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Plus de 3000 femmes seront élues aux communales




Plus de 3000 femmes seront élues aux communales
Celles engagées en politique sont promptes à l’affirmer : ces sièges supplémentaires dédiés aux Marocaines ne devraient pas inciter les partis politiques à ne présenter de candidates sur les autres listes. C’est d’ailleurs dans cette perspective que des mesures incitatives ont été adoptées par décret.
Le financement de la campagne électorale des formations politiques sera calculé en fonction, également, du nombre de femmes présentées et élues. Ce qui donne sérieusement à réfléchir…
Dans les communes où le scrutin uninominal est en vigueur, une liste supplémentaire de deux sièges est « réservée » aux seules candidates. Pour les communes où les élections se dérouleront selon le mode de scrutin de liste, deux niveaux de représentativité des femmes ont été retenus.
D’abord, dans les communes de moins de 200 000 habitants quatre sièges supplémentaires sont désormais « dédiés » aux femmes qui ont fait vœu de s’engager dans la bataille communale. Dans celles qui comptent plus de 200 000 habitants, c’est une liste de six femmes et donc autant de sièges qui sera dans la course électorale.
Quant aux grandes villes qui ont adopté le système des arrondissements, il faudra désormais compter avec la présence de 4 femmes par arrondissement. Deux siègeront dans l’arrondissement et les deux autres au sein du Conseil de la ville.
« Ce qui signifie qu’à Casablanca par exemple où il existe 18 arrondissements, 64 femmes siègeront en tant qu’élues et la moitié d’entre elles délibéreront dans les instances de la ville alors que Rabat, elle, comptera pas moins de 20 femmes élues communales dont 10 au sein du Conseil de la ville. Avec ce système de sièges dits réservés à la moitié de la société, ce sont exactement 3262 femmes qui seront impliquées dans la gestion de la chose communale.
Autrement, «nous passons du seuil de représentativité ô combien ridicule et injuste de 0,56% à 12%. C’est bien sûr en deçà de nos espérances puisqu’à l’USFP nous revendiquions un quota de 30% », soupire la députée de Rabat, Latifa Jbabdi.
« Ce quota de 12% est un seuil minimal. Les partis ont le devoir de présenter d’autres femmes ailleurs et ne plus se réfugier derrière le faux argument selon lequel les candidates sont introuvables», renchérit cette parlementaire de l’opposition.
Le compte à rebours a commencé et les états-majors partisans sont déjà tout à la préparation du rendez-vous des communales. Les militantes ne cachent pas leurs inquiétudes : ces sièges supplémentaires réservés aux Marocaines ne devraient pas inciter les partis politiques à ne pas présenter de candidates sur les autres listes.


Huit Marocaines pour un 8 mars en Belgique

Huit femmes marocaines sont invitées à faire montre de leur art poétique en Belgique. L'occasion du 8 mars, Journée mondiale de la femme, permettait de focaliser sur la créativité féminine. Les poétesses élues se produiront respectivement, du 6 au 8 mars dans trois villes belges : Bruxelles, Bruges et Anvers. Moussem, instance organisatrice, entend mettre l'accent sur des femmes écrivaines qui s'expriment en arabe classique, en darija (dialecte arabe), amazigh (berbère), français et néerlandais. C'est donc d'un Maroc féminin, pluriel et divers qu'il s'agira. L'objectif est d'effectuer un voyage à travers le vaste paysage de la littérature marocaine féminine contemporaine.
Sur le plan musical, les dirigeants de Moussem ont fait appel à l'une des divas du Melhoun au Maroc, en l'occurrence Touria Hadraoui, celle qui avait lancé 'Kalima' (La Parole), magazine de reportages fait par et pour les femmes. Les sujets abordés dans 'Kalima' sont pour le moins audacieux. Elle accompagnera ainsi les soirées poétiques, à la faveur d'une interprétation personnelle du Melhoun, genre musical historiquement réservé aux hommes. Le répertoire arabo-andalou sera également au programme. Touria Hadraoui sera accompagnée par le pianiste russe Simon Nabatov.
A travers la poésie, le public marocain et belge aura ainsi la possibilité de faire la connaissance de Nadia Dala, journaliste et présentatrice flamando-marocaine, Rachida Lamrabet, écrivaine flamande d'origine marocaine et également juriste.
Aïcha Bassry membre de la Maison de la poésie et de l'Union des écrivains du Maroc, Hafsa Bekri-Lamrani enseignante de la langue anglaise à l'American Language Centre et au Centre pédagogique, à Casablanca et à Rabat, Fatima Zahra Bennis, membre de l'Union des écrivains du Maroc et de Poetas del Mundo au Chili, Nouhad Benaguida, parolière vivant à Khémisset et responsable du premier site Internet entièrement dédié à la poésie populaire marocaine, Siham Bouhlal, docteur en littérature à la Sorbonne et traductrice littéraire et Fadma El Ouariachi qui versifie en langue amazighe, notamment en tarifit. Des soirées hautes en couleur, à suivre…en Belgique bien évidemment.

Narjis Rerhaye
Samedi 7 Mars 2009

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