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Y a-t-il quelque abonné au numéro demandé ? Le personnel de la Santé publique a beau multiplier les protestations; de l’autre côté, on tarde à réagir




«Le secteur de la santé vit au rythme d’une tension sociale sans précédent». C’est ainsi que Karim Belmokadem, secrétaire général du Syndicat national de la santé publique (SNSP) affilié à la FDT, a qualifié la situation dans ce secteur névralgique. En effet, les fonctionnaires de ce département ont observé hier une grève nationale, à l’exception de ceux qui officiaient dans les services de réanimation et des urgences.
Ce nouveau débrayage a été déclenché par le Syndicat national de la santé publique (FDT), la Fédération nationale de la santé (FNS) relevant de l'UGTM et la Fédération nationale du secteur de la santé (UNTM).
«La grève a fait un tabac», a souligné Karim Belmokadem dans une déclaration à Libé. Selon lui, le taux de participation a atteint plus de 80 % au niveau national.
Concernant la répartition par villes, Karim Belmokadem a affirmé que le taux de participation a frôlé 90% dans le CHU de Marrakech, 75% dans quelques hôpitaux de Casablanca, alors qu’à Oujda ce taux a atteint plus de 80 %.
Devant cette situation, le ministère de tutelle semble être aux abonnés absents. Selon Karim Belmokadem, les fonctionnaires du secteur de la santé publique ont été contraints d’exprimer leur ras-le-bol, car le nouveau ministre, Anass Doukkali, avait promis qu’au mois d’avril il y aurait la mise en place d’une nouvelle stratégie des ressources humaines. Mais il n’a pas tenu sa promesse. « La porte du dialogue avec le ministère est fermée », a-t-il martelé.
Il convient de rappeler que les trois syndicats ont vivement critiqué dans un communiqué commun le laxisme du ministère dans l’application de ses engagements, notamment les dispositions de l’accord du 5 juillet 2011 et ont appelé le département à répondre aux revendications de toutes les catégories de fonctionnaires du secteur, notamment les moins loties parmi les professionnels de la santé. Les syndicats déplorent également les conditions «surréalistes» de travail  (manque de matériel, sous-effectif…) dont les conséquences affectent les professionnels de santé ; ce qui explique, sans les justifier, les agressions contre le corps médical et les accidents graves qui se produisent.
Les trois syndicats les plus représentatifs dans le secteur de la santé revendiquent également la révision du statut des Centres hospitaliers universitaires et la résolution du problème de la retraite des personnes qui travaillent dans ces centres ainsi que la prise en compte de la question de représentativité syndicale dans les conseils d’administration, et ce en promulguant les textes d’application de la loi régissant ces conseils.
Il y a lieu de signaler que les infirmiers avaient observé mercredi 11 avril une grève nationale assortie d’un sit-in de protestation devant le ministère de la Santé et que les ordonnateurs ont fait de même  le jeudi 19 du mois courant.

T.M
Mercredi 25 Avril 2018

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