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Au moment où les pays de la sous-région consolident leur ouverture démocratique, Brahim Ghalisemble, lui, s’orienter vers la pérennisation de sa dictature et tourner allègrement le dos à la réalité des souffrances endurées par les populations parquées dans la Hamada algérienne. Il a, à cet effet, fait entériner par un prétendu congrès qu’il a organisé à sa mesure par un collège qu’il a sélectionné parmi ses plus fervents défenseurs, sa décision et celle des généraux algériens de garder son siège de chef du Polisario ad vitam æternam. Fort de son nouveau statut de chef éternel, il s’en est pris, dans sa première sortie médiatique, aux nouveaux responsables de Nouakchott qu’il accuse d’être pro-marocains et menace de déstabilisation et de représailles. Cette annonce a été faite lors d’une rencontre qu’il a tenue avec les membres de la délégation des partis du pays du million de poètes venus à Tifariti qu’il a menacés en disant que «l’Etat et le peuple mauritaniens» seraient les premiers à pâtir en cas de reprise des hostilités dans la région. Il a révélé à ses hôtes la décision de son mouvement de se retirer du processus onusien et de relancer les hostilités contre le Maroc. Il a aussi réitéré sa détermination à réviser les relations qu’il entretient avec les Nations unies.«Ce qui pourrait provoquer des tensions alors que nous sommes dans une région qui a besoin de stabilité», indiquent des sources concordantes. Le chef du Polisario a aussi affirmé qu’il «est nécessaire que la Mauritanie joue un rôle de leader afin d’épargner à la région toute tension qui l’endommagera plus que tout autre». Mais si Brahim Ghali et son entourage se sont félicités du « bon » déroulement du congrès, nombreux sont les observateurs qui ont qualifié ces assises de fuite en avant Certains médias des camps de Tindouf ont, en effet, affirmé que la déclaration de Brahim Ghali relative à l’inévitabilité de la reprise des armes est un mensonge destiné à berner les habitants des camps afin de leur faire oublier les conditions déplorables dans les quelles ils vivent et de couvrir la voix des victimes des violations des droits humains rescapés des geôles d’Errachid et Dahibya, entre autres. Un autre de ces commentateurs a écrit : « La direction du Polisario mène une campagne d’intoxication pour détourner l’attention des populations à travers les déclarations enflammées ». La leçon que retient la presse locale des camps est que les langues commencent à se délier et que les populations qui, jusque-là souffraient en silence, commencent à crier haut et fort leur désarroi devant la terreur qu’elles endurent dans ce désert de l’ouest algérien où elles sont parquées comme du bétail.