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Le nucléaire traîne le pas




Le nucléaire traîne le pas
Le nucléaire n'est pas une alternative retenue par le Maroc pour garantir son indépendance énergétique. Comme l'Algérie dispose de ressources gazières énormes, ce pays n'a pas hésité à détenir deux réacteurs nucléaires.
Or, au Maroc, les choses traînent en dépit du besoin réel en énergie à base nucléaire. S'agit-il des raisons politiques ? Technologiques ? Financières ? Il faut reconnaître qu'un flou entoure cette question à tel point que les experts même les mieux placés n'arrivent pas à comprendre la position du Maroc qui paie une facture pétrolière insupportable pour s'approvisionner en ressources énergétiques.
Les réflexions sur l'introduction de l'électronucléaire dans le système électrique national avaient été lancées au début des années 80. Elles concernaient les études de site et de faisabilité technico-économique de la première centrale électronucléaire.
Ces études, réalisées avec l'assistance de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), avaient permis de qualifier un site pour abriter la première centrale électronucléaire dans notre pays.
Depuis ce temps, le paysage énergétique mondial a subi de profondes mutations qui ont eu un impact direct sur la situation énergétique des pays non producteurs de pétrole et de gaz comme le Maroc. Le projet est actuellement dans une phase d'évaluation, pour prendre en considération toutes les nouvelles donnes technico-économiques et de sécurité liées à l'introduction de l'électronucléaire au Maroc.
Les résultats fournis à l'issue de l'étude de faisabilité avaient conclu, par ailleurs, que le réseau électrique national ne pourra supporter l'insertion d'une centrale électronucléaire qu'à partir de 2017. Selon une étude réalisée récemment par ce département, l'introduction de l'électronucléaire dans le bilan énergétique national nécessite une consommation nationale d'un niveau minimum de 80 Twh à comparer à 22 Twh consommés en 2007.
La technologie électronucléaire appropriée pour le système électrique national constitue une composante majeure de la réflexion menée actuellement par ce département dans le cadre des préparatifs liés à l'introduction de l'électronucléaire dans notre pays.
Le choix de cette technologie qui devrait prendre en considération les spécificités et l'évolution du marché national de l'électricité, ainsi que les caractéristiques de sa courbe de charge et ses tendances prévisionnelles fera l'objet d'études spécifiques.
L'investissement attendu dépend de plusieurs paramètres dont principalement la technologie choisie, la taille des réacteurs et la capacité globale de production qui sera retenue.
La réflexion menée actuellement traitera en détail cette question que nous considérons comme composante majeure du coût complet du Kwh produit dans une centrale électronucléaire.
Compte tenu du taux d'évolution de la demande électrique, de l'évolution attendue de la technologie des réacteurs et de la baisse attendue des coûts d'investissements dans les centrales électronucléaires, et dans une perspective de développement et d'introduction de la filière électronucléaire dans le bilan énergétique national à l'horizon 2020-2025 dans des conditions économiquement rentables, notre pays envisage à présent la mise en place d'une démarche globale incluant la législation et la réglementation relatives à la sûreté et la sécurité nucléaires, la mise en place d'une Agence de sûreté et de sécurité nucléaires, le programme de développement des compétences dans les techniques nucléaires et la réalisation des études nécessaires pour le choix de la technologie appropriée pour le système électrique national.
Au Maroc, les techniques nucléaires sont utilisées dans les différents secteurs socioéconomiques tels que la médecine, l'agriculture, l'industrie, l'environnement, l'eau, l'enseignement, la recherche scientifique, etc.
Les principales actions réalisées depuis 1999 dans le domaine de la promotion au Maroc de l'utilisation des techniques nucléaires se résument à l'actualisation et la mise à niveau du cadre législatif et réglementaire nucléaire national, à l'autorisation et au contrôle réglementaire des installations nucléaires du Centre d'études nucléaires de la Maâmora (CENM), à l'organisation avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Union Européenne d'ateliers et de séminaires nationaux et régionaux, à la mise en place d'un Comité de réflexion sur l'option électronucléaire et le dessalement de l'eau de mer par la voie nucléaire ainsi qu'à la signature de la déclaration de principes du Partenariat mondial pour l'énergie nucléaire (Global nucleaire energy partnership : GNEP), en octobre 2008.
Pour ce qui est des principales actions en cours de réalisations, il y a lieu de citer l'octroi au CNESTEN de l'autorisation d'exploitation des installations nucléaires du CENM, la promulgation du décret reconduisant pour 2009 la garantie de l'Etat accordée au CNESTEN en matière de dommages nucléaires, la promulgation du projet de loi relative à la sûreté et à la sécurité nucléaires et radiologiques ainsi que la signature du programme-cadre national pour la coopération technique avec l'AIEA.

L B
Vendredi 13 Mars 2009

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