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Secteur privé : Le dialogue social suspendu




Secteur privé : Le dialogue social suspendu
Le dialogue social se trouve dans l'impasse. L'occasion de rappeler cette vérité on ne peut plus criante est la situation actuelle du dialogue sectoriel qui est au point mort.
Le travail des sous-commissions constituées à la suite du dernier round n'a rien donné de concret, en particulier celle de l'amélioration du revenu dans le secteur privé. La CGEM qui a brillé par son absence des réunions de cette commission a fini par  crier haut et fort son refus d'appliquer les augmentations décidées par le gouvernement et les départements concernés, demandant plus de visibilité  pour estimer le coût de toute action dans ce sens et plus de facilités fiscales pour les hommes d'affaires. 
Concernant l'amélioration des revenus demandée par les syndicats qui réclament une hausse de 20% à compter de juillet dernier, le gouvernement se dit ne pas être en mesure de satisfaire cette demande du fait qu'il avait déjà accordé, lors du premier round du dialogue social, certaines augmentations directes et indirectes, aussi bien aux salariés du privé qu'aux fonctionnaires du secteur public
Des différentes déclarations des secrétaires généraux des syndicats les plus représentatifs qui participent aux rounds du dialogue social, il ressort que le gouvernement n'a rien apporté de nouveau à ces décisions annoncées unilatéralement en avril dernier et rejetées par les différentes centrales.
Dans ce cadre, le secrétaire général de la FDT nous a déclaré en novembre dernier que les travaux des commissions techniques issues de celles sectorielles ont permis à la Centrale de tirer certaines conclusions, à savoir que tous les indicateurs préliminaires ne permettent pas d'envisager des actions gouvernementales au profit de la classe ouvrière. A cette époque, il a  indiqué que devant l'absence d'une plate-forme ou de projet afférent aux dossiers sujets de négociations, les syndicats sont appelés  à la prudence et que toutes les éventualités devaient être discutées, qui pourraient déboucher sur des actions de lutte et de protestations en cas d'échec des négociations. 
Pour ce qui est du secteur public, une réunion devait avoir lieu hier entre les cinq syndicats qui prennent part au dialogue social et le ministre de la Modernisation des secteurs publics et des responsables des finances à Rabat pour connaître une réponse définitive quant à la promotion exceptionnelle, l'amélioration des revenus, l'IR et la régularisation de la situation des fonctionnaires des échelles 1 et 4.
Cette réunion a eu lieu après celle du 11 décembre dernier qui a vu les délégations des syndicats se retirer, puisque les interlocuteurs des départements concernés n'ont pas apporté de nouvelles propositions à même de faire avancer le dialogue et partant  de débloquer la situation.     

Larbi Bouhamida
Mardi 23 Décembre 2008

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