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Records de contaminations au Covid-19 en 24h: L'exemple par l’Allemagne et le Brésil


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Mercredi 19 Janvier 2022

Records de contaminations au Covid-19 en 24h: L'exemple par l’Allemagne et le Brésil
L' Allemagne a recensé plus de 100.000 nouveaux cas de contaminations par le Covid-19 en 24 heures, selon des données publiées tôt mercredi par les autorités sanitaires. La première économie européenne a enregistré 112.323 cas supplémentaires ainsi que 239 décès au cours de la journée écoulée, a précisé l'institut de veille sanitaire Robert Koch. Le taux d'incidence sur une semaine a par ailleurs atteint 584,4 infections pour 100.000 personnes, selon l'institut. Ce nombre record de cas intervient alors que le variant Omicron est devenu majoritaire en Allemagne, où il est responsable de plus de 70% des nouvelles infections. Face à la montée des contaminations, le pays a restreint l'accès des bars et des restaurants aux personnes ayant reçu une troisième dose de vaccin ou présentant un test négatif en plus d'un certificat de vaccination ou de guérison. D'autres pays européens sont aussi confrontés à la vague Omicron, comme la France qui a recensé quelque 300.000 cas quotidiens récemment. Le chancelier Olaf Scholz veut instaurer l'obligation vaccinale contre le Covid19 en Allemagne --où 60 millions d'habitants sur 83 millions sont complètement vaccinés-- mais l'adoption de la mesure a pris du retard, dans un climat surchauffé par les restrictions existantes. Des manifestations, parfois avec des débordements, ont rassemblé des centaines voire des milliers de personnes contre le projet d'obligation vaccinale. "Pour ma part, je pense que c'est nécessaire et je ferai activement pression en ce sens", a déclaré M. Scholz au Parlement la semaine dernière, lors de sa première séance de questions en tant que chancelier. Quant au Brésil, il a enregistré un nouveau record de contaminations par le Covid-19 en 24 heures, avec 137.103 cas, selon le dernier bilan fourni mardi par le ministère de la Santé. Ce pays de 213 millions d'habitants, le deuxième le plus endeuillé de la planète par la pandémie derrière les Etats-Unis, déplore au total quelque 23,2 millions de cas et 621.517 morts depuis le début de 2020. Le nombre des cas a explosé en janvier, en raison des fêtes de fin d'année et de l'arrivée du variant Omicron, qui se répand comme une traînée de poudre au Brésil. Ce pays subit toujours avec plusieurs semaines de retard les vagues de Covid qui balaient l'Europe ou l'Amérique du Nord. Le précédent record dans cet immense pays datait du 23 juin, quand 115.228 nouvelles contaminations avaient été enregistrées en 24 heures. La moyenne sur les sept derniers jours se situait mardi soir à 83.204 contaminations. A titre de comparaison, la moyenne mobile de cas quotidiens était de seulement 8.000 en fin d'année dernière. "Le pic devrait être atteint en février et la situation devrait se stabiliser à nouveau", explique à l'AFP l'épidémiologiste Ethel Maciel, de l'Université Fédérale d'Espirito Santo (Ufes). "Mais on ne sait pas encore quel sera l'impact du carnaval" fin février, prévientelle. Le carnaval de rue a été annulé dans la plupart des métropoles brésiliennes, mais l'incertitude plane encore sur la tenue ou non des défilés des écoles de samba dans l'emblématique sambodrome de Rio de Janeiro, une enceinte aux places limitées comme un stade de football. Dans tout le pays, les Brésiliens doivent parfois attendre des heures dans de longues files d'attente pour se faire tester par les laboratoires ou pharmacies. Les résultats peuvent dans certains cas prendre quatre jours avant d'arriver. Les compagnies aériennes ont été autorisées à voler avec moins de membres d'équipage en raison de l'explosion de cas positifs au sein de leur personnel. Selon Ethel Maciel, "la pression sur les services de santé publique est déjà très forte et les deux prochaines semaines seront décisives pour observer l'impact des contaminations des fêtes de fin d'année sur les hospitalisations". Mais cette spécialiste ne craint pas néanmoins une nouvelle vague meurtrière comme il y a un an au Brésil, "quand la vaccination n'était qu'à ses débuts". "Je crois que nous sommes plus à même de faire face à la vague d'Omicron", résume-t-elle. Près de 70% des Brésiliens sont totalement immunisés et la vaccination des enfants de cinq à onze ans a débuté cette semaine, malgré les critiques du président Jair Bolsonaro. Le chef d'Etat d'extrême droite, qui a toujours minimisé la gravité de la pandémie, a assuré qu'il ne ferait jamais vacciner sa fille Laura, onze ans, et qu’il est luimême non-vacciné.


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