Le chercheur et critique de cinéma, Bouchta Farqzaïd vient de publier un nouvel ouvrage intitulé "Pour un cinéma au pluriel", qui se veut un essai critique menant une réflexion créative sur la notion de comparaison en vue de développer des règles théoriques rigoureuses dans ce domaine. L'ouvrage de 206 pages aborde des aspects intellectuels, techniques et esthétiques propres au cinéma marocain, en se référant à des œuvres cinématographiques et des expériences de réalisateurs de renom. Partant du constat que le cinéma est l'art du temps et de l'espace, de l'image et du son, l'étude relève d'une approche plurielle, laquelle tient compte, entre autres, de ses différentes composantes technique, thématique, esthétique et philosophique. "Un film est une œuvre à la fois composite et ouverte", écrit ce professeur universitaire, notant que "l'approche comparative s'avère fort utile, en ce qu'elle permet d'évaluer les ressemblances et les différences des thèmes abordés dans deux ou plusieurs films". Dans son ouvrage, Bouchta Farqzaïd se réfère à la littérature comparée qui a connu une évolution remarquable dans les recherches académiques à travers les universités internationales en France, aux Etats-Unis et au Maroc. Selon lui, l'avantage de cette approche, qui constitue l'avenir de la critique cinématographique, est de rapprocher des cinématographies mondiales autour d'une problématique technique ou thématique. L'ouvrage, qui commente les œuvres de grands du cinéma marocain tels Saâd Chraïbi et Faouzi Bensaïdi, développe des réflexions sur "le plan du cinéma", "le personnage cinématographique au féminin", "le destin familial ou individuel", "l'image de Tanger au cinéma", "la représentation de la Terre dans le cinéma marocain", "la représentation du Sahara dans la trilogie", "l'identité culturelle dans le cinéma" ou encore sur "le Printemps arabe".