 semaines. « Nous n’avons toujours pas tranché sur la globalité des aspects du nouveau système de la Caisse de compensation, la proposition finale sera présentée dans 5 à 6 semaines… (et que) la refonte de l’ensemble du système pourrait être envisagée». Pour sa part, Najib Benamour, directeur de ladite caisse, a précisé au même support qu’il ne prévoyait pas de réforme imminente de la Caisse de compensation.
Si cette tendance se poursuit, il est fort probable, selon certains médias spécialisés, que les allocations budgétaires dédiées à la Caisse de compensation atteignent plus de 60 milliards de dirhams vers la fin de 2012 alors que la loi de Finances ne lui a consacré que 46 milliards.
La hausse des charges de compensation est due, essentiellement, à l’augmentation des prix du pétrole. En effet, la facture pétrolière absorbera une bonne partie des fonds de ladite caisse puisque l’actuelle loi de Finances a été établie sur la base d’un baril à 75 dollars. Or le prix du pétrole n’a pas cessé de s’enflammer, le baril a dépassé le plafond des 100 dollars en s’établissant entre 101 et 104 dollars, ces derniers temps et les spécialistes pronostiquent que le prix de l’or noir poursuivra sa tendance à la hausse.
Pour leur part, les importations céréalières enregistrent également, cette année, une hausse par rapport à 2011 puisque la production nationale va baisser de moitié, selon le ministère de l'Agriculture. Un rapport de l’USAID (l’Agence américaine de développement), publié récemment, estime même les besoins du Maroc en blé à 3,2 millions tonnes durant la période 2011-2012 et à plus de 5 millions tonnes en 2012-2013. Ce qui ne manquera pas d’impacter négativement le système national de compensation.
Le gouvernement doit donc se mettre sur ses gardes puisque les prévisions pour les prochains mois ne sont pas du tout propices à l’optimisme. Ceci d’autant plus que le gouvernement n’a pas tenu compte de l’évolution des prix des matières premières compensées et a même revu à la baisse le budget de la Caisse de compensation qui a absorbé à fin 2011 plus de 52 milliards de DH. D’où risque de remise en cause du déficit budgétaire et du taux de croissance prévisibles.
Quelle que soit l’évolution des charges de compensation, le gouvernement est donc interpellé et doit agir avec diligence pour éviter que la situation ne dérape. Chose qui n’est pas sûre vu que les déclarations à ce propos divergent sur pas mal de points. D’un côté, le ministre délégué auprès du chef de gouvernement chargé des Affaires générales et de la Gouvernance a déclaré, à un confrère de la place, que le projet de réforme sera finalisé dans un délai maximum de 6 semaines. « Nous n’avons toujours pas tranché sur la globalité des aspects du nouveau système de la Caisse de compensation, la proposition finale sera présentée dans 5 à 6 semaines… (et que) la refonte de l’ensemble du système pourrait être envisagée». Pour sa part, Najib Benamour, directeur de ladite caisse, a précisé au même support qu’il ne prévoyait pas de réforme imminente de la Caisse de compensation.