Autres articles
-
Festival de Cannes : Peter Jackson recevra une Palme d'or d'honneur
-
Avant les Oscars, le cinéaste derrière "Arco" livre un vibrant plaidoyer contre l'IA
-
Projection du film polonais "Les charmeurs innocents" d'Andrzej Wajda
-
1ère édition de la Résidence d’écriture de scénarios de courts métrages de fiction et d’animation
Si les films étrangers étaient autrefois relégués au second plan lors des Oscars, les réalisateurs nommés cette année dans la catégorie meilleur film international ont le sentiment de faire partie intégrante de la grande soirée hollywoodienne.
Deux des dix films en lice pour l'Oscar du meilleur film viennent de l'étranger : le brésilien "l'Agent secret" et le norvégien "Valeur sentimentale". Les acteurs internationaux - y compris ceux dont la langue maternelle n'est pas l'anglais - sont également bien représentés dans d'autres catégories.
"Il n'est pas question de concurrence mais de reconnaissance. Et j'aime ça", confie le Norvégien Joachim Trier, dont le film "Valeur sentimentale" a obtenu neuf nominations, notamment celle du meilleur réalisateur.
"Que plusieurs de mes collègues aient voté et dit +Tu as fait du bon travail en tant que réalisateur+ veut dire beaucoup pour moi", ajoute le cinéaste de 52 ans.
Et la diversité croissante de l'Académie forte de 10.000 membres, composée en grande partie d'anciens lauréats, s'inscrit dans cette volonté d'inclusion, affirme Joachim Trier.
Selon lui, le succès mondial de films comme son drame familial, qui met en vedette Renate Reinsve et Stellan Skarsgard - nommés respectivement pour les prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur dans un second rôle - tient au fait qu'ils parviennent à mettre en lumière les peurs et les sentiments que nous éprouvons tous.
"Tout l'enjeu consiste à essayer d'amener la grande machine, l'appareil cinématographique, dans un lieu intime. C'est le genre de film que j'ai envie de faire. Et si cela fonctionne auprès du public, c'est formidable", explique-t-il encore.
"Avec les tripes"
Un avis que partage le réalisateur franco-espagnol Oliver Laxe. Le cinéaste de 43 ans estime que les films comme son "Sirat", nommé dans la catégorie meilleur film international, doivent leur succès à leur sincérité.
Tous les réalisateurs "ont essayé de faire quelque chose avec leur coeur, avec leur âme. Et moi, je l'ai fait aussi avec les tripes", dit-il à l'AFP.
Selon lui, le succès rencontré par son film prouve "que les gens sont fatigués de voir les mêmes films et qu'il faut leur faire un peu plus confiance".
"Je pense que dans l'art il n'y a personne qui perd. On gagne tous", ajoute Oliver Laxe.
Le Brésilien Kleber Mendonça Filho, réalisateur de "L'Agent secret", confie à l'AFP être "très impressionné" par l'impact de son film, qui retrace la persécution subie par un universitaire (joué par Wagner Moura, également nommé) dans le Brésil des années 1970, en pleine dictature militaire.
"J'ai fait un film brésilien (...) et il a suscité une très forte réaction émotionnelle et politique à travers le monde", confie-t-il.
Selon la productrice du film, Emilie Lesclaux, épouse de Kleber Mendonça Filho, "les Oscars semblaient être quelque chose de très lointain, une fête réservée à l'industrie cinématographique américaine", lorsque le couple a commencé à faire du cinéma, il y a plus de vingt ans.
Mais elle évoque à présent de "vrais changements", à tel point que, cette année, "nous voyons des films incroyables traités de la même manière que les films américains".
"Partout dans le monde"
Plusieurs films étrangers nommés aux Oscars mettent également en lumière des situations politiques, comme "Un simple accident", réalisé clandestinement en Iran par le dissident Jafar Panahi et représentant de la France à la cérémonie.
Le réalisateur a déploré auprès de l'AFP, lors du traditionnel déjeuner de l'Académie organisé pour les nommés, l'arrestation de l'un de ses collaborateurs, Mehdi Mahmoudian, par les autorités iraniennes.
La Tunisienne Kaouther Ben Hania célèbre également la nomination de son film "La Voix de Hind Rajab", mélange de fiction et de documentaire sur une fillette palestinienne piégée par des tirs israéliens à Gaza.
"Ma première obsession, c'était comment faire résonner la voix de cette petite fille", déclare-t-elle à l'AFP. "Parce que les films qu'on fait, vous savez, en langue arabe avec des sous-titres, pourraient facilement tomber dans cette case niche de petits films d'auteurs, sujets difficiles".
"Mon ambition était (...) de le montrer un petit peu partout dans le monde", dit-elle.
Deux des dix films en lice pour l'Oscar du meilleur film viennent de l'étranger : le brésilien "l'Agent secret" et le norvégien "Valeur sentimentale". Les acteurs internationaux - y compris ceux dont la langue maternelle n'est pas l'anglais - sont également bien représentés dans d'autres catégories.
"Il n'est pas question de concurrence mais de reconnaissance. Et j'aime ça", confie le Norvégien Joachim Trier, dont le film "Valeur sentimentale" a obtenu neuf nominations, notamment celle du meilleur réalisateur.
"Que plusieurs de mes collègues aient voté et dit +Tu as fait du bon travail en tant que réalisateur+ veut dire beaucoup pour moi", ajoute le cinéaste de 52 ans.
Et la diversité croissante de l'Académie forte de 10.000 membres, composée en grande partie d'anciens lauréats, s'inscrit dans cette volonté d'inclusion, affirme Joachim Trier.
Selon lui, le succès mondial de films comme son drame familial, qui met en vedette Renate Reinsve et Stellan Skarsgard - nommés respectivement pour les prix de la meilleure actrice et du meilleur acteur dans un second rôle - tient au fait qu'ils parviennent à mettre en lumière les peurs et les sentiments que nous éprouvons tous.
"Tout l'enjeu consiste à essayer d'amener la grande machine, l'appareil cinématographique, dans un lieu intime. C'est le genre de film que j'ai envie de faire. Et si cela fonctionne auprès du public, c'est formidable", explique-t-il encore.
"Avec les tripes"
Un avis que partage le réalisateur franco-espagnol Oliver Laxe. Le cinéaste de 43 ans estime que les films comme son "Sirat", nommé dans la catégorie meilleur film international, doivent leur succès à leur sincérité.
Tous les réalisateurs "ont essayé de faire quelque chose avec leur coeur, avec leur âme. Et moi, je l'ai fait aussi avec les tripes", dit-il à l'AFP.
Selon lui, le succès rencontré par son film prouve "que les gens sont fatigués de voir les mêmes films et qu'il faut leur faire un peu plus confiance".
"Je pense que dans l'art il n'y a personne qui perd. On gagne tous", ajoute Oliver Laxe.
Le Brésilien Kleber Mendonça Filho, réalisateur de "L'Agent secret", confie à l'AFP être "très impressionné" par l'impact de son film, qui retrace la persécution subie par un universitaire (joué par Wagner Moura, également nommé) dans le Brésil des années 1970, en pleine dictature militaire.
"J'ai fait un film brésilien (...) et il a suscité une très forte réaction émotionnelle et politique à travers le monde", confie-t-il.
Selon la productrice du film, Emilie Lesclaux, épouse de Kleber Mendonça Filho, "les Oscars semblaient être quelque chose de très lointain, une fête réservée à l'industrie cinématographique américaine", lorsque le couple a commencé à faire du cinéma, il y a plus de vingt ans.
Mais elle évoque à présent de "vrais changements", à tel point que, cette année, "nous voyons des films incroyables traités de la même manière que les films américains".
"Partout dans le monde"
Plusieurs films étrangers nommés aux Oscars mettent également en lumière des situations politiques, comme "Un simple accident", réalisé clandestinement en Iran par le dissident Jafar Panahi et représentant de la France à la cérémonie.
Le réalisateur a déploré auprès de l'AFP, lors du traditionnel déjeuner de l'Académie organisé pour les nommés, l'arrestation de l'un de ses collaborateurs, Mehdi Mahmoudian, par les autorités iraniennes.
La Tunisienne Kaouther Ben Hania célèbre également la nomination de son film "La Voix de Hind Rajab", mélange de fiction et de documentaire sur une fillette palestinienne piégée par des tirs israéliens à Gaza.
"Ma première obsession, c'était comment faire résonner la voix de cette petite fille", déclare-t-elle à l'AFP. "Parce que les films qu'on fait, vous savez, en langue arabe avec des sous-titres, pourraient facilement tomber dans cette case niche de petits films d'auteurs, sujets difficiles".
"Mon ambition était (...) de le montrer un petit peu partout dans le monde", dit-elle.











Festival de Cannes : Peter Jackson recevra une Palme d'or d'honneur


