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Les blouses blanches sont-elles condamnées à avoir mal à leur Ordre national ? La réforme du conseil de l'Ordre national des médecins continue de jouer à l'Arlésienne et les rares informations, distillées au compte-gouttes, sont déclinées sur le mode de « tout va bien, mais… ».
Il n'empêche que l'inquiétude est plus que palpable. La colère gronde et un immense malaise a fini par gagner la profession. La commission de coordination entre les syndicats de médecins dans les secteurs privé, public et universitaire a d'ailleurs appelé à une grève nationale le 18 février prochain. Les revendications des syndicats de médecins n'ont pas pris une ride. « Un peu comme si depuis 2006, c'est-à-dire l'installation de Moulay Tahar Alaoui à la tête de l'Ordre national pour procéder à sa réforme, rien n'a bougé, rien n'a été fait », explique un praticien de la place. Nommé par le Souverain en remplacement du Général Archane, l'inamovible président de l'Ordre national des médecins, Dr Alaoui, avait pour mission de préparer la réforme de cette institution et surtout préparer l'élection du président et des instances de l'Ordre. « La démocratisation de l'Ordre national des médecins dont le président était jusque-là désigné résume les doléances des blouses blanches. Des instances démocratiquement élues, un ordre fort et crédible sont des revendications qui traînent depuis une décennie. Le départ de l'indéboulonnable Archane, son remplacement par Tahar Alaoui, réputé être proche du sérail, ont été vécus comme une bouffée d'air. Mais 4 ans plus tard, c'est la même chape de plomb qui traverse le monde médical », soupire ce médecin spécialiste. En 2006, la feuille de route était pourtant très claire et la démocratisation de l'Ordre (presque) à portée de main : refonte des statuts de l'Ordre d'abord et organisation d'élections ensuite. Aujourd'hui, l'heure est au désenchantement. La coordination inter-syndicale tire la sonnette d'alarme et dénonce l'attitude faite « d'atermoiement et d'intransigeance » du président de l'Ordre national des médecins qui « refuse la mise en place d'un ordre uni et fédérateur de tous les médecins » exerçant en terre marocaine. Les revendications médico-syndicales se heurtent à un « niet » catégorique. De la participation de l'ensemble des médecins, qu'ils soient du secteur privé, public ou universitaire, aux élections de l'Ordre, aux garanties d'un certain nombre de sièges pour chaque catégorie en passant par l'amnistie générale de ceux et celles qui n'ont pas versé leurs cotisations à l'ordre. « Cette mesure exceptionnelle permettra à tous les médecins de participer à l'élection de l'Ordre national des médecins. Cela procède de la démocratie : tous les médecins doivent pouvoir disposer du droit de vote », explique-t-on du côté du Syndicat national des médecins du secteur libéral.
Et si le silence est la règle dans les instances dirigeantes de l'Ordre national des médecins, le président a tout de même réagi à une polémique qui n'en finit pas de grossir : le projet de loi relatif à un nouvel ordre est fin prêt, a-t-il fait savoir à l'opinion publique. Sauf que le même Moulay Tahar Alaoui reconnaît que l'élection du président pose encore problème, tous les syndicats n'étant pas d'accord sur la procédure. Visiblement, la démocratisation continue de faire peur.
Il n'empêche que l'inquiétude est plus que palpable. La colère gronde et un immense malaise a fini par gagner la profession. La commission de coordination entre les syndicats de médecins dans les secteurs privé, public et universitaire a d'ailleurs appelé à une grève nationale le 18 février prochain. Les revendications des syndicats de médecins n'ont pas pris une ride. « Un peu comme si depuis 2006, c'est-à-dire l'installation de Moulay Tahar Alaoui à la tête de l'Ordre national pour procéder à sa réforme, rien n'a bougé, rien n'a été fait », explique un praticien de la place. Nommé par le Souverain en remplacement du Général Archane, l'inamovible président de l'Ordre national des médecins, Dr Alaoui, avait pour mission de préparer la réforme de cette institution et surtout préparer l'élection du président et des instances de l'Ordre. « La démocratisation de l'Ordre national des médecins dont le président était jusque-là désigné résume les doléances des blouses blanches. Des instances démocratiquement élues, un ordre fort et crédible sont des revendications qui traînent depuis une décennie. Le départ de l'indéboulonnable Archane, son remplacement par Tahar Alaoui, réputé être proche du sérail, ont été vécus comme une bouffée d'air. Mais 4 ans plus tard, c'est la même chape de plomb qui traverse le monde médical », soupire ce médecin spécialiste. En 2006, la feuille de route était pourtant très claire et la démocratisation de l'Ordre (presque) à portée de main : refonte des statuts de l'Ordre d'abord et organisation d'élections ensuite. Aujourd'hui, l'heure est au désenchantement. La coordination inter-syndicale tire la sonnette d'alarme et dénonce l'attitude faite « d'atermoiement et d'intransigeance » du président de l'Ordre national des médecins qui « refuse la mise en place d'un ordre uni et fédérateur de tous les médecins » exerçant en terre marocaine. Les revendications médico-syndicales se heurtent à un « niet » catégorique. De la participation de l'ensemble des médecins, qu'ils soient du secteur privé, public ou universitaire, aux élections de l'Ordre, aux garanties d'un certain nombre de sièges pour chaque catégorie en passant par l'amnistie générale de ceux et celles qui n'ont pas versé leurs cotisations à l'ordre. « Cette mesure exceptionnelle permettra à tous les médecins de participer à l'élection de l'Ordre national des médecins. Cela procède de la démocratie : tous les médecins doivent pouvoir disposer du droit de vote », explique-t-on du côté du Syndicat national des médecins du secteur libéral.
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