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​La trêve est entrée en vigueur au Yémen

Une plateforme mise en place par l'ONU à Djibouti pour l'acheminement de l’aide




​La trêve est entrée en vigueur  au Yémen
Une trêve humanitaire censée mettre fin à sept semaines de raids aériens et de combats meurtriers est entrée en vigueur mardi soir au Yémen, a annoncé la coalition anti-rebelles, tout en prévenant qu'elle répliquerait à toute violation du cessez-le-feu proposé par l'Arabie saoudite.
La trêve a "absolument commencé à 23H00 (20H00 GMT)", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la coalition, le général saoudien Ahmed Assiri. "Mais nous sommes très clairs. S'ils ne (la) respectent pas (...) nous continuerons" les frappes, a-t-il ajouté.
Peu après 23H00, les armes se sont tues à Aden, Lahj et Abyane (sud), alors que les rebelles ont redéployé leurs troupes pour renforcer leurs positions notamment à Mareb, près de Sanaa, et à Dhaleh, selon des témoins. Et dans la capitale, la situation était calme une heure après l'entrée en vigueur de la trêve selon des habitants.
La coalition conduite par l'Arabie saoudite mène depuis le 26 mars une campagne aérienne visant à stopper l'avancée des Houthis, qui se sont emparés de vastes régions du Yémen dont la capitale Sanaa, poussant à la fuite le président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié à Ryad.
Jusqu'aux dernières minutes, les violences ont continué entre les Houthis, soutenus par l'Iran, et les pro-Hadi. Lundi soir et mardi matin, la coalition a intensivement bombardé Sanaa, des bombardements "massifs" qui ont causé de "sérieux dégâts" dans la vieille ville de la capitale yéménite, classée au patrimoine mondial de l'humanité, a déploré mardi l'Unesco.
Moins de deux heures avant l'entrée en vigueur de la trêve, des positions militaires rebelles autour de Sanaa étaient toujours visées par des raids, selon des habitants.
Un dépôt d'armes des rebelles près de la capitale avait de nouveau été bombardé par la coalition lundi soir et mardi matin, provoquant une série d'explosions, selon un correspondant de l'AFP, le ministère de la Santé faisant état de 69 morts, en majorité des civils, et 250 blessés.
Dans le sud du pays des dizaines de rebelles et de pro-Hadi ont été tués ces dernières 24 heures, et onze civils, dont trois femmes, ont été tués mardi par des obus à Taëz. D’un autre côté, les tirs en provenance du Yémen ont déjà fait 12 morts en Arabie Saoudite. Au total, 828 civils ont été tués depuis le 26 mars selon l'ONU. 
La trêve devrait permettre l'acheminement rapide de l’aide humanitaire via une plateforme mise en place par l'ONU à Djibouti, en face des côtes yéménites. Anticipant l'arrêt des combats, les Nations unies se sont préparées à une large opération humanitaire au Yémen où 12 millions de personnes sont en insécurité alimentaire.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) -- qui a pu venir en aide à 1,1 million de Yéménites en avril-- s'est dit prêt à apporter des rations alimentaires d'urgence à plus de 750.000 personnes dans les régions touchées par le conflit.
A Washington, le Pentagone a estimé mardi qu'un bateau d'aide humanitaire que l'Iran vient d'expédier vers le Yémen devrait livrer son aide via l'ONU à Djibouti, plutôt que directement dans le pays.
Ils ont également exprimé leur "plein soutien" au nouvel émissaire des Nations unies, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, arrivé à Sanaa pour sa première mission au Yémen depuis qu'il a remplacé le 25 avril le Marocain Jamal Benomar. "Un règlement de la crise yéménite passe par le dialogue, qui doit être inter-yéménite", selon lui.

Jeudi 14 Mai 2015

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