Union socialiste des forces populaires : rester utile à la gauche, rester utile au pays


​Mohamed Assouali
Dimanche 15 Février 2026

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A l’approche des échéances électorales, dans un paysage politique marqué par la défiance, la banalisation du discours et l’effacement du sens, une question s’impose : à quoi servent encore les partis politiques ? Pour l’Union socialiste des forces populaires, l’enjeu est décisif. Il ne s’agit ni d’un simple rendez-vous électoral ni d’un ajustement organisationnel, mais d’une bataille politique majeure : redonner un sens à l’engagement, remettre la justice sociale au cœur du débat public et proposer une alternative crédible à l’épuisement du modèle actuel.
 
Les inégalités sociales : une ligne de fracture politique

La question centrale est sans détour: l’Union est-elle prête à faire des inégalités sociales le socle réel de son projet politique ?
Ce combat n’est ni nouveau ni opportuniste. Il traverse l’histoire du parti et fonde sa lecture critique des déséquilibres du modèle de développement. Mais l’heure n’est plus à l’affichage de principes. Elle est à la construction d’un projet global où la lutte contre les inégalités structure l’ensemble des politiques publiques : éducation, santé, emploi, logement, justice fiscale et équité territoriale. C’est dans cette logique que s’inscrit l’élaboration d’un programme électoral et de développement en 20 points, pensé pour être lisible, chiffré et directement connecté aux préoccupations réelles des citoyens.
 
Rompre avec les formes usées sans renier l’identité

Une autre question s’impose : l’Union n’assume-t-elle que les formes anciennes d’organisation et de communication qui ne suffisent plus ?
Les années récentes, consacrées par le douzième congrès national, ont marqué un choix clair : celui d’une réforme progressive mais assumée. Réorganisation interne, clarification de la ligne politique, renouvellement partiel des élites et modernisation des outils de communication traduisent une volonté d’adaptation lucide. Le courage politique ne consiste pas à faire du bruit, mais à évoluer sans perdre son cap ni ses valeurs.
 
Transformer l’héritage en alternative crédible

L’Union peut-elle dépasser la simple gestion de son héritage pour construire un projet d’avenir ?
Un parti qui se contente de défendre son passé se condamne à l’immobilisme. À l’inverse, un parti qui mobilise son histoire pour comprendre le présent et formuler des réponses concrètes se projette dans l’avenir. C’est le sens de la note politique, économique et sociale en cours d’élaboration, fondée sur des données chiffrées, qui démontre l’échec de la majorité gouvernementale et affirme la cohérence d’un projet socialiste réaliste, socialement juste et politiquement assumé.
 
Unité, débat interne et reconquête de la confiance

La cohésion organisationnelle récemment consolidée est un acquis. Mais elle ne peut devenir une force politique réelle que si elle s’accompagne d’un débat interne vivant, de l’acceptation de la critique et de l’ouverture aux initiatives intellectuelles et citoyennes proches du parti. L’unité n’a de sens que si elle produit des idées, du débat et de la mobilisation.
 
Conclusion – Sortir de l’ambiguïté

L’Union socialiste est aujourd’hui face à un choix historique. Soit elle assume pleinement son rôle de force de transformation sociale, en affrontant les inégalités, en nommant les responsabilités et en proposant un cap clair. Soit elle se contente de gérer son existence politique dans un système qui s’épuise.

Il n’y a plus de place pour les demi-mesures, les calculs internes ou les querelles personnelles. Dans un pays confronté à la fracture sociale, à l’érosion de la classe moyenne et à la perte de confiance démocratique, l’ambiguïté est une forme de renoncement.

L’histoire du parti est sans appel : chaque fois que l’Union a fait le choix de la clarté, de l’unité et de l’ancrage social, elle a résisté et avancé. Aujourd’hui encore, c’est ce choix qui s’impose.
Redevenir utile au pays, ou disparaître du débat : telle est désormais l’alternative.

Mohamed Assouali
Secrétaire provincial de l’Union socialiste des forces populaires – Tétouan
 

​Mohamed Assouali
Dimanche 15 Février 2026
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