Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Les psychiatres la déclarent “irresponsable”





Geneviève Lhermitte, la Belge de 42 ans jugée pour avoir égorgé ses cinq enfants en 2007, était “irresponsable de ses actes” au moment des faits, ont estimé mardi les experts psychiatres, allant à l’encontre de leurs conclusions antérieures.
“L’examen permet de dire que l’accusée était dans un état grave de déséquilibre mental au moment des faits”, ont indiqué les experts en présentant leurs nouvelles conclusions devant la cour d’assises de Nivelles (sud), selon un compte rendu de l’audience diffusé sur le site internet du journal Le Soir.
Elle était “irresponsable au moment des faits” et reste en état de “déséquilibre mental”, ont ajouté les trois psychiatres, Xavier Bongaerts, Raymond Gueibe et Philippe Meire, qui lors de l’enquête l’avaient pourtant jugée apte à comparaître devant une cour d’assises.
A présent, ils recommandent un “suivi thérapeutique et social”.
Il appartiendra toutefois finalement aux jurés de se prononcer, probablement en fin de semaine, sur l’état mental de l’accusée. S’ils la jugent irresponsable, ce sera à une commission spécialisée de déterminer si elle doit être internée.
Les experts avaient été invités à procéder à cette nouvelle expertise à la suite de la lecture à l’audience de jeudi d’une lettre adressée par Geneviève Lhermitte à son psychiatre à la veille des faits.
Dans cette lettre, dont ni les enquêteurs ni les psychiatres n’avaient eu connaissance durant l’instruction, Geneviève Lhermitte évoquait son projet de tuer ses enfants et de mettre fin à ses jours.
“J’ai des idées noires. Je sais que ce sont des idées suicidaires qui vont m’entraîner moi et je sais que je vais prendre mes enfants parce qu’il n’y a pas d’avenir”, avait-t-elle écrit. Ce courrier n’avait pas entraîné de réaction de son médecin.
Durant l’enquête, les experts avaient estimé que le discernement de Geneviève Lhermitte était “profondément altéré” mais pas “aboli” au moment des faits.
Au premier jour de son procès, cette mère de famille, décrite comme “fusionnelle” par son entourage, a raconté comment elle avait successivement égorgé son fils et ses quatre filles, âgés de 3 à 14 ans, avant de se poignarder, au domicile familial de Nivelles le 28 février 2007.

Libé
Dimanche 21 Décembre 2008

Lu 181 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toute circonstance, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dossiers du weekend | Spécial élections | Libé + Eté | Spécial Eté










www.my-meteo.fr

Votre navigateur ne supporte pas le format iframe
Votre programme TV avec Télé-Loisirs