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Rencontre entre les deux principaux protagonistes de la crise libyenne

Les Emirats optimistes sur une solution après la rencontre Sarraj-Haftar




Rencontre entre les deux principaux protagonistes de la crise libyenne
Les Emirats arabes unis se sont dits "optimistes" sur une solution en Libye après la rencontre à Abou Dhabi des deux principaux protagonistes du conflit, et ont pressé l'ONU de nommer un nouvel émissaire pour ce pays.
Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale (GNA) soutenu par l'ONU et l'Occident, et son rival, le maréchal Khalifa Haftar, chef des forces armées des autorités parallèles basées dans l'est du pays, ont tenu leur rencontre à Abou Dhabi pour tenter de trouver un terrain d'entente sur un règlement de la crise.
La rencontre suscite de "l'optimisme quant à une solution politique" en Libye, a souligné le ministère des Affaires étrangères des Emirats dans un communiqué publié tard mardi par l'agence officielle WAM.
"C'est un pas important dans le processus politique du pays", a ajouté le ministère.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, un allié du maréchal Haftar tout comme les Emirats arabes unis, était attendu mercredi à Abou Dhabi mais il n'est pas clair si cette visite de deux jours est liée ou non aux pourparlers interlibyens.
Par ailleurs, les Emirats arabes unis ont souligné la nécessité de nommer un nouvel émissaire de l'ONU en Libye.
"L'ONU et son émissaire ont joué jusqu'ici un rôle significatif dans le processus politique", a affirmé le ministère.
"Pour garder un rôle de soutien aux efforts visant à mettre fin à la crise libyenne, la communauté internationale doit nommer un nouvel émissaire en Libye", a-t-il ajouté.
L'ONU a proposé le Palestinien Salam Fayyad pour remplacer l'actuel émissaire Martin Kobler mais les Etats-Unis y ont mis leur veto, ce dont s'est félicité Israël.
Six ans après la révolte ayant mis fin à la dictature de Mouammar Kadhafi, la Libye reste engluée dans une interminable crise de transition, victime d'une insécurité persistante, d'une économie en lambeaux et de rivalités politiques incessantes.
En février, une rencontre prévue au Caire entre les deux rivaux n'avait finalement pas eu lieu.
Par ailleurs, l'Allemagne ne va pas soutenir un projet qui vise à établir des camps en Libye pour y accueillir les migrants voulant se rendre en Europe, a déclaré mardi au siège de l'Union africaine le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel.
Un accord avait été signé en février entre l'Italie et le gouvernement libyen soutenu par l'ONU aux termes duquel l'Union européenne financerait de telles installations.
Au cours d'une conférence de presse aux côtés du président de la Commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, M. Gabriel a estimé que les migrants vivaient dans des "conditions épouvantables" dans les camps en Libye et qu'en construire d'autres n'était en aucun cas une solution.
"Je suis en mesure de dire que cela ne correspond pas à la vision politique de l'Allemagne ou de l'Union européenne. Ce que nous essayons plutôt de faire est de stabiliser les pays du continent", a-t-il ajouté, s'exprimant du siège de l'UA dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.
Ancien ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat a partagé mardi le point de vue de M. Gabriel, soulignant que dans les "immenses territoires" du Sahara et du Sahel, "il est très difficile de mettre en place des camps pour contenir cet afflux d'êtres humains", "cela n'a jamais vraiment été une bonne solution".
L'accord conclu en février entre l'Italie et la Libye était destiné à limiter les départs de migrants clandestins en prévoyant notamment la création de camps d'hébergement et de les inciter à retourner dans leurs pays lorsqu'ils ne peuvent prétendre au statut de réfugié.

Jeudi 4 Mai 2017

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