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Welsey Sneijder, sans doute le joueur néerlandais le plus connu au Brésil, vit une semaine particulière entre son anniversaire (30 ans depuis lundi) et une centième cape vendredi face aux champions du monde espagnols, lors d’un “remake” de la finale du Mondial-2010. Il y a quatre ans, le petit meneur de jeu avait précipité l’élimination du Brésil en inscrivant les deux buts Oranje lors d’un quart de finale intense. De quoi redouter un accueil glacial quatre ans plus tard sur le sol brésilien. Il n’en est toutefois rien.
“Les gens me reconnaissent mais je ne ressens aucune agressivité, bien au contraire”, raconte Sneijder, qui s’est exprimé lundi à Rio lors d’un point de presse.
“C’est le petit !”
Lors d’une promenade effectuée en début de semaine sur la plage d’Ipanema à Rio, le joueur de Galatasaray était le plus applaudi par les badauds cariocas. Au point que Sneijder s’est un moment retrouvé entouré par plusieurs dizaines de curieux dont certains scandaient: “Venez voir, c’est le petit”, en référence à la taille du joueur (1,70 m).
“La situation n’était pas sous contrôle mais ces personnes n’avaient que de bonnes intentions. Personne n’était négatif”, explique Sneijder, ravi de cette ambiance “typique à la Coupe du monde”.
Un Mondial que l’ancien milieu de l’Ajax, du Real et de l’Inter, entamera dans la peau d’un titulaire, par la grâce des absences de Rafael van der Vaart et Kevin Strootpman, blessés, mais aussi en raison d’une condition retrouvée après une saison en dents de scie dans le championnat turc.
“Je m’étais un peu endormi en début de saison mais j’ai énormément bossé et je suis aujourd’hui récompensé, raconte celui qui a toutefois perdu son brassard de capitaine au profit de Robin van Persie.
Plus capitaine
mais toujours leader
“Ça m’a fait mal, bien sûr, mais c’est comme ça, concède-t-il. Et puis, même si je ne suis plus capitaine, je reste un des leaders de l’équipe”.
Un leader lucide sur sa propre formation. “Nous ne sommes peut-être plus une équipe du top. Mais qu’à cela ne tienne, nous sommes capables de battre l’Espagne. Il faudra pour cela jouer en bloc”.
Malgré les critiques qui pleuvent dans les médias néerlandais concernant le choix de Louis van Gaal d’évoluer avec cinq défenseurs, Sneijder soutient son sélectionneur.
“Peu importe que cette tactique ne soit pas une tactique offensive à la Néerlandaise. Ce qui compte, ce sont les résultats. Et avec ce nouveau schéma, nous pouvons inquiéter n’importe qui”, juge-t-il.
“Ce qui me rend optimiste également, c’est l’ambiance dans le groupe. Excellente. Bien meilleure qu’il y a deux ans (à l’Euro-2012). Et je ferai tout pour qu’elle le reste car je sais par expérience que c’est un facteur très important dans la réussite d’un tournoi”, assure le meneur de jeu qui espère encore jouer quatre ans.
“Il y a quelques années, je qualifiais les trentenaires de vieux joueurs. Maintenant, c’est mon tour. Mais je n’ai vraiment pas envie de prendre ma retraite tout de suite”.
Sneijder aura d’abord une revanche à prendre avec la Roja. Car la défaite en finale du Mondial-2010 “est une cicatrice qui n’est pas encore refermée. Ça me fait toujours mal quand j’y repense”.