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​Une trachée imprimée en 3D sauve la vie de trois bébés américains

Une première mondiale qui montre le vaste potentiel médical de l'impression 3D




​Une trachée imprimée en 3D sauve la vie de trois bébés américains
Trois bébés américains atteints d'une forme sévère de trachéomalacie (une affection rare des voies respiratoires qui touche 1 nouveau-né sur 2.000 dans le monde) ont été sauvés grâce à une prothèse fabriquée par une imprimante en trois dimensions. Selon le site spécialisé «sciencesetavenir.fr», il s’agit d’une première mondiale, qui constitue un espoir pour soigner cette maladie jusqu'à présent incurable et qui se manifeste par un ramollissement des anneaux de cartilage formant la trachée, empêchant périodiquement de respirer et engageant sérieusement le pronostic vital, comme l'expliquent le Dr Glenn Green, professeur de pédiatrie à l'Hôpital des enfants de l'Université du Michigan et Scott Hollister, professeur d'ingénierie biomédicale dans un entretien accordé à la revue Science Translational Medicine.
«Nous avons pu pour la première fois utiliser l'impression en trois dimensions pour concevoir et fabriquer sur mesure une attelle qui a été cousue autour de la trachée défaillante et qui a permis de restaurer la respiration normale des patients», explique le Dr Glenn Green dans un communiqué, relayé par «sciencesetavenir.fr». Son équipe a bénéficié d'une autorisation d'urgence de la part de l'agence américaine des médicaments (FDA) afin d'implanter cette prothèse à trois bébés âgés de trois, cinq et seize mois au moment de l'intervention.
La prothèse, ressemblant à une sorte de tube, a été confectionnée sur-mesure pour chacun des patients à l'aide d'une imprimante 3D. Pour cela, les scientifiques ont réalisé des scanners en trois dimensions de la trachée et des bronches de chaque enfant qui ont ensuite servi de modèle pour la fabrication de la prothèse. «Elle est spécialement conçue pour changer de forme au fil du temps afin de permettre la croissance de l'enfant», explique le chercheur. En polymère bio-dégradable, la prothèse est capable de se résorber d'elle-même  dans l'organisme au bout de trois ans (fin de la maladie) grâce à un procédé «biorésorbable». 
«Avant cela, ces jeunes enfants avaient peu de chance de survie", rappelle le Dr Glenn Green. Aujourd'hui, le premier des trois patients, Kaiba, âgé de trois mois au moment de la procédure en 2012 et qui a maintenant trois ans, "est actif, va à l'école maternelle et a un bel avenir", se félicite le Dr Green. L'opération a été réalisé avec succès sur les deux autres patients.

Jeudi 7 Mai 2015

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