​Zoe Saldana et Mark Ruffalo dans «Daddy Cool» un film riche en émotion sur un père bipolaire

Mercredi 17 Juin 2015

​Zoe Saldana et Mark Ruffalo dans «Daddy Cool» un film riche en émotion sur un père bipolaire
“Daddy Cool", avec Mark Ruffalo et Zoe Saldana, raconte l'histoire vraie d'un père atteint d'une maladie mentale dont les conséquences sont dévastatrices pour toute sa famille: le trouble bipolaire. Cam Stuart (Mark Ruffalo) est incapable de garder un travail et alterne entre crises d'ivresse euphorique et phases dépressives. Sa femme (Zoe Saldana) se retrouve, dans les conservatrices années 70 de la Nouvelle Angleterre, dans le nord-est des Etats-Unis, face à ce mari qui ne peut subvenir aux besoins de sa famille. Elle choisit de laisser ses filles aux mains de ce père pas comme les autres pour partir étudier à New York et obtenir un diplôme qui leur assurera un meilleur avenir. Les deux petites filles, Amelia, jouée par Imogene Wolodarsky, fille de la  réalisatrice Maya Forbes, et Faith, incarnée par l'adorable Ashley Aufderheide, doivent faire face aux excès, égarements, et colères de ce père par ailleurs fantasque et affectueux. Cette histoire, c'est celle de la réalisatrice Maya Forbes: "Quand j'avais six ans, mon univers a implosé: mon père a souffert d'une série de crises  maniaco-dépressives et mes parents se sont séparés". Sa mère était incapable de trouver un emploi décent, sa soeur China (la chanteuse du groupe Pink Martini) et elle allaient dans une école sous-financée et difficile. La famille de son père, l'une des plus riches des Etats-Unis, ne leur offrait aucune aide financière affirme-t-elle, "à cause d'une règle étrange sur l'argent: il ne fallait jamais en demander et si vous le faisiez, ils vous  humiliaient". Quand sa mère a décidé de partir étudier à des centaines de kilomètres, "son plan semblait fou (..) Et au final ça a marché. Nous sommes devenus notre propre version d'une famille qui survit et même prospère, d'une façon non conventionnelle", ajoute la cinéaste. Mark Ruffalo a expliqué à l'AFP lors de la présentation au festival du film de Los Angeles (LAFF), dimanche dernier, que "certains membres de ma famille sont atteints  de troubles bipolaires, alors cette histoire m'est très familière". 
Le comédien raconte qu'il a notamment été séduit par le film, qui sort vendredi en Amérique du nord et début juillet au Maroc, parce qu'il "traite le  trouble bipolaire comme quelque chose qui s'intègre à la vie de ces gens". Le long-métrage montre des scènes de crise où le père quitte l'appartement en pleine nuit sans prévenir ses filles et rentre ivre au petit matin. Mark Ruffalo estime toutefois que ce père n'était pas dangereux pour ses enfants. "C'est un très bon père mais d'une façon non conventionnelle. Il adorait ses filles et elles sont devenues des femmes magnifiques", conclut-il.


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