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Photo MAP
Bien qu’elle ait été tenue à huis clos, la réunion de Abdelilah Benkirane avec le patronat semble avoir été fructueuse, puisque le chef du gouvernement s’est montré disposé à souscrire à toutes les propositions qui lui ont été soumises. Particulièrement quatre d’entre elles, à savoir « la fluidification de l’acte d’investir et d’entreprendre, le droit et le coût du travail, les difficultés de trésorerie, l’équité fiscale ainsi que l’égalité des chances dans le monde économique».
Certes d’autres points de même importance ont été évoqués, mais ils semblent ne pas avoir eu le même sort que les autres. Il s’agit de la TVA, du droit de grève, du Code du travail, de la justice en tant qu’acteur à même d’influer positivement sur l’environnement des affaires. Autant de questions qui concernent non seulement l’entreprise, mais son coprs même, c’est-à-dire la classe ouvrière.
Dans le communiqué de la CGEM, il semble que la classe ouvrière devra se serrer davantage la ceinture et rien d’autre. Devant la CGEM, Benkirane s’est, en effet, félicité « de la prise de la conscience de la responsabilité et de la grande compréhension quant à la réalité et aux contraintes actuelles affichées lors des rencontres de concertation avec les centrales syndicales ». Notant « sa disposition à ouvrir le dialogue sur des dossiers cruciaux… comme la protection sociale, la mutualité, la retraite et la compensation ».
Toutes les autres questions touchant à une éventuelle mise à niveau salariale de nature à maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs que les syndicats lui ont soumises sont passées à la trappe. Ne lui reste qu’à réduire les recettes fiscales générées par la TVA, précariser davantage l’emploi et batailler pour hisser le secteur de l‘informel au niveau des doléances de la CGEM. Ce qui ne serait pas une mauvaise affaire. Celle qui l’est assurément a trait au pouvoir d’achat des Marocains. C’est-à-dire à cette force sans laquelle les entreprises n’auront que fort peu de chances de développer leurs ventes sur le marché local et donc avoir les moyens de créer des richesses.
De fait, c’est pour éviter que la situation actuelle n’accentue la crise que les syndicats ont demandé une augmentation des salaires même si ceux versés aux fonctionnaires semblent avoir dépassé le seuil critique par rapport à la place qu’ils devraient occuper au sein du PIB, malgré l’opération des départs volontaires.
Contacté par Libé pour nous donner son point de vue sur le contenu de cette rencontre, le secrétaire général de la FDT, Abderrahmane Azzouzi nous a fait savoir qu’il a été surpris par l’absence de toute référence à quelque augmentation que ce soit dans le secteur privé.
Certes d’autres points de même importance ont été évoqués, mais ils semblent ne pas avoir eu le même sort que les autres. Il s’agit de la TVA, du droit de grève, du Code du travail, de la justice en tant qu’acteur à même d’influer positivement sur l’environnement des affaires. Autant de questions qui concernent non seulement l’entreprise, mais son coprs même, c’est-à-dire la classe ouvrière.
Dans le communiqué de la CGEM, il semble que la classe ouvrière devra se serrer davantage la ceinture et rien d’autre. Devant la CGEM, Benkirane s’est, en effet, félicité « de la prise de la conscience de la responsabilité et de la grande compréhension quant à la réalité et aux contraintes actuelles affichées lors des rencontres de concertation avec les centrales syndicales ». Notant « sa disposition à ouvrir le dialogue sur des dossiers cruciaux… comme la protection sociale, la mutualité, la retraite et la compensation ».
Toutes les autres questions touchant à une éventuelle mise à niveau salariale de nature à maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs que les syndicats lui ont soumises sont passées à la trappe. Ne lui reste qu’à réduire les recettes fiscales générées par la TVA, précariser davantage l’emploi et batailler pour hisser le secteur de l‘informel au niveau des doléances de la CGEM. Ce qui ne serait pas une mauvaise affaire. Celle qui l’est assurément a trait au pouvoir d’achat des Marocains. C’est-à-dire à cette force sans laquelle les entreprises n’auront que fort peu de chances de développer leurs ventes sur le marché local et donc avoir les moyens de créer des richesses.
De fait, c’est pour éviter que la situation actuelle n’accentue la crise que les syndicats ont demandé une augmentation des salaires même si ceux versés aux fonctionnaires semblent avoir dépassé le seuil critique par rapport à la place qu’ils devraient occuper au sein du PIB, malgré l’opération des départs volontaires.
Contacté par Libé pour nous donner son point de vue sur le contenu de cette rencontre, le secrétaire général de la FDT, Abderrahmane Azzouzi nous a fait savoir qu’il a été surpris par l’absence de toute référence à quelque augmentation que ce soit dans le secteur privé.