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Une marche pour la paix arrive à Kaboul




Des dizaines de manifestants sont arrivés lundi à Kaboul après avoir parcouru des centaines de km pour exiger la paix en Afghanistan, alors que vient d'expirer un cessez-le-feu des talibans.
Epuisés après un parcours de quelque 700 km, accompli pour la plus grande partie durant le jeûne du ramadan, les manifestants ont fait leur entrée dans la capitale afghane aux cris de "Nous voulons la paix !" et "Cessez les combats !".
"Nous voulons que notre peuple reste uni pour la paix et se débarrasse de ces souffrances pour la prochaine génération", a déclaré l'un d'entre eux, Mohammad Naikzad, à la chaîne Tolo News.
"J'appelle les deux parties, le gouvernement et les talibans, pour l'amour de Dieu, à trouver une voie vers la paix et la réconciliation", a-t-il ajouté.
Les talibans ont rejeté dimanche des appels du gouvernement et de la communauté internationale et des Afghans eux-mêmes à prolonger le cessez-le-feu de trois jours qu'ils avaient mis en place à l'occasion de la fin du ramadan et qui a expiré dimanche soir. Ils ont depuis repris leurs attaques.
Des combattants talibans ont attaqué les forces de sécurité dans plusieurs districts du sud et de l'est de l'Afghanistan, ont indiqué des responsables à l'AFP, sans fournir de bilan.
Un porte-parole du ministère de la Défense, Mohammad Radmanesh, a pour sa part indiqué à l'AFP que "très peu" de combats avaient été signalés depuis que le gouvernement a décidé samedi d'étendre son propre cessez-le-feu avec les talibans de dix jours.
Le mouvement de marche pour la paix, semble-t-il une première en Afghanistan, est né d'un énième attentat à la voiture piégée qui a fait 13 morts le 23 mars à Lashkar Gah, la capitale du Helmand (Sud).
Des dizaines d'habitants avaient alors entamé un sit-in spontané pour la paix et la protestation avait fait tache d'huile dans le pays.
Annoncé initialement pour huit jours côté gouvernemental et trois jours côté taliban, le cessez-le-feu avait donné lieu ces derniers jours à d'inédites scènes de fraternisation entre combattants talibans, civils et membres des forces de sécurité, qui ont été vus se donnant l'accolade et se prenant en photo ensemble.
Mais il a été terni dès samedi par un attentat suicide qui a fait 36 morts et 65 blessés parmi une foule célébrant la cessation des combats dans le district de Rodat dans la province orientale de Nangarhar, selon un nouveau bilan rendu public dimanche par les autorités locales.
L'attaque a été revendiquée dimanche par le groupe Etat islamique (EI), qui n'est pas inclus dans le cessez-le-feu, qui ne concerne que les talibans.
L'EI, qui est particulièrement actif dans l'Est,a tué des centaines de personnes lors de multiples attaques à travers le pays depuis son apparition dans la région en 2014. Il a également combattu les talibans dans certaines régions.
Dès l'annonce initiale du cessez-le-feu, les analystes s'étaient montrés prudemment optimistes, estimant qu'il pourrait potentiellement renforcer la confiance entre les parties et constituer une base menant à l'ouverture de pourparlers de paix entre les belligérants après quasiment 17 ans de conflit.

Mardi 19 Juin 2018

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