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​Les raids sur Sanaa font une quarantaine de morts

L'ONU relance ses efforts de dialogue au Yémen




​Les raids sur Sanaa font une quarantaine de morts
QG des Forces spéciales, alliées aux rebelles Houthis, faisant 43 morts parmi les soldats, au moment où l'ONU relançait ses efforts pour réunir les belligérants.
Des avions de combat sous commandement saoudien ont survolé à plusieurs reprises la capitale Sanaa, avant de bombarder le QG du commandement des Forces spéciales, et un dépôt d'armes à Fajj Attane, une colline surplombant la ville dans le sud-ouest, selon des témoins.
Les raids contre le QG des Forces spéciales, loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, ont fait 43 morts et de nombreux blessés parmi les militaires, d'après une source au ministère de la Santé sous contrôle rebelle. A Fajj Attane, le dépôt d'armes, déjà bombardé à plusieurs reprises, a encore été visé par des frappes, selon des témoins.
Venus de leur fief de Saada (nord), les rebelles, soutenus par l'Iran, se sont emparés depuis moins d'un an de régions du centre, de l'ouest et du sud du pays, et de la capitale Sanaa, forçant le président Abd Rabbo Mansour Hadi à s'exiler en Arabie saoudite et déclenchant fin mars une offensive aérienne de la coalition arabe dirigée par Ryad. 
D'autres avions ont frappé mercredi une base navale tenue par les rebelles dans la province de Hodeida (ouest), sur la mer Rouge, qui, selon des habitants, a été sérieusement endommagée.
Des positions rebelles dans la province de Hajja, frontalière de l'Arabie saoudite, à Dhamar (centre), à Taëz (sud-ouest) et à Mareb, à l'est de Sanaa, ont été également visées, ont indiqué des témoins, faisant état de victimes. Deux gardes-frontières saoudiens ont été tués et cinq blessés lorsque leur position a été bombardée depuis le Yémen, a rapporté jeudi l'agence officielle SPA.
L'attaque s'est produite mercredi dans le secteur sud de Zahran, dans la région d'Asir, à la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen, a précisé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué.
Au moins 30 personnes --des civils et des militaires-- ont été tuées à la frontière saoudienne depuis que Ryad a pris la tête fin mars d'une coalition arabe qui mène des raids aériens au Yémen contre les rebelles chiites soutenus par l'Iran.
A Hajja, des témoins ont fait état de victimes dans sept raids visant un dépôt d'armes sur la base militaire de Abs. Dans la province de Dhaleh (sud), la coalition a lancé des raids contre un camp militaire de la région de Qaatabeh, tenu par les rebelles, selon des témoins.
Des pourparlers de paix sur le Yémen, prévus jeudi à Genève à l'initiative de l'ONU, ont été reportés sine die. Le président Hadi a exigé un retrait des rebelles de Sanaa et des villes conquises avant la reprise de tout dialogue. L'ONU a fait savoir mardi qu'elle relançait ses efforts pour convenir d'une nouvelle date pour ces négociations.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon "travaille activement pour convoquer ces pourparlers au plus tôt", a déclaré son porte-parole Stephane Dujarric.
"Comme dans tout conflit, ce sont les civils innocents qui payent le prix fort", a dénoncé la directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chan.
Le conflit a fait près de 2.000 morts et 8.000 blessés, "dont des centaines de femmes et d'enfants", a-t-elle ajouté dans un communiqué, précisant que "7,5 millions de personnes ont besoin en urgence d'une assistance médicale".
"Des hôpitaux ont fermé leurs services d'urgence" car "ils manquent de personnel et de carburant", a-t-elle déploré.
Le Haut comité de secours, mis en place par le gouvernement yéménite en exil, a estimé les besoins urgents du pays à 211 millions de dollars pour la remise en état du réseau électrique et à 113 millions de dollars pour celui de l'eau potable.

Vendredi 29 Mai 2015

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