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Trois tués et sept femmes enlevées dans une attaque de Boko Haram




Trois tués et sept femmes enlevées dans une attaque de Boko Haram
Trois hommes ont été tués et sept femmes enlevées par des combattants du groupe islamiste Boko Haram dans un village du nord-est du Nigeria, a annoncé jeudi le chef de la police de l'Etat de Borno.
Le village de Dagu, dans la région d'Askira Uba, a été la cible lundi d'une attaque par des hommes armés de Boko Haram, qui ont incendié le village et forcé les habitants à fuir, a indiqué le commissaire de police Damian Chukwu.
"Le village de Dagu a été envahi par des insurgés qui ont tué trois personnes et enlevé sept femmes", a-t-il précisé. "Des maisons et des véhicules ont été brûlés lors de l'attaque qui a fait fuir les villageois dans la brousse".
Le responsable de la police a indiqué que les forces de sécurité étaient déployées dans la région pour prévenir d'autres attaques.
Dagu se trouve près de la ville de Chibok, où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées en avril 2014, ainsi que de la forêt de Sambisa, un des derniers bastions de Boko Haram, dont l'armée a affirmé avoir repris le contrôle en décembre.
Mais selon les témoignages d'habitants de la région, une partie des insurgés se sont éparpillés et cachés aux abords de la forêt, et mènent des raids sporadiques contre les villages de la région.
Par ailleurs, un membre d'un comité de vigilance a été tué et deux personnes blessées mercredi par des kamikazes qui ont tenté de pénétrer dans une mosquée dans le nord-est du Nigeria, selon le principal organisme de secours nigérian.
Des miliciens engagés dans la lutte contre Boko Haram ont repéré un homme et une femme qui tentaient d'entrer dans une mosquée pendant la prière de 5H30 (04H30 GMT) dans le quartier de Kaleri à Maiduguri, a déclaré dans un communiqué l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema).
"Au moment où (les miliciens) les ont accostés, ils ont déclenché leurs explosifs", tuant l'un des miliciens, a affirmé le porte-parole du Nema dans l'Etat du Borno, Abdulkadir Ibrahim.
Les deux kamikazes sont morts et deux personnes ont été blessées, a-t-il ajouté.
Cet incident intervient juste après une autre tentative d'attentat à Usmanti, un autre quartier de la capitale du Borno: dans la nuit de mardi à mercredi, un kamikaze qui visait un poste de contrôle a été abattu avant de se faire exploser, a précisé M. Ibrahim. Mosquées, checkpoints et lieux publics fréquentés (marchés, gares routières...) sont régulièrement pris pour cibles par les kamikazes de Boko Haram.
Deux personnes avaient déjà été tuées par deux femmes kamikazes à Kaleri le 8 janvier, dans des attaques qui visaient en particulier les membres des milices civiles.
Le 16 janvier, au moins trois personnes ont été tuées et 15 blessées dans une attaque menée par une adolescente contre une mosquée du campus de l'Université de Maiduguri.
Au moins 20.000 personnes ont été tuées depuis le début de l'insurrection de Boko Haram en 2009. Mais les violences n'ont pas cessé, malgré les affirmations répétées du gouvernement et de l'armée selon lesquelles le groupe jihadiste est sur le point d'être vaincu.

Vendredi 27 Janvier 2017

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