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S.A.R la Princesse Lalla Meryem préside la signature d'un engagement au Pacte national pour l'enfance à l'horizon 2030

Habib El Malki  La Chambre des représentants est engagée à poursuive son action pour développer le système législatif national relatif à la promotion des droits de l'enfant




S.A.R la Princesse Lalla Meryem, présidente de l'Observatoire national des droits de l'enfant (ONDE), a présidé, samedi à Marrakech, la cérémonie de clôture de la 16ème édition du Congrès national des droits de l'enfant, qui coïncide avec la célébration du 30ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant (ONU).
Son Altesse Royale a suivi, à cette occasion, une présentation sur écran du film retraçant les «30 ans de la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE): Bilan, défis et perspectives».
Elle a suivi également une présentation sur le Pacte national pour l'enfant (feuille de route à l'horizon 2030) faite par la directrice exécutive de l'Observatoire national des droits de l'enfant (ONDE), Lamia Bazir. Laquelle a, par la suite, remis la boîte à outils «Villes africaines protectrices de l'enfance» à Jean-Pierre Elong Mbass, secrétaire général des cités et gouvernements locaux unis d'Afrique.
Par la même occasion, il a été procédé à la signature d'un engagement au Pacte national pour l'enfance à l'horizon 2030, par le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, le ministre d'Etat chargé des droits de l'Homme et des Relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, le ministre de la Justice, Mohamed Benabdelkader, le ministre de l'Education nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Said Amzazi, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur, Noureddine Boutayeb et la ministre de la Solidarité, du Développement social, de l’Egalité et de la Famille, Jamila El Moussali.
Cet engagement a été aussi signé par le secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l'administration, Zouhir Chorfi, le procureur général du Roi près la Cour de cassation et président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, le directeur général de la statistique et de la comptabilité nationale au Haut-commissariat au plan, Mohammed Bircharef et la directrice exécutive de l'ONDE, Lamia Bazir.
Par la suite, lecture a été donnée par Meryem Amjoun, lauréate du concours «Défi de la lecture arabe 2018», du message des enfants parlementaires adressé au secrétaire général de l'ONU, avant qu'il ne soit remis à Omar Hilale, président du Conseil exécutif de l'UNICEF, qui a prononcé ensuite l'allocution de clôture de ces célébrations.
Dans un message vidéo de la directrice générale de l'UNICEF, Henrietta Fore, projeté à cette occasion, la responsable onusienne a remercié S.A.R la Princesse Lalla Meryem pour l'organisation de la 16ème édition du Congrès national des droits de l'enfant, saluant son engagement immuable et ses actions louables en faveur de la défense et de la promotion des droits de l'enfant.
La cérémonie a été, aussi, marquée par la présentation sur écran du Prix «The United Nations Champion Generation Unlimited» décerné à Son Altesse Royale par l'ONU.
Ce prix onusien a été, ensuite, remis à S.A.R la Princesse Lalla Meryem par  Geert Cappelaere, conseiller principal au bureau du directeur exécutif de l'UNICEF.
Par la suite, Son Altesse Royale a posé pour une photo-souvenir  et, au terme de cette cérémonie, elle s'est dirigée vers la scène extérieure, où elle a assisté au lancement de la chanson nationale pour l'enfance produite pour cette occasion et interprétée par des artistes marocains de renom.  
La veille, vendredi, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, avait déclaré dans un discours prononcé lors d'une journée institutionnelle initiée sous le thème «L'enfant au cœur du nouveau modèle de développement», que ladite Chambre poursuivra son action pour le développement et l'actualisation du système législatif national par des lois relatives à la protection des droits des enfants.
La Chambre des représentants est engagée à poursuive son action pour le développement et l'actualisation du système législatif national par des lois relatives à la protection des droits des enfants et leur promotion et ce, à travers l'adoption de projets de lois ou d'initiatives législatives des membres de la Chambre, dont plusieurs propositions de lois portant notamment sur la prévention et la répression de l'exploitation et de l'agression sexuelle des enfants et la prise en charge des enfants abandonnés, a-t-il relevé.
La 16ème édition de ce Congrès des droits de l’enfant intervient dans un contexte national marqué par plusieurs réformes, notamment l'appel de S.M le Roi Mohammed VI à élaborer et à mettre en œuvre un nouveau modèle de développement qui place la question de l'enfance au cœur de ses priorités, afin de garantir à cette frange de la société une éducation de qualité, l'accès aux soins médicaux, la protection familiale et sociale nécessaires et la prévention contre toutes les formes de maltraitance, a-t il noté.
«Investir dans les enfants et pour les enfants est un investissement dans l'avenir, la stabilité et la cohésion sociale», a-t-il insisté, notant que l'institution législative a fait de la protection de l'enfance son cheval de bataille, en la plaçant au centre du système de contrôle avec ses différents mécanismes et des politiques publiques et des programmes soumis à évaluation.
La Chambre des représentants a choisi l'enseignement préscolaire ou de la petite enfance comme sujet d'évaluation des politiques publiques au titre de l'année législative 2018-2019, a fait savoir Habib El Malki, ajoutant qu'un rapport du groupe de travail thématique chargé de l'évaluation sera bientôt examiné et  comprendra des recommandations renforçant le processus de réforme en matière d'éducation et de formation.
Par ailleurs, il a fait savoir que la Chambre veille de près à la mise en oeuvre des lois, à travers notamment la publication de textes réglementaires et le suivi de leur impact sur l'amélioration de la situation des enfants et la conformité de la législation nationale avec les mécanismes internationaux de protection de l'enfance.
«Eu égard à l'importance cruciale des subventions financières nécessaires à toute politique publique, la Chambre oeuvrera dans le cadre de ses missions de contrôle à pousser le pouvoir exécutif à adopter ce que nous pourrions appeler le Budget de l'enfance ou des générations», vu que le Maroc a été l'un des premiers pays à adopter le budget de genre, a-t-il fait observer.
Dans le cadre de la coopération globale entre les pouvoirs, le président de la Chambre des représentants a souligné la nécessité de travailler de concert pour permettre aux enfants issus de familles vulnérables de bénéficier d'une «discrimination positive» concernant l'accès gratuit aux services de soins dans divers établissements médicaux publics.
Il a, aussi, insisté sur l’importance d'élaborer un concept de coopération entre les secteurs public et privé afin de permettre aux enfants de bénéficier des services de santé, rappelant que l'éducation et la santé sont deux droits fondamentaux à préserver.
Consciente de l'ampleur des défis auxquels le Maroc est confronté dans le domaine de la protection des droits de l'enfant et des enjeux fixés, la Chambre des représentants reconnaît la responsabilité qu'elle doit assumer, non seulement pour assurer la continuité des dynamiques des politiques nationales pour les enfants au niveau législatif et dans le domaine du développement socioéconomique, mais également pour renforcer les mécanismes de protection, a-t-il conclu.
Intervenant dans le même cadre, le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Ahmed Réda Chami, a affirmé que «sans un investissement adéquat dans l’enfance, nous ne pourrons prétendre à la réduction de la pauvreté et des inégalités sociales, à l’accroissement du bien-être de notre société et à une croissance économique».
Il a également souligné qu’»aujourd’hui plus qu’hier, l’enfant doit être notre priorité», tout en saluant le travail de Son Altesse Royale, présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE), pour ses actions ainsi que son dévouement continu en faveur de l’amélioration de la situation de l’enfance.
Mettant en avant les avancées au Maroc après la ratification de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE), il a indiqué qu’en 30 ans, grâce aux efforts de toutes les institutions et les acteurs concernés, le Royaume a réalisé des avancées, notamment la consécration des droits des enfants par la Constitution de 2011, en particulier le droit à l’enseignement fondamental, à une égale protection juridique et une égale considération sociale et morale, le recul de la mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de 5 ans) qui est passée de 76 pour 1000 naissances vivantes au début des années 90 à 22,16 pour 1000 naissances vivantes en 2018, et la hausse du taux de scolarisation (99,5% dans le primaire), particulièrement pour les jeunes filles dans le milieu rural.
Ahmed Réda Chami a également cité la révision de la législation nationale dans le sens de son harmonisation avec les principes de la Convention, notamment celui de «l’intérêt supérieur de l’enfant» (révision du Code de la famille, Code du travail, Code pénal et Code de procédure pénale, Code de la nationalité…), l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’enfance, notamment le Plan d’action national pour l’enfant et le Programme national exécutif de la politique publique intégrée de protection de l’enfance.
Toutefois, il a souligné que malgré ces efforts déployés, beaucoup reste à faire, expliquant, dans ce sillage, que nombre d’enfants font l’objet notamment de risques importants d’exclusion sociale, sont encore particulièrement exposés à des formes extrêmes de violence ou soumis à des normes et pratiques sociales préjudiciables.
«Cette situation devrait nous rassembler, amener chacun de nous à réfléchir sur la manière de prendre soin des enfants et de les protéger, de veiller à ce que leurs conditions de vie soient les meilleures possibles, de les respecter, de les aider à vivre en famille, à grandir, à accéder à l'autonomie afin de les préparer à un meilleur avenir», a-t-il indiqué, soulignant que le CESE, conscient de cet état de fait, a accordé depuis sa création une attention particulière à la situation de l’enfance dans le Royaume.
Rappelant que le référentiel de la charte sociale du Conseil, réalisée en 2011, retient l’objectif de garantir et de protéger les droits des enfants et de promouvoir leur épanouissement, en appui sur les normes nationales et internationales pertinentes, Ahmed Réda Chami a expliqué que le CESE a consacré plusieurs de ses rapports à cette problématique.
La réflexion menée par le Conseil sur ce sujet, basée sur une approche participative, reflétant à la fois le point de vue de la société civile organisée représentée au sein du CESE ainsi que l’apport des différents acteurs auditionnés par le Conseil a permis la formulation de plusieurs actions visant la promotion et la protection des droits des enfants (67 actions dont 24 dans l’avis sur le mariage des enfants et 43 dans le rapport sur l’effectivité des droits des enfants), a-t-il soutenu.
Ces actions portent sur trois aspects : le premier concerne la lutte efficace contre l’exclusion sociale des enfants, le second se rapporte à la lutte contre les pratiques préjudiciables aux enfants, alors que le troisième a trait à la politique intégrée de protection de l’enfance engagée par le gouvernement, a expliqué Ahmed Réda Chami.
Il a, dans la foulée, relevé que le CESE préconise de doter cette politique de ressources financières plus importantes en vue de permettre une mise en œuvre plus soutenue à l’échelle nationale et territoriale, mettre en place des dispositifs territoriaux intégrés pour la protection de l’enfance, à travers l’intégration de la protection de l’enfant dans les programmes de développement régionaux, provinciaux et les plans d’action des communes, ainsi que la mise sur pied d’un comité régional de protection de l’enfance, en charge de la déclinaison territoriale de la politique intégrée de protection de l’enfance.
Il a, d’autre part, noté que cette rencontre constitue une belle occasion de «faire avancer les droits de chaque enfant dans notre pays, en mettant son intérêt au cœur de toutes les réflexions».
«Notre ambition est de bâtir un Maroc dans lequel les enfants, indépendamment de leur statut ou milieu social, jouissent pleinement et équitablement de leurs droits, tels que stipulés par la Constitution et la Convention internationale relative aux droits de l’enfant», a-t-il conclu.

 

Libé
Lundi 25 Novembre 2019

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