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La région du Nord, un chantier à ciel ouvert




La région du Nord, un chantier à ciel ouvert
La région du Nord du Royaume, longtemps mise au ban des stratégies de développement, connaît, aujourd’hui, incontestablement un essor socioéconomique sans précédent, faisant de Tanger-Tétouan l’une des zones les plus attractives au niveau régional mais également sur le plan international. Un développement qui est né d’une volonté stratégique de promouvoir de grands projets de mise à niveau des différents secteurs productifs, à travers l’ouverture de chantiers de grande envergure.
L’amélioration des infrastructures routières et autoroutières à travers la réalisation de la rocade méditerranéenne entre Tanger et Al-Hoceima, la construction de la gigantesque plateforme portuaire Tanger-Med et la desserte du complexe au réseau ferroviaire, l’impulsion du projet Tamouda Bay, le lancement de la construction des barrages Oued R’mel et Martil, l’élargissement de l’aéroport de Tanger (qui vient d’ailleurs de maintenir sa certification ISO) sont autant d’exemples de chantiers structurants mis en place ces dix dernières années et qui devraient positionner la région du Nord comme un pôle de compétitivité économique par excellence devant drainer plusieurs investissements dans des secteurs porteurs tels que les télécommunications, l’offshoring, les NTIC, le tourisme, les infrastructures, la gouvernance…
p Tamouda Bay
Depuis novembre 2006, date à laquelle le ministre du Tourisme a lancé le nom de commercialisation du littoral M’diq-Fnideq, la région dispose désormais d’une identité « Tamouda Bay » et d’un label à faire valoir dans le domaine touristique au niveau national et international. Mais l’appellation ne suffit pas pour présenter une offre touristique « à la hauteur »… Dès lors, un large chantier d’un montant de 3.3 milliards de dirhams s’ouvre sur un littoral de 20 km. Tamouda Bay s’étend sur 50 hectares répartis en cinq parcelles. Huit hôtels avec une capacité de 5000 lits devraient être construits, 4 parcours de golf verront le jour en plus des nombreux espaces et infrastructures de loisirs (marina, jardins, restaurants…) afin d’accueillir les 10 millions de touristes qui devraient se bousculer à nos frontières à l’horizon 2010.
Une année après le lancement de Tamouda Bay, le Roi Mohammed VI lançait les travaux de réalisation du projet de dépollution du littoral de Tamouda Bay et de la ville de Fnideq dont le coût global s’élève à 416 millions de dirhams. Pour un projet d’une telle envergure, la question environnementale occupe une place de choix. Ce chantier mené dans le cadre d’un partenariat entre Amendis Tétouan (filiale de Veolia Environnement Maroc) qui assure, entre autres, la gestion déléguée du secteur de l’assainissement liquide, l’APDN (Agence pour la promotion et le Développement des provinces du Nord, ainsi que les communes urbaines de M’diq et Fnideq,  a été programmé sur trois tranches. La première tranche s’étalant sur 2007-2009 a nécessité une enveloppe budgétaire de 276 millions de dirhams. La deuxième  s’étalera sur 2014 - 2015. Les travaux de la troisième  se feront entre 2020-2021. Il s’agira de réaliser 16.5 km de réseaux d’interception, de mettre en place une station d’épuration et des stations de pompage.  La première partie du chantier dont les travaux ont débuté en décembre 2007 vise à intercepter les eaux usées générées dans la zone touristique et acheminer   ces eaux vers une station d’épuration. L’ensemble des effluents du littoral entre Kabila et Oued Negro seront ainsi collectés par des conduites principales puis transférés via des stations de pompage vers la station de traitement Oued Negro. Des conduites secondaires seront installées afin de raccorder les complexes touristiques.
Aujourd’hui,  l’un des avantages de ce projet est de permettre de réutiliser les eaux usées - qui auront transité par la station de traitement - dans l’irrigation des espaces verts et des parcours de golfs programmés dans le cadre des projets touristiques. Ce système de dépollution permettra de mettre en place des infrastructures de base et surtout de maintenir quelques kilomètres de plages propres. Un chantier structurant vise également à assurer de bonnes conditions de vie à la population.
p Les technoparcs
En développant les infrastructures routières et portuaires, le Royaume pose les bases d’un développement économique et industriel compétitif au niveau régional. Une chose est sûre : l’on ne devrait pas s’arrêter là, car l’émergence d’une industrie nationale compétitive se fait également par la mise en place de plate-forme favorisant l’implantation d’entreprises innovantes à même d’exploiter les ressources de la région.  C’est notamment l’une des caractéristiques des technoparcs. Le Technoparc de Casablanca ou le Technopolis de Rabat-Salé, en cours de finalisation sont déjà des projets nationaux qui ont vu le jour et  donnent à réfléchir sur les opportunités de développement économique par le biais des nouvelles technologiques. D’autres chantiers de technoparcs sont en cours de préparation à l’instar de celui de Fès… La région du Nord mérite aussi d’avoir rapidement un technoparc à la hauteur des compétences et des potentialités dont elle dispose. C’est d’ailleurs autour de ce challenge qu’a été organisée, les 22 et 23 avril 2009, la techno-rencontre Tétouan 2009 autour du thème « Les défis du partenariat de voisinage : les technoparcs ».
C’est au sein d’un lieu hautement symbolique dans la recherche, le développement et l’innovation, la Faculté des sciences de Tétouan (l’Université Abdelmalek Essaadi), d’ailleurs fièrement représentée à l’émission Challengers par la prestation de Mohammed Nabil Srifi qui a été choisi par les Marocains comme porteur d’un projet d’avenir, que cette rencontre a réuni différents partenaires - universitaires, organismes et administrations publiques, sociétés et entreprises espagnoles et marocaines -, soucieux de créer et de renforcer des partenariats avec l’ASIT de Malaga (Asociación al servicio de la investigación y la tecnología) qui a déjà une expertise dans la création de technoparc.
 L’expérience espagnole a permis de créer des emplois par le développement de la recherche mais également d’apporter une valeur ajoutée d’innovation aux PME. D’ailleurs, au Maroc, la stratégie nationale de la recherche scientifique vise à développer des niches d’excellence, de valoriser les atouts du Maroc et d’accompagner les entreprises.

Amel NEJJARI
Samedi 25 Avril 2009

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