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Pour une appropriation collective des valeurs culturelles

Essaouira intègre le patrimoine mondial




Pour une appropriation collective des valeurs culturelles
Depuis décembre 2001, l’Unesco a inscrit la médina d’Essaouira sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité, un patrimoine architectural et urbanistique particulier et original, témoignant d’un passé ouvert sur toutes les civilisations (européenne, arabo-musulmane et africaine).
Depuis sa fondation au XVIIIè siècle, Essaouira a toujours constitué l’exemple concret d’une fusion entre les différents aspects culturels à partir d’une identité singulière, un modèle architectural et urbanistique qui associe l’architecture européenne à celle  propre au Maroc.
Entourée d’une enceinte avec six majestueuses forteresses et plusieurs tours, la médina s’étend sur une trentaine d’hectares répartis en quartiers bien délimités.
L’une des principales portes monumentales de la ville est celle de la marine qui constitue l’ouverture principale du port sur la médina. Surmontée d’un fronton triangulaire de style grec au milieu duquel est gravée l’inscription précisant l’ordre donné en  l’an 1184 de l’Hégire (1170-71), par le Sultan Sidi Mohamed Ben Abdallâh, à Ahmed El Alj de construire le monument en question.
La porte donne accès a un passage surmonté d’une coupole en forme de pyramide tronquée de base carrée et recouverte de boiserie.
Les sqalas sont des monuments uniques au Maroc et en Afrique et rappellent le style néoclassique des bâtiments militaires européens.
La conception des fortifications donnant sur l’océan répond à la nécessité d’utilisation de l’artillerie ; elles sont très vastes et assez solides (bâties en pierre taillée) pour supporter les coups de canons et résister aux bombardements.
La sqala du port est un élément architectural important constitué de deux ailes fortifiées de 200 mètres de long qui font un angle droit.
Parmi les autres structures militaires qui constituent un passage obligé pour les touristes et visiteurs de la ville, il y a le bastion de Bab Marrakech qui est l’un des édifices défensifs les plus importants du côté terre.
La médina renferme plusieurs édifices à caractère religieux (mosquées, synagogues et quelques églises) témoignant d’une civilisation de tolérance et de diversité culturelle.. Parmi les plus importantes et anciennes mosquées, celles de la kasbah et de Ben Youssef.
L’église dite portugaise, située au pied de la porte sud de la sqala de la médina, est construite vers la fin du XVIIIème siècle par les premiers négociants européens installés dans la ville. Sa façade et son entrée principale, étroitement englobée dans le tissu historique adjacent, se situent au fond d’une impasse en partie couverte.
La médina abritait aussi un grand nombre de synagogues qui témoignaient du dynamisme de la population juive.
Parmi les plus importantes et les plus anciennes, on trouve celle de Simon Attias située au cœur de l’ancienne casbah ; elle a été construite à la fin du XIXème siècle  par un marchand de la ville dont elle porte encore le nom.
A part les fortifications et les édifices religieux, la médina abrite un certain nombre de maisons de consuls, d’une richesse architecturale et décorative importante inspirée à la fois du style  européen et marocain (consulats danois, espagnol, …), demeures privées (riads) attestant du  goût raffiné de leurs constructeurs et dont la majorité conserve toujours leur aspect traditionnel.
Dans la baie d’Essaouira, l’archipel (unique le long du littoral atlantique marocain) est éloigné de 800m de l’extrémité de la jetée ouest du port de la ville, et de 1200m de l’embouchure de l’oued Ksob. Cet archipel comporte essentiellement  une grande île dite Ile de Mogador.

Travaux de restauration

Plusieurs travaux de restauration, de réhabilitation et de revalorisation ont été effectués au cours des dernières années. A titre d’exemple, les restaurations respectives de toute la muraille du côté terre sur une superficie de 20.000 m2 par le ministère des Affaires culturelles et la municipalité d’Essaouira ; d’une partie des remparts côté mer (tronçon sud); consolidation de la muraille du mellah.
Les travaux ont porté également sur la restauration et la réhabilitation du bastion ouest en espace d’exposition artistique, de la sqala du port historique; des portes monumentales et des quartiers; réfection des arcades du souk Jdid par un enduit fausse pierre; restauration des bornes fontaines historiques de la médina, réhabilitation du bastion de Bab Marrakech en une galerie d’exposition polyvalente, réhabilitation de l’ancien siège du Consulat français en un centre socioculturel (Alliance franco-marocaine). Cependant, plusieurs  projets de restauration et de réhabilitation sont mis en œuvre par le gouvernement  et des organismes internationaux et non gouvernementaux : projet de restauration et de réhabilitation de l’ancien siège du Consulat danois en un centre culturel, l’ancienne  église portugaise et sa reconversion en un centre d’accueil pour les artistes, le port historique et la création d’un musée de la mer.



Abdelali Khallad
Samedi 17 Janvier 2009

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