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Mohamed Lahbib Choubani veut, autant que faire se peut, nous convaincre qu'il mérite son inscription au cycle de doctorat à la Faculté de droit à Rabat. Une étudiante lui complique la tâche. Les arguments qu'elle présente sont fondés. En cause, le ministre vient de proposer un sujet puisé essentiellement, sinon totalement, dans un rapport gouvernemental.
Ce n'est pas déontologique, crie l'étudiante qui travaille sur le même sujet depuis plus de trois ans. Mais la pire des bourdes dans cette affaire-scandale est la présence parmi le jury scientifique d'un ami et « frère » de Choubani. Il s'agit d’Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat exécutif du PJD, qui siège au côté du même Choubani. Ce dernier déballe tout le non-dit dans un lapsus révélateur: «Mon doctorat est fin prêt!», annonce-t-il au jury.
Comment pourrait-il se transformer en membre du jury pour décider au nom du ministre qui était, hier encore, son responsable direct au sein de la commission du dialogue avec la société civile. Hamieddine en était le rapporteur! D’ailleurs, le professeur de droit constitutionnel s’est retiré juste après avoir passé l’entretien avec Choubani. Mission accomplie.
Choubani croit ainsi pouvoir se défendre contre cette jeune étudiante de 26 ans. Il ose se faire prévaloir de sa candidature par le seul fait qu’il ait présenté «un rapport de quinze pages, alors que l’étudiante n’en a écrit que cinq!». Un attitude qui résume une mentalité obsolète. La réponse de l’étudiante était, on ne peut plus éloquente : «Je travaille depuis trois ans sur le sujet, mon rapport est d’une pertinence indéniable…».
Agé de 52 ans, le ministre aurait bien réussi son entretien. La question qui se pose est la suivante: «Comment pourrait-il préparer une thèse de doctorat en trois ans, alors que ses tâches officielles de ministre requièrent normalement une mise en disponibilité complète tout comme la préparation d’une telle thèse?».
L’on comprend facilement le jeu. Choubani n’aurait pas besoin de préparer quoi que ce soit… tout est fin prêt. Du pain sur la planche attend le rapporteur du dialogue officiel de la société civile ainsi que son staff... le ministre étant débordé de travail: réunions, rencontres politiques et tâches ministérielles. Quant à l’étudiante, elle devra travailler dur. Elle fera certainement aboutir sa thèse. Mais, dans des normes scientifiques et déontologiques honnêtes et transparentes. Elle s’appelle Charifa !
Ce n'est pas déontologique, crie l'étudiante qui travaille sur le même sujet depuis plus de trois ans. Mais la pire des bourdes dans cette affaire-scandale est la présence parmi le jury scientifique d'un ami et « frère » de Choubani. Il s'agit d’Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat exécutif du PJD, qui siège au côté du même Choubani. Ce dernier déballe tout le non-dit dans un lapsus révélateur: «Mon doctorat est fin prêt!», annonce-t-il au jury.
Comment pourrait-il se transformer en membre du jury pour décider au nom du ministre qui était, hier encore, son responsable direct au sein de la commission du dialogue avec la société civile. Hamieddine en était le rapporteur! D’ailleurs, le professeur de droit constitutionnel s’est retiré juste après avoir passé l’entretien avec Choubani. Mission accomplie.
Choubani croit ainsi pouvoir se défendre contre cette jeune étudiante de 26 ans. Il ose se faire prévaloir de sa candidature par le seul fait qu’il ait présenté «un rapport de quinze pages, alors que l’étudiante n’en a écrit que cinq!». Un attitude qui résume une mentalité obsolète. La réponse de l’étudiante était, on ne peut plus éloquente : «Je travaille depuis trois ans sur le sujet, mon rapport est d’une pertinence indéniable…».
Agé de 52 ans, le ministre aurait bien réussi son entretien. La question qui se pose est la suivante: «Comment pourrait-il préparer une thèse de doctorat en trois ans, alors que ses tâches officielles de ministre requièrent normalement une mise en disponibilité complète tout comme la préparation d’une telle thèse?».
L’on comprend facilement le jeu. Choubani n’aurait pas besoin de préparer quoi que ce soit… tout est fin prêt. Du pain sur la planche attend le rapporteur du dialogue officiel de la société civile ainsi que son staff... le ministre étant débordé de travail: réunions, rencontres politiques et tâches ministérielles. Quant à l’étudiante, elle devra travailler dur. Elle fera certainement aboutir sa thèse. Mais, dans des normes scientifiques et déontologiques honnêtes et transparentes. Elle s’appelle Charifa !