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Les initiatives pour l’emploi : «Idmaj», «Taâhil » et autres «Moukawalati»




Les initiatives pour l’emploi : «Idmaj», «Taâhil » et autres «Moukawalati»
En attendant les derniers chiffres du Haut commissariat au plan,  le taux de chômage oscille toujours sous la barre des 10%. En effet, si ce taux a atteint les 9,6% lors du premier trimestre de 2008, il est revenu à 9,1% vers le deuxième trimestre de l’année.  Une baisse qu’on peut, entre autres, mettre à l’actif d’un certain nombre d’initiatives pour l’emploi.
Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui vient de rendre public son bilan au titre de l’année 2008, met en exergue la dynamique que connaît l’économie sociale et les initiatives entrepreneuriales. Une dynamique qui a permis la création de quelque 334.000 emplois dans le cadre de l’économie sociale et 30.000 emplois dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Il faut savoir en effet que  des programmes comme «Idmaj » ou « Taâhil» contribuent fortement à la création d’emploi et que le programme « Idmaj» a permis l’insertion de 120.750 bénéficiaires en 2008 dont 47% de femmes et 53% d’hommes, contre les 105.000 prévus initialement.
Selon les résultats préliminaires d’une récente étude réalisée par la CNSS et l’ANAPEC,   75% des bénéficiaires de ce programme ont été recrutés définitivement par les établissements où ils ont passé leur stage. Pour le programme «Taâhil», l’on relève la création de plus de 12000 occasions de formation pour intégration dont 3200 au titre de la formation pour emploi, 5534 au titre de la formation qualifiante, en plus de 1450 bourses destinées à la formation dans le secteur des services.
Le programme « Moukawalati », qui a fait couler beaucoup d’encre, a réussi, selon le ministre, à faire son démarrage. De 526 entreprises créées en 2007, on est passé aujourd’hui à 1624 en 2008, sachant que 6198 candidats ont achevé leur formation, 3788 projets sont entre les mains des banques et 1274 ont été financés par les banques ou autofinancés par des jeunes entrepreneurs. Ces initiatives  ont permis de créer 4712 emplois, un chiffre qui est appelé à augmenter dans le futur suite au renforcement du réseau de Moukawalati  qui compte aujourd’hui quelque 164 guichets répartis à travers le Maroc  et surtout, suite au dernier accord signé avec la BMCE et Attijariwafa bank. De même, le ministère lancera à partir du 4 février une campagne de communication et d’information pour mieux faire connaître ce produit. Le ministère examine également la possibilité d’ouvrir ce programme aux jeunes porteurs de projets qui n’ont pas de diplômes.
Par ailleurs et en vue d’améliorer le rendement des initiatives pour l’emploi, le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’apprête à lancer une étude prospective régionale sur les besoins du marché de travail qui a fixé comme objectif  la création de 76.000 emplois, dont 30.000 dans la région de Tanger-Tétouan, et ce, dans les domaines du tourisme, de l’industrie automobile, de l’aéronautique, des services et de la logistique dans le domaine du transport. Dans la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër, c’est le chiffre de 24.000 emplois qui a été retenu dans les domaines du tourisme, de l’artisanat, du textile, de l’habillement, des travaux publics, des services en Offshoring et de la logistique dans le transport. Enfin, les 21.000 restants sont à chercher dans la région de Marrakech-Tensift-El Haouz. Le département annonce également l’achèvement d’une étude prospective dans les régions de Souss-Massa-Draâ, du grand Casablanca et celle de Chaouiya Ouerdigha.
Le programme « Infitah » qui gère l’immigration légale à l’étranger ne cesse de se développer. Le nombre de Marocains ayant travaillé à l’étranger durant une période déterminée s’est établi à 12031 en 2007-2008, et il sera de 18.000 en 2008-2009. Dans ce cadre, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, qui a tenu un point de presse cette semaine pour rendre public le bilan de son département, précise que le taux de retour des travailleurs est passé de 20% en 2004 à 95% en 2008. Le nombre d’étrangers travaillant légalement au Maroc va, lui aussi, en augmentant. Ils sont aujourd’hui 8770 étrangers à travailler au Maroc contre 4570 en 2007, dont 46,7% (4097) sont des premiers contrats, 50% (4385) sont des contrats renouvelés et 3,3% (240)  sont des contrats appartenant à des artistes. En termes de nationalités, ce sont les Français qui viennent en tête avec 55,8%, suivis des Espagnols avec 36,5% puis viennent en dernière position les pays arabes avec 7,4%.
Par ailleurs, concernant les retombées de la crise financière internationale sur le Maroc et plus précisément sur des secteurs précis comme le textile, l’habillement ou l’industrie automobile,  le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle affirme être conscient des enjeux de cette crise sur ces secteurs et que le gouvernement annoncera dès la semaine prochaine un train de mesures visant à soutenir les sociétés en difficulté et préserver les acquis sociaux des travailleurs. Cependant, précision oblige, seules les entreprises qui sont en règle avec le fisc et la CNSS recevront l’aide de l’Etat.

Amina SALHI
Samedi 31 Janvier 2009

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