Le “ général de fer ” Zaloujny : Une nouvelle icône ukrainienne

 


“Rabat, du Maroc antique de Chella à Mohammed VI” , le nouveau beau-livre de Robert Chastel


Libé
Vendredi 11 Mars 2022


"Rabat, du Maroc antique de Chella à Mohammed VI", est l'intitulé du nouveau beau-livre de l'écrivain passionné d'histoire Robert Chastel, paru aux Editions Chastel.


Cet ouvrage de 460 pages (grand format), qui agrège 600 images inédites, plusieurs œuvres picturales, portraits et arts paysage, dépeint en profondeur environ 2.700 ans d'histoire de la capitale du Royaume.

"Exhumer mille cinq cent ans d'antiquité phénicienne, punique de Carthage, mauritanienne avec Juba II et romaine, c'était une recherche d'envergure alors que ces civilisations n'ont rien écrit sur Sala, fondée au VII siècle avant J-C sur un méandre du Sala fluvieum, le Wadi Sala, le Bouregreg. De cette époque remonte déjà la présence hébraïque qui est une constante de l'Histoire marocaine et de Rabat en particulier", peut-on lire d'emblée dans l'avant-propos du beau-livre.


Robert Chastel souligne que son attention s'est également portée sur une réécriture de la période andalouse de Rabat depuis 1492 avec des chapitres innovants sur les Rois catholiques, sur l'Inquisition espagnole de Torquemada et du Cardinal Cisneros.

L'auteur dissèque cette période "trouble" sous le prisme de trois déclinaisons, à savoir "Salé et Rabat pendant la Reconquista espagnole", "Morisques et Chrétiens: apurer un passif, pour trois siècles se développera l'esclavage blanc en Méditerranée", et "La Méditerranée entre le Goupillon et le Croissant". 

"Avec SM le Roi Mohammed VI, souverain de la glorieuse dynastie alaouite, un urbanisme flamboyant, ambitieux, novateur et avant-gardiste défraie le 3ème millénaire", enchaine l'auteur, notant que "rien n'est trop beau, trop bon, ni trop grand pour la capitale du royaume, dotée de ponts autoroutiers et d'un tramway trépidant facilitant la liaison avec Salé en des temps records".


Sur le développement de Rabat, l'auteur relève que SM le Roi Mohammed VI "est un souverain thaumaturge qui fait des miracles d'urbanisme. Rabat est un chantier permanent avec la Tour Mohammed VI la plus haute d'Afrique, la nouvelle gare routière, son tunnel sous la Kasbah des Oudaïa, ses trémies qui accélèrent une circulation délirante", entre autres.

"Rabat, du Maroc antique de Chella à Mohammed VI" se décline en 10 parties retraçant l'histoire millénaire de Rabat, en l'occurrence Le sceau d'une antiquité méditerranéenne; Le sceau de l'Islam; Les Corsaires du Bouregreg, de la naissance de la Course à la fin du règne de Moulay Ismail; La dynastie des souverains Alaouites; Les grands événements du XVIII siècle: la course et les aménagements de Rabat; Les grands événements de 1822 à 1912; Le vieux Rabat insolite; Sous le règne de Moulay Youssef 1912-1927; Le port de Rabat : de la deuxième moitié du XIXe siècle à Mohammed VI; Rabat, cent ans d'urbanisme, de 1913 à 2021: De Moulay Youssef à Mohammed VI. 
Robert Chastel, un féru de l'histoire du Maroc, est l'auteur de plusieurs publications, dont "Rabat-Sale, Vingt huit siècles de l'Oued Bouregreg" (1993), ''Témoignages et chuchotements. Histoire de Casablanca des origines à 1952'' (2006) et ''Une histoire d'eau - Rabat, Salé et l'Oued Bouregreg'' (2009)", "Le livre d'or du centenaire : Rabat, le destin d'une ville et des caprices d'un fleuve" (2013) et "Rabat-Salé, vingt-huit siècles de l'Oued Bouregreg" (2020). Doctorant en médecine de la Faculté de Marseille, Robert Chastel exerce à Rabat depuis 1966.

Le 5 juin 2010, ce passionné d’histoire et de photographies anciennes s'est vu décerner la Médaille d'Argent de la Société académique "Arts, Sciences, Lettres" en tant qu'historien et éditeur.

Le 30 juillet 2014, SM le Roi Mohammed VI l'a décoré du Wissam Alaouite de grade officier. 

Bouillon de culture

BTS
 
Des dizaines de milliers de fans de BTS se sont retrouvés jeudi à Séoul pour assister au premier concert du groupe phare de la K-pop depuis le début de la pandémie.
Le premier des trois concerts à Séoul de la tournée "Permission to Dance on Stage" du septuor se tient dans le Stade olympique de la capitale.


C'est la première fois depuis 2019 que BTS se produit devant ses fans sud-coréens.
Plusieurs heures avant le début du concert, les spectateurs - dont beaucoup étaient vêtus de sweat-shirts violets, la couleur officielle des fans de BTS - se pressaient pour entrer dans l'enceinte du stade. "J'ai l'impression de rêver et je n'arrive toujours pas à croire que j'ai ma place", s'enthousiasme Heo Min-hee, une employée de bureau de 25 ans originaire de Séoul.


Han Aeng-hee, une fan de 53 ans venue de la province de Gyeonggi, affirme avoir "prié tous les matins pour obtenir un billet et, par miracle, j'ai obtenu des billets pour le premier et le dernier concert."
Les billets pour les trois spectacles de BTS, qui représentent un total d'environ 45.000 places, se sont arrachés en quelques minutes en dépit des strictes mesures de distanciation sociale en vigueur.


Les fans ont interdiction de chanter, hurler et de se lever de leur siège alors que le pays fait face à une flambée épidémique du variant Omicron. Plus de 300.000 cas ont été enregistrés jeudi. "Nous préférons de chaleureux applaudissements pour montrer notre soutien aux artistes", a déclaré leur producteur Big Hit Music sur le réseau social Weverse.


Avant le concert, les membres de BTS ont fait part de leurs inquiétudes quant aux mesures imposées, appelant leurs admirateurs à faire preuve de compréhension. La voix véhicule une certaine énergie et je me demande si applaudir peut être suffisant", a souligné le membre du groupe Jung Ho-seok, dont le nom de scène est J-Hope.

 
Vernissage
 
Le vernissage de l'exposition "Rêves de femmes" de l'artiste Asmae El Ouariachi, a eu lieu jeudi soir à l’Espace Rivages à Rabat.
Organisée jusqu'au 11 avril à l’initiative de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l'Etranger, cette exposition reflète le parcours de cette plasticienne en trois temps: "Les femmes au Haïk", les installations "silhouettes" et "la femme libre qui assume sa beauté". "Chaque femme a un rêve qu'elle aimerait réaliser, malgré toutes les souffrances et les difficultés auxquelles elle peut être confrontée dans sa vie, mais avec sa persévérance, son courage et sa force, elle peut concrétiser son rêve", d'où le choix de la thématique de cette exposition, a confié Mme El Ouariachi dans une déclaration à la MAP.


Elle a ajouté que l'exposition, qui coïncide avec la journée du 8 mars, est l'occasion de souligner l'importance de la gent féminine dans la société, appelant les femmes à poursuivre leur combat pour promouvoir davantage l'égalité et la parité et lutter contre toutes les formes de violence à leur égard.


Asmae El Ouariachi est une artiste plasticienne et professeur d’arts plastiques, née au cœur des montagnes du Rif, à Bni Sidal au Maroc. Elle réside depuis 2008 à Nancy et a exposé en France, en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et en Allemagne entre autres pays. Elle a également organisé des expositions individuelles dans plusieurs villes marocaines, dont les expositions "Dialogue au Féminin", "Silhouettes et Fibules" et "Dans l’Entre-Monde", à Oujda, et l'exposition "Déconstruction" à Nador. Elle a aussi participé à plusieurs expositions collectives, dont "Art au Féminin", "Art Arimel", "Femmes et religions", "Oujda mon enfance" et bien d'autres.




Lu 1294 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Dans la même rubrique :
< >