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La célébration de la Journée mondiale de l’eau par l’asset et la Faculté des sciences de Rabat

Pour une culture de l’eau au service du développement




La célébration de la Journée mondiale de l’eau par l’asset et la Faculté des sciences de Rabat
L’eau est une ressource capitale pour l’amélioration ou le maintien des conditions de vie humaine. Sa disponibilité doit être croissante dans les prochaines années pour répondre aux besoins créés par une démographie mondiale en augmentation permanente et un développement économique durable nécessaire.
Le développement des ressources en eau est sans aucun doute un élément clé du développement économique et social. Au fait, nous sommes devant un vrai dilemme : améliorer la gestion de l’eau ou réduire la demande. Alors, comment réduire la demande quand on sait que d’ici 2050, on sera 9 milliards de  bouches à nourrir?
Les Nations unies ont commencé à tirer la sonnette d’alarme pour un usage rationnel de l’eau depuis déjà plusieurs décennies, ce qui a amené à considérer le 22 mars de chaque année comme Journée mondiale de l’eau dont la célébration a commencé depuis 1994 sous des thèmes différents tels : La sauvegarde des ressources en eau est l’affaire de tout le mode; Les femmes et l’eau; De l’eau pour la santé; L’eau source de vie; L’eau et la culture; De l’eau pour le développement, etc. En effet, la prospérité dépend en partie des investissements effectués dans le secteur de l’eau.
Cette année, les Nations unies ont choisi de célébrer la Journée mondiale sous le thème : “Les eaux transfrontalières”, d’où la tenue du 5ème Forum sur l’eau à Istanbul. Apparemment, d’aucuns diraient, oui, mais Ce thème ne concerne pas le Maroc, il est épargné de tout conflit frontalier relatif aux eaux transfrontalières, vu son indépendance dans le domaine de l’eau, sauf que le problème peut toujours être posé en termes de partage des eaux entre les régions, de l’amont à l’aval, et le conflit des années trente du siècle passé sur l’eau de l’oued Boufkrane de la région de Meknès est toujours gravé dans les mémoires.
Malgré tous les efforts déployés pour sensibiliser les populations sur le danger de la rareté de l’eau et du manque de rationalité dans son utilisation dans les domaines industriel, agricole et domestique, il reste beaucoup de chemin à faire pour que le comportement des usagers vis-à-vis de cette denrée névralgique, de plus en plus rare, devienne une culture pour l’économie de l’eau, culture à enraciner dans les esprits de toutes les générations au travers des programmes de sensibilisation et de formation continue.
Aussi, et face aux attentes légitimes des collectivités territoriales et des citoyens en termes de coût et de qualité de service, comment peut-on améliorer la régulation des services d’eau afin que cette ressource naturelle soit considérée comme un bien public et fasse l’objet d’une gestion raisonnée au profit des générations présentes et futures ? Les ressources en eau sont limitées. Pour éviter les conflits relatifs à toute pénurie, la réponse réside dans la coopération entre les peuples et les régions.
Parce que l’enjeu est grand, l’ASEET a opté pour un partenariat pluriel afin d’assurer la pérennité de l’action de sensibilisation à outrance. Nous sommes convaincus que cela ne peut se faire que par la mise en action de toutes les synergies possibles, en l’occurrence les acteurs qui agissent dans le domaine, le monde de l’éducation nationale, les universitaires chercheurs, les médias et la société civile. Etre à l’écoute de ces acteurs est une condition sine qua non à même de donner plus de visibilité aux décideurs politiques.
C’est dans cette perspective que l’ASEET, soutenue par l’ONEP, l’OCP et l’ONE, a engagé un processus irréversible de sensibilisation continu et généralisé, avec le concours du ministère de l’Education Nationale au travers des Académies de l‘éducation et de la formation, à même d’assurer la durabilité de l’action. A cet effet, et durant trois jours, les 20, 21 et 22 mars courant, le siège de la Faculté des sciences de Rabat qui fête son cinquantenaire, a connu une activité intense dont l’exposition d’une centaine de tableaux de peinture et la présentation de quatre pièces théâtrales de qualité sur le thème de la bonne gestion de l’eau, œuvres des élèves de l’Académie de Rabat-Salé-Zemmour Zaër. S’ajoute à cela, la présentation des réalisations de l’ONEP et de l’ONE dans le domaine de l’eau et de l’énergie sous toutes ses formes.
Aussi, la manifestation a connu la tenue d’une conférence-débat animée par d’éminents spécialistes dans le domaine sur : Les eaux transfrontalières, eaux partagées; Dualité eau-énergie; Vulgarisation sur l’approche des techniques nucléaires dans le domaine de l’eau; Impacts des barrages sur la diversité; La gestion des ressources en eau au Maroc; Eau, assainissement et environnement.
Les neuf communications suivies d’un débat riche et fructueux ont conduit aux mêmes constats et propositions recommandées par le symposium de l’Unesco tenu en novembre dernier à Paris auquel l’ASEET a participé, et qui se résument en termes de : développement, durabilité, société et de gouvernance.
 Développement : L’eau et l’énergie sont étroitement liées comme facteurs primordiaux du développement. Elles doivent être accessibles à tous.
- L’agriculture, en terme d’alimentation, est en interaction étroite avec les problématiques de l’eau et de l’énergie.
 - Soutien essentiel et accru, de la part des Etats développés et des banques de développement, aux politiques volontaristes et exemplaires en matière d’eau et d’énergie.
Durabilité : Croissance démographique, changement climatique, migration urbaine.
- Actions soutenues pour la diminution des impacts dommageables de l’homme sur son milieu.
 - Recours à des énergies renouvelables sans carbone en tant qu’axe fort du développement durable
Société : Mener des actions permanentes de mobilisation pour une gestion responsable et équilibrée de l’eau et de l’énergie pour répondre à l’accroissement des besoins alimentaires et l’évolution des préférences vers des régimes plus consommateurs d’eau et d’énergie.
Gouvernance: Facteurs essentiels du développement, l’eau et l’énergie doivent l’une et l’autre être prises en compte aux plus hauts niveaux des responsabilités politiques, aux niveaux national et international.
- Les organismes de financement devront prendre des initiatives nouvelles en matière d’innovation financière.
 - Concertations nationales et internationales nécessaires  pour la définition d’objectifs globaux et pour l’élaboration de guides pour la gestion locale.
 - Il est proposé que le Conseil mondial de l’éau et le Conseil mondial de l’énergie se réunissent afin d’élaborer ensemble une déclaration préalable et d’engager une réflexion  commune.
 - L’utilisation de l’eau et de l’énergie doit être raisonnée  et exempte de gaspillage.
- La mise en œuvre de politiques tarifaires économiquement équilibrées.
 - Mettre en synergie les rôles et les responsabilités des puissances publiques, de la société civile et ceux des opérateurs privés.
- Qu’il soit noté à l’occasion, les grands absents à cette manifestation sont : le ministère de l’Energie et des Mines, le secrétariat d’Etat à l’Eau et à l’Environnement et les deux chaînes nationales de télévision malgré leur invitation à temps et par l’ASEET et par la Faculté des sciences vde Rabat
(*) Président de l’Association Eau et Energie pour Tous -ASEET-

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Samedi 28 Mars 2009

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