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Référendums contre nature : Les ambitions des indépendantistes catalans et kurdes qualifiées d’illusoires




Les responsables catalans ne semblent pas fléchir devant la pression du gouvernement espagnol qui fait vent debout face à l’organisation du référendum d’autodétermination en Catalogne prévu ce dimanche, alors qu’il est interdit par la justice.
 «Nous irons jusqu'au bout», a assuré le président de cette région du nord-est de l'Espagne, Carles Puigdemont, jeudi dernier, lors d'une réunion avec des représentants des centres scolaires où pourraient se trouver les bureaux de vote.
Pour leur part, les autorités espagnoles sont déterminées à interdire coûte que coûte l’organisation de ce scrutin, en utilisant tous les moyens de l’Etat de droit et en recourant aux appareils de répression de l’Etat.
Selon l’AFP, la Guardia civil a saisi 2,5 millions de bulletins de vote et quatre millions d'enveloppes dans un entrepôt à Igualada, à proximité de Barcelone. Elle a aussi trouvé une centaine d'urnes, mais on ignore si celles-ci ont vraiment un lien avec l'organisation du scrutin.
D’après le journal électronique «El confidencial digital», le gouvernement présidé par le Parti populaire conservateur a déjà préparé un scénario pour faire face au défi catalan. Selon la même source, le gouvernement empêchera mordicus l’organisation du référendum dimanche, mais dans le cas où le président de la région de Catalogne, Carles Puigdemont, appellerait le Parlement catalan à se réunir en session extraordinaire pour proclamer l’indépendance de cette région, le gouvernement espagnol ordonnerait son arrestation et celle de la présidente du Parlement catalan, Carme Forcadell justement pour interdire «une déclaration unilatérale d’indépendance». Cette tentative a été qualifiée par l’ancien président du gouvernement espagnol, Felipe Gonzales, dans une tribune publiée hier par le quotidien El Pais, d’«absurdité démocratique». Et d’ajouter : «Il n’existe aucune base légale pour ce que prétendent les autorités de Catalogne ni dans l’ordre juridique interne, ni dans celui de l’Union européenne encore moins celui de la loi internationale».
Par ailleurs, ce qui se passe en Catalogne a démasqué  ceux en  Espagne qui défendaient bec et ongles le morcellement d’autres pays hors de l’espace européen sous prétexte d’accorder aux peuples le droit à l’autodétermination, alors qu’ils s’opposent farouchement à l’application de ce même droit dans leur propre pays.
Conséquent avec ses principes en matière des relations internationales, le Maroc avait affirmé récemment son soutien à l’Espagne face au défi sécessionniste. «Le Maroc a des constantes sur lesquelles repose sa politique étrangère. C'est pour cette raison que nous sommes avec la position annoncée par Madrid au sujet du référendum en Catalogne», avait assuré récemment le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.
S’inspirant des mêmes principes, le Maroc a rejeté le référendum au Kurdistan d’Irak. « Il suffit de revoir les positions du Royaume exprimées de par le passé pour réaffirmer ce rejet », a souligné El Khalfi jeudi dernier en réponse à une question sur la position du gouvernement marocain au sujet du référendum d’indépendance organisé au Kurdistan irakien. Cette position est l'un des fondements de la politique étrangère du Royaume, a rapporté la MAP.
Ce qui est plus grave, c’est que le référendum au Kurdistan irakien est considéré par certains analystes comme le prélude à un grand mouvement de balkanisation du monde arabe. Il convient de rappeler en ce sens la déclaration en 2015 d’un ancien agent de la CIA et auteur du livre Washington's War in Nicaragua, Bill Stewart, pour qui aucun pays au Moyen-Orient et en Afrique n'échappera à un plan de morcellement excepté le Maroc, l’Algérie, la Tunisie et l’Egypte.

T.M
Samedi 30 Septembre 2017

Lu 1117 fois


1.Posté par Nacer le 30/09/2017 04:55
En général, la division n’arrive pas par accident, mais elle est le résultat d’une tactique délibérée connue sous le nom de « diviser pour mieux régner ». C’est une stratégie bien connue en politique, en économie et pendant les guerres – diviser pour mieux régner sur un ennemi, que ce soit une entreprise concurrente ou un autre pays. Le but est de détruire, d’offenser, de vaincre et de faire échouer l’autre. Il faut jouer sur l’amertume, les attitudes négatives et le vice.
Dans War and Anti-War (Guerre et contre-guerre), l’écrivain et sociologue américain Alvin Toffler rappelle que les démocraties utilisent des montages politico-médiatiques afin de déclencher des guerres avec l’approbation des masses.

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