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Aux accents de musique alsacienne comme celle qui résonnait - et résonne peut être encore - dans les matinées ensoleillées du 1er mai sur les collines de part et d’autre de la vallée dès le lever du jour.
Une musique de fête, la fête de ce monde ouvrier pour qui 1936 était une libération. La libération de siècles d’esclavage et d’exploitation.
1er mai, la fête des "sans fêtes", la fête de ceux qui n’ont rien, rien que leurs mains pour subsister. La fête des sacrifiés, des méprisés. Une reconnaissance du droit à la vie.
Je me souviens aussi, comme si c’était hier, du premier samedi après-midi chômé : un jour de fête. Mon père, ma mère, avec, je crois un cousin autour de la table de la cuisine où rentrait un rayon de soleil des plus lumineux que j’ai connu, à se demander si c’était vrai, vrai le droit au repos, aux congés.
Ah ces premiers congés payés. Quinze jours de balades avec mon père, dans les près, des bois, sur son dos, dans ses bras : je n’avais que trois ans! Mais le bonheur d’un gosse, ça peut être parfait aussi.. et inoubliable ! – (comme ce bonheur de me faire tirer sur ma luge par mon père pour traverser "la place des fêtes" couverte de neige fraîche étincelante au clair de lune).
Loin de moi d’oublier mes origines prolétariennes - au vrai sens du mot - de ceux qui n’avaient RIEN, ni maison, ni voiture - tout juste une bicyclette, ni terre, ni bateau, ni le droit de gueuler. Quand même depuis Jules Ferry ils avaient le droit d’apprendre à lire et à écrire : c’est ce qui les a sauvés !
Alors, un hommage à ceux qui ont conquis notre liberté, et ici au Maroc, à tous ceux qui m’ont permis de la préserver depuis 50 ans ! MERCI
* Architecte Urbaniste à Fès
Membre de l’Académie
d’Architecture de France
Une musique de fête, la fête de ce monde ouvrier pour qui 1936 était une libération. La libération de siècles d’esclavage et d’exploitation.
1er mai, la fête des "sans fêtes", la fête de ceux qui n’ont rien, rien que leurs mains pour subsister. La fête des sacrifiés, des méprisés. Une reconnaissance du droit à la vie.
Je me souviens aussi, comme si c’était hier, du premier samedi après-midi chômé : un jour de fête. Mon père, ma mère, avec, je crois un cousin autour de la table de la cuisine où rentrait un rayon de soleil des plus lumineux que j’ai connu, à se demander si c’était vrai, vrai le droit au repos, aux congés.
Ah ces premiers congés payés. Quinze jours de balades avec mon père, dans les près, des bois, sur son dos, dans ses bras : je n’avais que trois ans! Mais le bonheur d’un gosse, ça peut être parfait aussi.. et inoubliable ! – (comme ce bonheur de me faire tirer sur ma luge par mon père pour traverser "la place des fêtes" couverte de neige fraîche étincelante au clair de lune).
Loin de moi d’oublier mes origines prolétariennes - au vrai sens du mot - de ceux qui n’avaient RIEN, ni maison, ni voiture - tout juste une bicyclette, ni terre, ni bateau, ni le droit de gueuler. Quand même depuis Jules Ferry ils avaient le droit d’apprendre à lire et à écrire : c’est ce qui les a sauvés !
Alors, un hommage à ceux qui ont conquis notre liberté, et ici au Maroc, à tous ceux qui m’ont permis de la préserver depuis 50 ans ! MERCI
* Architecte Urbaniste à Fès
Membre de l’Académie
d’Architecture de France