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Tétouan, capitale du cinéma méditerranéen

Ouverture du 27ème FCMT par de vibrants hommages à Déborah François,Alex Brendemühl et Nour-Eddine Lakhmari


Mehdi Ouassat
Dimanche 12 Juin 2022

Tétouan, capitale du cinéma méditerranéen
Le coup d'envoi du Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (FCMT) a été donné, vendredi soir au Teatro espagnol, en présence de plusieurs personnalités du monde de la politique, des médias, des arts et de la culture.

Ce grand rendez-vous cinématographique, qui célèbre cette année son 27ème  anniversaire réunit de grands noms du cinéma national, arabe et international, faisant de la ville de Tétouan la capitale du cinéma méditerranéen et un espace d'échanges et de promotion de la culture de dialogue et de tolérance.

Lors de la cérémonie d’ouverture, de vibrants hommages ont été rendu à l’actrice franco-belge Déborah François, à l’acteur espagnol Alex Brendemühl et au réalisateur marocain Nour-Eddine Lakhmari. Histoire de mettre en avant différents parcours d’artistes méditerranéens, leurs spécificités et leur singularité. Dans une déclaration à Libé, Déborah François s'est dite honorée et fière de recevoir cet hommage dans l'un des plus grands Festivals du cinéma au Maroc, tout en soulignant que cette distinction constitue pour elle un témoignage de l’évolution de sa carrière professionnelle.

Le ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a pour sa part souligné que ce Festival reflète l'ouverture du Maroc sur son environnement méditerranéen, et incarne l'importance de la dimension culturelle, dans un contexte national marqué par le nouveau modèle de développement, qui place la culture comme axe stratégique, et dans un contexte régional marqué par les relations bilatérales et multilatérales solides qu'entretient le Maroc avec les pays de la Méditerranée.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du département de la Communication, Mustapha Taimi, M. Bensaid a indiqué que cette édition ne se limite pas à la reprise de l'activité cinématographique à Tétouan, après une interruption liée à la pandémie de la Covid-19, mais renvoie à la symbolique et la valeur artistique singulière de cet événement international sur la scène méditerranéenne, puisqu'il a contribué, depuis des années, à enrichir le débat cinématographique méditerranéen.

Cette cérémonie a, par ailleurs, été marquée par la présentation du jury du long métrage, présidé par le réalisateur ivoirien, Jacques Trabi, avec à ses côtés la réalisatrice et actrice espagnole Mabel Lozano, le romancier et critique de cinéma marocain, Mohamed Laroussi, et l’artiste-peintre marocain, Mohamed El Baz. A cela s'ajoutent les membres du jury de la Critique, présidé par l'écrivaine et critique égyptienne, Amal El Gamal, et composé de la chercheuse et scénariste marocaine, Laila Charadi, spécialiste du cinéma maghrébin, l'écrivain et critique marocain, Adel Sammar, et du vice-président de l'Association des scénaristes d'Andalousie, Miguel Angel Parra.

Pour ce qui est des projections de films, les festivaliers ont pu découvrir, lors de cette soirée d’ouverture, le long métrage français «Un autre monde» de Stéphane Brizé qui met en scène un cadre d'entreprise, sa femme et sa famille, au moment où les choix professionnels de l'un font basculer la vie de tous. Philippe Lemesle et sa femme se séparent, un amour abimé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd'hui exécutant. Il est à l'instant où il lui faut décider du sens de sa vie.

Après «La loi du marché» et «En guerre», Stéphane Brizé poursuit donc sa radiographie sans fard du monde du travail. Avec, cette fois, ce portrait d’un cadre soumis à la direction implacable d’un conglomérat en plein nettoyage de ses effectifs. Brutalité économique, humanité des salariés foulée au sol, le film est brut de décoffrage, toujours porté par la mise en scène au cordeau de Brizé et l’incarnation habitée de Vincent Lindon.

Rappelons enfin que le programme pédagogique de cette 27ème édition du FCMT est placé sous le thème "Education à l'image", et s’inscrit dans la continuité du grand projet de l'éducation au cinéma, initié par le Festival depuis de nombreuses années et auquel une attention particulière est portée.

Le festival poursuit donc son ouverture sur les établissements d'enseignement primaire, secondaire et universitaire, et accompagne le projet de réforme de l'éducation, à travers la promotion de la culture de l'image et du cinéma comme voie de diffusion du savoir et des valeurs humaines universelles.  Durant le festival, une série d'ateliers, de formations et de cours sur le cinéma seront organisés au profit des élèves de plusieurs établissements de la ville de Tétouan, notamment ceux du milieu rural.

DNES : Mehdi Ouassat

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