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Gaza en feu, des manifestations partout à travers le Royaume

Le personnel politique met en exergue le rôle du Maroc




Gaza en feu, des manifestations partout à travers le Royaume
L’année s’achève sur l’horreur de Gaza sous les bombes israéliennes et les vœux de paix formulés par la classe politique marocaine sont loin d’être un exercice de style et de circonstance. Le premier secrétaire de l’USFP, Abdelouahad Radi, est prompt à dire tout son souhait pour voir la paix s’installer au Moyen-Orient. « Que 2009 soit l’année de la création d’un Etat palestinien et que le Maroc joue son rôle de faiseur de paix dans la région ». Celui qui est ministre de la Justice rêve de la création d’un Etat de Palestine. Des vœux qui ne sauraient masquer les bombardements par Tsahal d’une ville meurtrie, qui, tous les jours enterre ses morts.
Au même moment, Ismaïl Alaoui, le leader du PPS, en appelle à la conscience de la communauté internationale qui ne saurait rester « sourde et aveugle devant l’apartheid israélien ». « Il est grand temps que le monde se réveille et prenne conscience du droit à l’indépendance du peuple palestinien », soutient le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme.
Face au massacre et au génocide de Palestiniens, de civils pris en otages par les raids d’Israël, ces maisons soufflées par les bombes et ces bâtisses officielles rayées de la carte, quel rôle le Maroc peut-il jouer ? Que peut entreprendre le Royaume qui préside le comité Al Qods pour que cette violence cesse, que le dialogue reprenne, que la paix s’esquisse ?
« N’oublions pas que le Maroc joue un rôle historique dans la cause palestinienne et ce depuis des décennies. Beaucoup de choses ont été entreprises et d’autres sont faites depuis que Gaza vit sous les bombardements d’Israël. D’abord sur le plan populaire, de nombreuses manifestations sont organisées un peu partout à travers le Maroc. Il est important de maintenir un tel rythme de manifestations populaires pour qu’il y ait pression sur l’opinion publique internationale. C’est aussi une manière pour la rue de signifier que l’Union Européenne et les Etats-Unis peuvent faire pression sur Israël pour qu’elle cesse son massacre », explique Saad-Eddine El Otmani, le président du conseil national du PJD. Ce dirigeant islamiste rappelle dans la foulée le rôle humanitaire joué par le Maroc, à l’instar d’autres pays du monde : une collecte de médicaments à l’adresse des populations de Gaza est actuellement en cours en terre marocaine. « Sur un plan officiel maintenant, le Maroc doit arrêter tout contact avec les responsables israéliens. Avec l’échec de toutes les négociations, Israël a bien montré qu’il n’avait aucune intention de paix dans la région. Il faut aujourd’hui mettre un terme à toute action visant à la normalisation. Enfin, SM le Roi qui préside le comité Al Qods doit poursuivre les initiatives qu’il a entamées notamment en intensifiant les pressions à travers les instances internationales », souligne S. El Othmani.
p Une réponse politique
sur le terrain
Regardant dans le rétroviseur, le dirigeant usfpésite Habib El Malki s’invite à un exercice de la mémoire. Un salutaire rappel pour dire que le Maroc a toujours été unitaire dans la défense de la cause palestinienne. « Au-delà des divergences, des différences, les sensibilités politiques marocaines se sont très tôt, dès les années 60, regroupées au sein de l’Association marocaine de défense de la Palestine. Et dans ce sens, le Maroc est vraiment une particularité dans le monde arabe », affirme le député de Bejaad. 
Que faire maintenant pour que cesse le brasier et la mort de centaines d’innocents en terre de Palestine ? « Il faut mettre à profit cette situation dramatique pour dépasser les divisions du mouvement palestinien. Nous assistons à une très grande division des Palestiniens. Qui a tort et qui a raison ? ce n’est pas le moment de poser une telle question. Pour l’heure, la seule réponse possible sur le terrain est une réponse politique et stratégique qui consiste à voir les Palestiniens retrouver leur unité. Vous savez, les manifestations de soutien, c’est bien, mais cela ne changera rien sur le terrain. Hamas a fait un calcul erroné en se déclarant gouvernement en dehors de l’Autorité palestinienne. Il en a résulté de l’isolement et surtout un problème grave de subsistance de la population de Gaza. La population de Gaza est aujourd’hui une population affamée », s’indigne notre interlocuteur pour qui le processus de paix ne peut se déclencher que par l’unité des rangs palestiniens. « Cela demande du courage et la négociation doit obéir à une logique devant faire évoluer le dialogue», a-t-il conclu.



Narjis Rerhaye
Samedi 3 Janvier 2009

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