Un ouvrage français sur les Gnawa du Maroc reçoit le prix international “Mahmoud Guettat”


Libé
Mardi 26 Novembre 2019

Un ouvrage français sur les Gnawa du Maroc reçoit le prix international “Mahmoud Guettat”
"Les Gnawa du Maroc, intercesseurs de la différence" du Français Jean Pouchelon est l'intitulé d'un ouvrage qui a reçu le 2ème prix international de musicologie "Mahmoud Guettat" pour l’édition 2019. L'œuvre primée présente une étude sur la musique gnawa, une expression qui témoigne de la diversité culturelle au Maroc. Il s’agit d’une analyse de l’identité des Gnawa, qui sont présents dans toutes les grandes villes du Royaume, notamment à Oujda, Tanger, Casablanca, Fès, Meknès, Rabat, Marrakech, Essaouira, Agadir. Musiciens, officiants et adeptes se rassemblent dans un rituel nocturne baptisé la lîla (nuit), lequel célèbre à la fois le Prophète, l'Afrique subsaharienne ainsi que de nombreuses autres entités invisibles.
La musique, la danse et la transe sont omniprésentes dans cette célébration, selon cette étude qui analyse l'identité des Gnawa, leurs représentations, leurs instruments rituels, leurs performances, leur musique, les textes chantés, ainsi que leurs danses et leurs transes.
Paru aux éditions Delatour (France), l'ouvrage de Jean Pouchelon, chercheur et musicien spécialiste de l’art gnawa, était en lice aux côtés de six autres publications, issues de pays arabes et européens, pour le prix international de musicologie "Mahmoud Guettat", une récompense annuelle visant à encourager la recherche musicologique.
Cette récompense est attribuée en reconnaissance de l’œuvre et de l’apport scientifique de Mahmoud Guettat, un professeur émérite de l’Université de Tunis et chercheur spécialiste en musicologie et civilisation arabo-musulmane.
Le 1er prix "Mahmoud Guettat", ouvert pour les chercheurs en musicologie du monde entier présentant une recherche ou un sujet original autour de la musicologie en arabe, en français ou en anglais, n'a pas été décerné cette année pour "manque d'excellence" des œuvres en compétition, jugées de "qualité moyenne", selon Samir Becha, directeur de l’Institut supérieur de la musique de Tunis (ISMT).

 



Lu 930 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.