Facebook
Rss
Twitter








Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Vox fait feu de tout bois pour s’en prendre au Maroc

Perdu dans ses élans fascistes


Vox fait feu de tout bois pour s’en prendre au Maroc
Le parti espagnol d’extrême droite, Vox, ne rate aucune occasion pour cracher son venin chaque fois qu’il s’agit du Maroc et des Marocains. Il a, en effet, pris prétexte de la dernière tentative d’une soixantaine de jeunes migrants d’Afrique subsaharienne de rejoindre l’Espagne via le préside occupé de Sebta, pour s’attaquer de nouveau au Maroc, tout en passant sous silence le fait que l’avortement de cette tentative est dû à l’intervention aussi bien des forces de sécurité marocaines que de la Guardia civil espagnole.

Selon certains médias espagnols, la section du parti Vox à Sebta est même allée jusqu’à accuser le Maroc d’«utiliser l'immigration clandestine pour faire chanter le gouvernement espagnol». Ce n’est pas la première fois que ce parti populiste recourt à ce genre d’accusations fallacieuses. Tout laisse croire en effet que sa haine viscérale du Royaume est une constance de sa politique étrangère.

Ainsi, en mars dernier, le secrétaire général de ce parti et député, Javier Ortega Smith, a accusé le Maroc de «faire du chantage» à l’Espagne «avec la vie et l’avenir» de ses citoyens migrants.

Pis encore, en novembre 2020, le quotidien El Español avait publié plusieurs messages vocaux WhatsApp de la section du parti Vox à Sebta, dans lesquels le secrétaire général de ce parti dans le préside, Juan Sergio Redondo, a décrit le Maroc comme un pays "maître chanteur" et les Marocains de «bande de salauds».

Lors d’un débat sur la question migratoire au Parlement espagnol, ce même parti avait appelé en février dernier le gouvernement espagnol et l'Union européenne à prendre des mesures contre trois pays, en l’occurrence le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie, à ce que «les visas ne soient pas accordés aux citoyens de ces pays» et que «des sanctions leur soient imposées» suite à une «invasion migratoire».

Cette proposition a été rejetée par tous les groupes parlementaires espagnols, notamment le PSOE qui a mis l’accent sur l'intérêt stratégique de l’Afrique du Nord pour l'Espagne et l'Union européenne, pour des questions telles que la lutte contre le terrorisme, tout en soulignant que les mesures défendues par Vox ne pourraient en aucun cas apporter des solutions à la situation mais pourraient l'aggraver.

Déjà en 2019, ce parti populiste qui surfe sur un thème qui préoccupe l’opinion publique espagnole, avait créé un tollé en présentant une proposition de loi au Congrès des députés (Chambre basse du Parlement espagnol) dans laquelle il avait exhorté le gouvernement à procéder à la construction d’un mur séparant les deux présides occupés de Sebta et Melilia du reste du Maroc, pour faire face au problème de l’immigration.

Cette idée a été jugée farfelue et contre-productive par des formations politiques et par d’éminentes personnalités. En effet, le Parti populaire (PP) avait assuré à l’époque que la construction d’un tel mur ne "résoudra" pas le problème de la migration et qu’il "nous isolera du monde”, avant de critiquer, dans un communiqué relayé par l’agence espagnole EFE, «la démagogie de ceux qui croient en des solutions simples pour des problèmes complexes». Et de marteler que la construction d'un mur « ne résoudra pas les problèmes migratoires auxquels la ville fait face» et qu’ «il s'agit seulement de savoir qui est prêt à transformer Sebta en un ghetto isolé de son environnement et qui préfère l’étouffer économiquement et socialement pour assouvir sa haine».

Pour sa part, le cardinal archevêque de Madrid, Carlos Osoro, avait rejeté cette proposition de Vox, affirmant qu’on ne pouvait résoudre les problèmes du monde «en construisant des murs, mais en jetant des ponts», tout en invitant ledit parti à «construire des maisons et non des forteresses» et surtout à les doter de portes afin que l’on puisse «passer d'une pièce à l'autre». Et le cardinal archevêque de Madrid de préciser : «Sommes nous tous prêts à édifier ensemble une maison où nous serons tous utiles ?». En tout état de cause, aux fascistes de ce parti d’extrême droite, le fameux slogan de Dolores Ibárruri : «No pasarán» s’applique.

Mourad Tab

Libé
Jeudi 15 Avril 2021

Lu 563 fois


1.Posté par Said le 16/04/2021 15:30
Ce parti raciste haineux qui vit avec l'argent du contribuables de la communauté européenne comme des mendiants qu'il sache que son son pays ce n'est pas un paradis et qu'il reste sur terre et de ne pas compter sur l'argent des autres et donner des leçons et de raconter n'importe quoi

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 23 Septembre 2021 - 20:01 Alger en perte d’altitude

Actualité | Dossiers du weekend | Spécial élections | Les cancres de la campagne | Libé + Eté | Spécial Eté | Rétrospective 2010 | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif | RETROSPECTIVE 2020 | RETROSPECTIVE ECO 2020 | RETROSPECTIVE USFP 2020 | RETROSPECTIVE SPORT 2020 | RETROSPECTIVE CULTURE 2020 | RETROSPECTIVE SOCIETE 2020 | RETROSPECTIVE MONDE 2020





Dans la boutique

Flux RSS