Autres articles
-
Mise en avant des compétences du parti en matière d’encadrement et de plaidoyer
-
La réunion de Madrid sur le Sahara marocain, chapeautée par Washington, fait la une des médias : Silence radio des parties prenantes
-
Décarbonation: 70% des PME marocaines déjà engagées
-
L'ambassade du Royaume se mobilise au service des Marocains du Mexique
A l’approche des échéances électorales, dans un paysage politique marqué par la défiance, la fatigue démocratique et la dilution du sens, l’Union socialiste des forces populaires se retrouve face à une épreuve décisive. Ce n'est pas d'une rupture spectaculaire qu'il s'agit, comme certains seraient tentés de croire, mais d'un moment de vérité politique : celui de la continuité assumée d’un engagement historique, confrontée à l’exigence de renouvellement, de clarté et d’utilité sociale dans un pays traversé par de profondes fractures.
Les inégalités sociales : la ligne rouge
La question centrale à laquelle le parti doit s'atteler : l’Union doit-elle continuer de faire de la lutte contre les inégalités sociales l'ossature de son projet politique ? Cette question s'impose, parce que plusieurs partis de gauche ont choisi une autre voie, justifiant leur choix par l'évolution de la société.
Continuer sans se figer
La deuxième interrogation est tout aussi décisive : l’Union peut-elle assumer la continuité sans tomber dans l’immobilisme ?
Les dernières années, consacrées par le douzième Congrès national, ont marqué un choix politique clair : celui d’une réforme progressive, lucide et responsable. Réorganisation interne, clarification de la ligne politique, renouvellement partiel des élites et modernisation des outils de communication traduisent une volonté d’adaptation aux mutations sociales et politiques. La continuité, ici, n’est pas la répétition du passé, mais sa mise à l’épreuve par le présent.
De l’héritage à l’alternative
L’Union est-elle capable de transformer son héritage en projet d’avenir ?
Un parti qui se contente de défendre son passé s’expose à l’épuisement. A l’inverse, un parti qui mobilise son histoire pour comprendre le présent et formuler des réponses concrètes retrouve sa force motrice.
Unité responsable ou confort organisationnel
La cohésion organisationnelle récemment consolidée est un acquis réel. Mais elle ne peut devenir une force politique durable que si elle s’accompagne d’un débat interne vivant, de l’acceptation du pluralisme et de l’encouragement des initiatives intellectuelles et citoyennes proches du parti. La continuité organisationnelle n’a de sens que si elle produit du débat, du sens et de la mobilisation.
La fidélité à l’essentiel
L’Union socialiste traverse aujourd’hui une épreuve de vérité. Elle est appelée à démontrer que la continuité n’est ni une inertie ni un refuge, mais une fidélité active à ses valeurs fondatrices. Dans un contexte marqué par la montée des inégalités, l’érosion de la confiance démocratique et l’affaiblissement du sens politique, l’ambiguïté n’est plus une option.
L’histoire du parti est sans appel : chaque fois que l’Union a su conjuguer unité, clarté et ancrage social, elle a résisté aux tempêtes et retrouvé sa place. Aujourd’hui encore, le défi est le même.
Rester fidèle à l’essentiel, se réinventer sans se renier, et assumer pleinement sa responsabilité historique dans un pays qui a besoin d'une alternative qui lui garantit plus de justice sociale et plus d'équité.
Par Mohamed Assouali
Secrétaire provincial de l’Union socialiste des forces populaires – Tétouan, et
Membre du Bureau politique du Parti.
Les inégalités sociales : la ligne rouge
La question centrale à laquelle le parti doit s'atteler : l’Union doit-elle continuer de faire de la lutte contre les inégalités sociales l'ossature de son projet politique ? Cette question s'impose, parce que plusieurs partis de gauche ont choisi une autre voie, justifiant leur choix par l'évolution de la société.
Le combat contre les inégalités n’est ni circonstanciel ni opportuniste.En effet, le combat contre les inégalités n’est ni circonstanciel ni opportuniste. Il constitue le socle même de l’identité socialiste et la grille de lecture historique du parti face aux déséquilibres du modèle de développement. Mais l’heure n’est plus à l’énoncé de principes généraux. Elle est à la construction d’un projet cohérent où la réduction des inégalités structure l’ensemble des politiques publiques : éducation, santé, emploi, logement, justice fiscale et équité territoriale. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’élaboration d’un programme électoral et de développement en 20 points, destiné à traduire cet engagement en propositions concrètes, lisibles et mesurables.
Il constitue le socle même de l’identité socialiste et la grille
de lecture historique du parti face aux déséquilibres du modèle de développement
Continuer sans se figer
La deuxième interrogation est tout aussi décisive : l’Union peut-elle assumer la continuité sans tomber dans l’immobilisme ?
Les dernières années, consacrées par le douzième Congrès national, ont marqué un choix politique clair : celui d’une réforme progressive, lucide et responsable. Réorganisation interne, clarification de la ligne politique, renouvellement partiel des élites et modernisation des outils de communication traduisent une volonté d’adaptation aux mutations sociales et politiques. La continuité, ici, n’est pas la répétition du passé, mais sa mise à l’épreuve par le présent.
De l’héritage à l’alternative
L’Union est-elle capable de transformer son héritage en projet d’avenir ?
Un parti qui se contente de défendre son passé s’expose à l’épuisement. A l’inverse, un parti qui mobilise son histoire pour comprendre le présent et formuler des réponses concrètes retrouve sa force motrice.
Un parti qui se contente de défendre son passé s’expose à l’épuisement. A l’inverse, un parti qui mobilise son histoire pour comprendre le présent et formuler des réponses concrètes retrouve sa force motriceC’est le sens de la note politique, économique et sociale en cours d’élaboration, fondée sur des données chiffrées et un diagnostic rigoureux, qui met en évidence l’échec de la majorité gouvernementale actuelle et affirme la cohérence d’une alternative socialiste crédible, réaliste et socialement juste.
Unité responsable ou confort organisationnel
La cohésion organisationnelle récemment consolidée est un acquis réel. Mais elle ne peut devenir une force politique durable que si elle s’accompagne d’un débat interne vivant, de l’acceptation du pluralisme et de l’encouragement des initiatives intellectuelles et citoyennes proches du parti. La continuité organisationnelle n’a de sens que si elle produit du débat, du sens et de la mobilisation.
La fidélité à l’essentiel
L’Union socialiste traverse aujourd’hui une épreuve de vérité. Elle est appelée à démontrer que la continuité n’est ni une inertie ni un refuge, mais une fidélité active à ses valeurs fondatrices. Dans un contexte marqué par la montée des inégalités, l’érosion de la confiance démocratique et l’affaiblissement du sens politique, l’ambiguïté n’est plus une option.
L’histoire du parti est sans appel : chaque fois que l’Union a su conjuguer unité, clarté et ancrage social, elle a résisté aux tempêtes et retrouvé sa place. Aujourd’hui encore, le défi est le même.
Rester fidèle à l’essentiel, se réinventer sans se renier, et assumer pleinement sa responsabilité historique dans un pays qui a besoin d'une alternative qui lui garantit plus de justice sociale et plus d'équité.
Par Mohamed Assouali
Secrétaire provincial de l’Union socialiste des forces populaires – Tétouan, et
Membre du Bureau politique du Parti.